45 tours simple édité au Royaume-Uni, ce disque édité en 1988 propose le titre Ella, elle l’a dans une version plus courte (4:03) et remixée par Dave Ford & Pete Waterman pour PWL et Dancing Brave sur l’autre face dans sa version album. Cette déclinaison accompagne l’exploitation internationale de Babacar fin 1987.
Par rapport à la version album (4:49), ce pressage propose un edit single conçu pour l’antenne : attaque plus franche, montage resserré, et mix PWL crédité à Dave Ford & Pete Waterman (équipe Hit Factory).
Le disque reprend l’esthétique Babacar : production synthétique maîtrisée, voix très en avant, rythmique précise. Ici, la chanson ne « joue » pas le jazz ; elle en salue l’esprit — l’élan, le sourire, l’appel — sur un battement droit. France Gall l’a souvent rappelé : le tempo est redoutable pour les musiciens. La basse de Jannick Top tient la ligne ; en fin de morceau, des « cuivres » surgissent… joués au clavier, idée nocturne captée par Jean-Pierre Janiaud, puis doublée de chœurs écrits comme une section.
Face A : Ella, elle l’a — portrait d’une énergie qui remet debout, du « je-ne-sais-quoi » qui console. Le texte évoque les racines afro-américaines du jazz et l’évidence lumineuse d’Ella Fitzgerald. La structure franche, sans syncope, colle à la visée populaire du 45 tours : frapper juste, rester direct.
Face B : Dancing Brave. Berceuse pop dédiée au pur-sang anglais, elle glisse sur un saxophone léger, sensation d’apesanteur. France Gall dira que c’est peut-être la chanson qu’elle a le mieux chantée. L’ensemble A/B illustre l’équilibre Babacar : un hit à la pulsation ferme et un contrechamp lyrique et tendre.
Après 1986, Babacar reforme le noyau Gall-Berger autour d’un son moderne, mêlant claviers et section rythmique fidèle. En studio, l’équipe garde l’exigence d’arrangements nets tout en simplifiant la surface sonore. Le 45 tours français lance l’exploitation nationale ; suivront d’autres éditions (maxi, pressages étrangers) qui porteront le titre à l’international.
L’exemplaire présente un petit trou (≈ 0,25″) comme les 33 tours. Ce perçage est courant sur de nombreux 7″ des années 70-80. À l’inverse, le “grand trou” (≈ 1,5″) est une norme historique américaine liée aux changeurs/ju-ke-box et à la manipulation rapide, d’où l’usage d’adaptateurs.
Reconnue par deux Victoires de la Musique (Artiste féminine 1987 ; Artiste qui s’exporte le mieux 1988), Ella, elle l’a atteint la 2e place en France (certifiée argent) et s’impose à l’international : n°1 en Allemagne quatre semaines et 5e du bilan 1988. Les estimations de ventes en France tournent autour de 450 000 exemplaires ; aucun document sérieux ne valide 800 000 en Allemagne ni un 4e rang européen en 1987. (si vous avez la bonne source, contactez France Gall Collection)
Titres de France Gall | Face A | 1. Ella, elle l’a | Face B | 1. Dancing Brave
Mentions légales | Royaume-Uni | 45 tours (7″) | 1 disque | Label : Apache / WEA | Référence : YZ316 (247633-7) | 45 rpm | Stereo | Paroles et musique : Michel Berger | Copyright Control | Remix : Dave Ford & Pete Waterman pour PWL | Photo : Bernard Matussière | Distribué par WEA Records Ltd. — A Warner Communications Company | Made in England | Code-barres : 0 22924 76337 3 | Autocollant prix/réf. : YZ316 / 247633-7 | All rights of the manufacturer and of the owner of the recorded work reserved; unauthorised copying, public performance and broadcasting of this record prohibited.

