Ce numéro de Mademoiselle Âge tendre janvier 1966 (n°15) avec France Gall paraît à l’approche de Noël, au moment où le magazine lance l’élection de Mademoiselle Âge tendre 1966. Les premières candidates y sont présentées.
France Gall y tient la rubrique cuisine. Le photographe Jean-Jacques Damour l’a rejointe au seizième étage d’un immeuble neuf pour la photographier devant ses desserts préférés. La rédaction la présente avec humour comme “la redoutable et très brillante cuisinière” du numéro, et l’appelle “notre amie France Gall“, signe de la place qu’elle occupe alors dans la famille du magazine.
Autour d’elle, on retrouve plusieurs figures de l’époque : Chantal Goya et Ronnie Bird dans une série mode de sept robes de fête, Marianne Faithfull et son mari John Dunbar photographiés par André Berg entre Londres et Paris pour un “Pourquoi j’aime“, Claude François et la comédienne Christine Delaroche, sa partenaire dans le feuilleton télévisé “Cendrillon”, photographiés par Jean-Marie Périer. Le numéro réunit aussi Elsa Leroy et Chuck Berry dans “On les a rencontrés“, et Annie Philippe, qui aide Anne-Marie Périer à changer de coiffure pour Noël avec le coiffeur Jean-Louis Saint-Roch.
Côté pratique : une sélection de trente-trois petits cadeaux bon marché et un guide du ski « en cinq étapes ».
France Gall et son frère Patrice dans Mademoiselle Âge tendre janvier 1966
Dans sa rubrique d’actualité des vedettes, Danièle Abitan consacre un passage à France Gall et à son frère Patrice, présenté comme son “meilleur copain”. Le magazine décrit une complicité de tous les instants : personne ne les a jamais vus s’ennuyer ensemble. Patrice est à la fois son frère, son confident et, à l’occasion, son chauffeur. Il prend désormais un nouveau rôle auprès d’elle : il composera au moins une chanson pour chacun de ses prochains disques. La première mélodie qu’il a écrite pour elle est déjà sortie, Le temps de la rentrée. Une photo du frère et de la sœur, souriants, accompagne l’article.
Le reste de la rubrique passe en revue l’actualité du moment. Chantal Goya fait ses débuts au cinéma dans « Masculin-Féminin » de Jean-Luc Godard, face à Jean-Pierre Léaud, et Jean Delannoy souhaite l’engager pour un film tourné en janvier sur la Côte d’Azur, où elle jouerait la fille de Louis Jourdan. Parmi les disques de l’automne, deux chansons se détachent : « Même si tu revenais » de Claude François et « J’ai tant de peine » d’Annie Philippe, alors débutante, qui a croisé à Europe n° 1 Michel Poulain, auteur du nouvel indicatif de « Salut les copains ».
Alain Delon rentre à Paris avec Nathalie et leur fils Anthony après quatre mois de tournage des « Centurions » en Espagne, aux côtés de Claudia Cardinale. Pierre Barouh tourne au Brésil « Arrastao », relecture moderne de Tristan et Iseult, avec Duda Cavalcanti. Enfin, Elsa Leroy, Mademoiselle Âge tendre 1965 et grande admiratrice de Chuck Berry, a passé un après-midi avec le chanteur.
Magazine : Mlle Âge tendre
N°15 / Janvier 1966
Mademoiselle Âge tendre, souvent abrégé M.A.T., est un magazine français lancé le 15 octobre 1964 par Daniel Filipacchi et Frank Ténot, déjà créateurs de Salut les copains deux ans plus tôt. En constatant que les filles constituaient une large part du lectorat de S.L.C., ils décident de leur consacrer un titre à part entière. S’adressant principalement aux jeunes filles de 15 à 20 ans, dites dans le vent, le magazine accompagne les évolutions sociales et culturelles de la génération yéyé, mêlant musique, mode et confidences de vedettes. Il cessera de paraître en décembre 1975, après 134 numéros publiés.

