Starmania figure sur ce CD compilation paru chez WEA, référence 240 503-2. La pochette est entièrement rouge, ce qui distingue immédiatement cette édition de l’album original double LP de 1978, dont l’illustration bleue est restée gravée dans la mémoire des amateurs de l’opéra-rock. Ce disque rassemble les principaux titres d’un spectacle qui, depuis sa création, n’a jamais cessé de revenir à l’affiche avec de nouvelles distributions.
La date exacte de ce CD demande une précision. La mention de copyright gravée sur le disque indique (p) 1984 WEA Music, ce qui correspond à la première parution de cette compilation rouge en 1984, parallèlement au 33 tours et à la cassette de même référence (240 503-1 et 240 503-4). Le livret de l’intégrale Évidemment (coffret 13 CD et 1 DVD, 229 titres dont 2 inédits) mentionne pour sa part la date du 29 juin 1988. Cet écart peut s’expliquer de deux manières : soit le 29 juin 1988 correspond à un repressage ou à une réédition du CD sous la même référence, le format disque compact se diffusant largement à partir du milieu des années 1980 ; soit il s’agit d’une date de référencement propre à la base de l’intégrale. En l’état des sources disponibles, France Gall Collection ne peux pas trancher avec certitude entre ces deux hypothèses. La date de copyright 1984 reste la référence gravée sur l’objet lui-même.
L’aventure Starmania débute en octobre 1978 avec la parution d’un double album studio, sorti chez Atlantic en amont du spectacle. Le projet est porté par Michel Berger pour la musique et Luc Plamondon pour les textes. Les deux hommes ne se connaissaient pas avant que France Gall, fan de Diane Dufresne et de l’écriture de Plamondon, ne provoque leur rencontre. Trois sessions d’écriture transatlantique plus tard, l’opéra-rock prend forme : une dystopie de science-fiction située à Monopolis, ville-monde futuriste où chacun rêve d’accéder à la gloire par la télévision. Le pitch s’inspire de l’enlèvement de Patricia Hearst, et place au centre du récit Cristal, animatrice du show télé Starmania, qui tombe amoureuse du voyou Johnny Rockfort et bascule de l’autre côté du miroir.
France Gall incarne Cristal et signe trois apparitions sur le double album studio. La première, Monopolis, peint la tristesse d’une ville-monde aux souterrains sans fin, inspirée à Berger par les couloirs reliant métro et centres commerciaux de Montréal, que Plamondon lui avait fait découvrir. La chanteuse a souvent évoqué la difficulté technique de cette interprétation, qu’elle considère parmi les plus exigeantes de son répertoire. La deuxième, Quand on n’a plus rien à perdre, est un duo avec Daniel Balavoine qui incarne Johnny Rockfort : un dialogue intime sur la liberté de choisir son destin, même au prix de l’irréparable. La troisième, Besoin d’amour, n’apparaît pas sur l’édition originale de 1978 mais sera ajoutée à la réédition de 1979 ; cri disco lancé depuis les souterrains de Monopolis, ce single contribuera fortement au succès commercial du projet.
La direction musicale du projet est confiée à Michel Bernholc, pianiste fidèle de Michel Berger. L’enregistrement se déploie sur trois continents : les cordes sont captées à Londres, les cuivres à New York, la rythmique et la majorité des voix à Paris, à l’exception de celle de Nanette Workman, enregistrée à Québec. La basse est tenue par Jannick Top, alors au début de plusieurs décennies de collaboration avec Berger et France Gall. Autour de la chanteuse au générique : Diane Dufresne, Fabienne Thibeault, Claude Dubois, Daniel Balavoine, Éric Estève et René Joly. Le spectacle ouvre au Palais des Congrès de Paris en avril 1979 et la captation complète de ces trois semaines de représentations donne lieu, en décembre 1979, à un quadruple LP live qui élargit la sélection studio à plusieurs titres absents du double album initial. Le double album original de 1978, devenu collector dans sa pochette bleue, sera certifié disque de diamant en France pour un million d’exemplaires vendus, selon les données SNEP au 17 octobre 2001.
Six ans après la création du spectacle, cette compilation rouge offre une porte d’entrée plus condensée dans l’univers de l’opéra-rock, en présentant les morceaux qui se sont imposés à la radio et sur les scènes successives du spectacle. Le format CD permet à un public plus large de découvrir le projet sans s’engager dans l’écoute intégrale des deux disques de 1978. Ce disque compact est édité en parallèle du 33 tours (240 503-1) et de la cassette (240 503-4) chez Apache/WEA. La compilation connaîtra ensuite d’autres rééditions sous diverses formes : double CD en 1991 (WEA 9031-73975-2), simple CD en 1996 (WEA 0630-16068-2), triple LP en 2022 (Warner Bros Records 190290411434), et une toute dernière édition en disque vinyle blanc en 2025 chez Warner (5021732967039). Si vous disposez d’informations permettant de clarifier la date exacte de ce CD (parution 1984 ou repressage 1988), contactez France Gall Collection.
Titres | 1. Ouverture (2’52) | 2. Quand on arrive en ville (3’37) | 3. Le blues du businessman (4’21) | 4. Paranoïa (3’23) | 5. Les adieux d’un sex-symbol (5’48) | 6. Les uns contre les autres (3’03) | 7. Quand on n’a plus rien à perdre (3’47) | 8. Le monde est stone (5’33) | 9. Le rêve de Stella Spotlight (2’49) | 10. Besoin d’amour (4’54)
Crédits auteurs et compositeurs | Musiques : Michel Berger | Textes : Luc Plamondon | 2. Quand on arrive en ville : interprété par Daniel Balavoine et Nanette Workman | 3. Le blues du businessman : interprété par Claude Dubois | 4. Paranoïa : interprété par Michel Berger | 5. Les adieux d’un sex-symbol : interprété par Diane Dufresne | 6. Les uns contre les autres : interprété par Fabienne Thibeault et Claude Dubois | 7. Quand on n’a plus rien à perdre : interprété par Daniel Balavoine et France Gall | 8. Le monde est stone : interprété par Fabienne Thibeault | 9. Le rêve de Stella Spotlight : interprété par Diane Dufresne | 10. Besoin d’amour : interprété par France Gall
Mentions légales & crédits | Starmania | Extraits de l’opéra de Michel Berger sur un livret de Luc Plamondon | CD album | Édition rouge | France | Label : WEA | Distribution : WEA Music, 100, avenue du Président Kennedy, 75116 Paris | Une Warner Communications Company | Référence catalogue : 240 503-2 | Référence interne : WE 835 | Société de droits : SACEM / SDRM / SACD / SGDL | Code-barres : 0 22924-05032-9 | Année de sortie : 1984 | Interprètes (par ordre alphabétique) : Daniel Balavoine (avec l’aimable autorisation des Disques Barclay) – Johnny Rockfort, le chef des Zonards | Michel Berger (avec l’aimable autorisation des P.E.M. Colline) – Le Grand Gourou | Claude Dubois – Zéro Janvier, le businessman politicien | Diane Dufresne (avec l’aimable autorisation des Disques Barclay) – Stella Spotlight, le sex-symbol | France Gall (avec l’aimable autorisation des P.E.M. Colline) – Cristal, l’animatrice de télévision | Fabienne Thibeault (avec l’aimable autorisation de Kébec-Disc) – Marie-Jeanne, la serveuse automate | Nanette Workman (avec l’aimable autorisation des Disques Pacha) – Sadia, le cerveau des Zonards | Claviers : Michel Berger, Michel Bernholc, Francis Monkman, Georges Rodi | Guitares : Claude Engel, Mick Grabham | Basse : Paul Stallworth | Batterie : Jim Keltner | Percussions : Marc Chantereau | Saxophone : Michael Brecker | Trompette : Randy Brecker | Trombone : Tom Mallone | Pour « L’air de l’extra-terrestre » : Batterie : Pierre-Alain Dahan | Guitare : José Souc | Pour « Besoin d’amour » : Batterie : André Ceccarelli | Basse : Jannick Top | Guitare : Jacky Tricoire | Chœurs : Michel et Georges Costa, Liliane et Graziella | Chorale : L’Ensemble vocal Syrinx | Cordes, arrangements et direction : Michel Bernholc | Lead : David Katz | Prise de son et mixage : Jean-Pierre Janiaud assisté de Patrick Foulon avec la collaboration de Jehol Van Bay | Studios : Studio Gang, Paris (cordes) | Studio E.M.I., Londres (cuivres) | Secret Sound Studio, New York (voix de Nanette Workman, studio « Le Studio », Morin Heights, Québec) | Photo : Olivier Dassault | Réalisation : Michel Berger et Luc Plamondon | Droits : ℗ et © 1984 WEA Music | Fabrication : Manufactured in Germany by Record Service GmbH, Alsdorf (Pressé en Allemagne) | Mention (anglais) : Warning : Copyright subsists in all recordings issued under this label. Any unauthorized rental, broadcasting, public performance, copying or recording in any manner whatsoever will constitute infringement of such copyright and will render the infringer liable to an action at law | Mention circulaire (rondelle CD) : Tous droits du producteur phonographique et du propriétaire de l’œuvre enregistrée réservés. Sauf autorisation, la duplication, la location, le prêt, l’utilisation de ce disque pour exécution publique et radiodiffusion sont interdits | WEA | WEA Music

