Poupée de son | CD | Compilation 23 titres | Japon

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Toute première réédition pour le Japon CD avec OBI, parue le 25 janvier 1997 de Poupée de son (Une Musique), parue initialement chez Polydor le 7 juillet 1992, cette compilation de 23 titres couvre les enregistrements de France Gall réalisés entre 1963 et 1968. Boîtier et bande OBI au format japonais ; livret reprenant l’iconographie d’origine, paroles en français et traduction japonaise de Toshihiko Kobayashi (小林俊彦), journaliste/critique musical japonais. Les rééditions portant la mention Une Musique* apparaissent à partir de 1997, principalement au Japon.

Au fil de cette sélection couvrant ses jeunes années chez Philips, plusieurs chansons signées Serge Gainsbourg occupent une place centrale, marquant l’une des collaborations les plus emblématiques de la période yéyé.

Tout commence avec N’écoute pas les idoles, premier classique écrit par Gainsbourg pour France Gall. Sur un rythme martial, le texte ironise sur la fabrication des vedettes adolescentes, en parfaite adéquation avec la fraîcheur distante de son interprète. Ce titre devient rapidement un succès, ouvrant la voie à une série de chansons mêlant légèreté apparente et sous-texte acéré.

Laisse tomber les filles incarne un tournant dans l’image de France Gall. Dans un Scopitone tourné pour accompagner le titre, la chanteuse, debout devant un tableau noir, met en garde les garçons volages. La chanson, à la rythmique tranchante, sonne comme une mise en garde adressée à la génération des teenagers.

Puis vient Poupée de cire, poupée de son, véritable coup d’éclat à l’Eurovision 1965. Écrite par Gainsbourg, orchestrée par Alain Goraguer, cette chanson propose une réflexion sur l’image fabriquée des chanteuses pop. France Gall, alors représentante du Luxembourg, remporte le concours avec ce texte cinglant. Elle déclarera plus tard : « Je crois qu’il [Serge Gainsbourg] a écrit ses chansons les plus modernes pour moi avant de les écrire pour lui. Je jouais le jeu. Il fallait être quand même drôlement courageuse pour défendre Poupée de cire, un air que j’avais choisi entre dix. »

Les sucettes, enregistrée en avril 1966, constitue l’un des épisodes les plus controversés de cette collaboration. Derrière une mélodie enfantine, le texte dissimule un double sens que la jeune chanteuse affirme ne pas avoir compris à l’époque. « Je ne pouvais pas concevoir le fait qu’on puisse faire passer une idée pareille dans une chanson. Donc, effectivement, je n’ai pas capté. » Cette révélation change profondément son rapport aux chansons, et plus largement à ceux qui dirigent sa carrière.

Autres titres présents sur cette compilation, Baby Pop ou encore Teenie Weenie Boppie illustrent la volonté de Gainsbourg de bousculer les codes. Avec Baby Pop, il signe une satire de la société de consommation adolescente. Teenie Weenie Boppie, quant à elle, avec son ton psychédélique, dénonce l’usage du LSD et l’aliénation dans un univers pop sucré en apparence.

La chanson Nous ne sommes pas des anges se distingue aussi dans cette sélection. France Gall y adopte un ton plus désabusé, chantant une réalité désenchantée, bien loin des romances sucrées de ses débuts.

*À noter que le label Une Musique, lié à TF1 Musique, n’était pas utilisé comme label de sortie sur les éditions physiques de disques grand public avant les années 1997. Son apparition sur ces rééditions s’inscrit donc dans une politique éditoriale plus récente, distincte des éditions Polydor des années 1990.

France Gall Poupée de son CD Japon 1997 OBI compilation.
France Gall - 1964 / Photo Patrick Bertrand / Mise en couleur francegallcollection.fr

Titres | 1. Poupée de cire, poupée de son 2’30 | 2. Christiansen 2’36 | 3. Bébé requin 2’44 | 4. Les sucettes 2’33 | 5. Laisse tomber les filles 2’07 | 6. Dis à ton capitaine 2’04 | 7. Ne sois pas si bête 2’17 | 8. N’écoute pas les idoles 1’44 | 9. Mes premières vraies vacances 2’09 | 10. Sacré Charlemagne 2’49 | 11. L’Amérique 2’19 | 12. Baby pop 3’21 | 13. Quand on est ensemble 2’07 | 14. Jazz à gogo 2’24 | 15. Les rubans et la fleur 2’45 | 16. Attends ou va-t’en 2’28 | 17. Nous ne sommes pas des anges 2’41 | 18. Pense à moi 2’35 | 19. Teenie Weenie boppie 2’56 | 20. Bonsoir John John 2’14 | 21. Le cœur qui jazze 2’45 | 22. Avant la bagarre 2’41 | 23. Ne dis pas aux copains 2’33

Mentions légales & crédits | Poupée de sonFrance Gall | Catalogue : PHCA-3065 | Format : Compact Disc Digital Audio | Label : Philips / Une Musique | Mercury Music Entertainment Co., Ltd. | Distributed by PolyGram K.K. | FMade in Japan | Société de droits : JASRAC | Édition musicale : Ed. Sidonie, sauf 7 : Ed. Integrity Music Corporation / Nancy Music Company | Droits phonographiques : (P) 1964 Polydor (France) sauf 7 et 18 (P) 1963 Polydor (France) | 4, 12, 13 et 20 (P) 1966 Polydor (France) | 1, 6, 11, 16, 17 et 21 (P) 1965 Polydor (France) | 3, 19 et 22 (P) 1967 Polydor (France) | Copyright : (C) 1992 Polydor (France) | Mention circulaire (CD) : « All rights reserved. Unauthorized copying, reproduction, hiring, lending, public performance and broadcasting prohibited. » | Mention circulaire (CD) : « Distributed by PolyGram K.K. Made in Japan. » | Crédit photo pochette : Patrick Bertrand | Graphisme : ALD | Prix indiqué : ¥2,000 (税込¥1,942)

Poupée de son | CD | Compilation 23 titres | Avec OBI | Japon | Référence PHCA-3065 | Code-barres 4 988011 351921 | Prix public ¥2,000 (taxe incluse) | Prix hors taxe ¥1,942 | Labels : PHILIPS • Mercury M.E.

Titres (traduction de la liste OBI) | Poupée de cire, poupée de son | Christiansen | Première amourette espiègle | Annie et les bonbons | Ne vous occupez pas des filles | Dis-le à ton capitaine | Retour d’amour | N’écoute pas seulement les idoles | Mes premières vacances | Charlemagne le Grand | Vive l’Amérique | Baby Pop | Quand on est ensemble | Jazz à gogo | Rubans et fleurs | Journal en larmes de la chanson | Soupir de l’ange | Pense à moi | Teeny Weeny Boppy | Bonsoir John-John | Le cœur jazze | Avant la dispute | Ne le dis pas à tes amis

Mentions OBI (traduction) | Série : Vocal | France Gall — Great Hit Collection | « Outre Poupée de cire, poupée de son, la compilation la plus complète à ce jour, incluant aussi des titres non encore recueillis » | « Douce, mignonne, avec ce charme mystérieux d’une jeune fille pas encore tout à fait devenue adulte… France Gall est l’idole qui a façonné, par sa voix, cette époque qu’on appelle les années 60. Écoutez sa voix, qui aujourd’hui encore n’a rien perdu de son éclat. » | Maki Nomiya, Pizzicato Five | Commentaire et paroles inclus | PHCA-3065 | ¥2,000 | PHILIPS | Mercury Music Entertainment | Date imprimée : 97.1.25 | Mention technique imprimée : (96.6.1) | 再 | 99.1.24まで (Mention administrative | Prix soumis au système japonais de revente maintenue jusqu’au 24 janvier 1999) | Avertissement droits : « L’utilisation de ce CD dans le cadre d’une activité de location sans l’autorisation du titulaire des droits est interdite. En outre, sauf dans le cadre d’un usage personnel, la reproduction sans autorisation est interdite par la loi sur le droit d’auteur. » | Éditeur : Mercury Music Entertainment Co., Ltd. | Distribution : PolyGram Co., Ltd

On peut trouver quelques exceptions, mais hier comme aujourd’hui, pour une « idole », une image lumineuse et saine est indispensable.

Comme on peut le voir sur la photographie de la pochette de cet album, avec ses cheveux blonds coupés au carré et son visage charmant, chantant d’une voix un peu hésitante mais enthousiaste, France Gall à ses débuts possédait parfaitement tous les éléments qui définissent une idole. La chanson qu’elle interpréta en 1965, « Poupée de cire, poupée de son », connut un immense succès non seulement en France mais aussi au Japon. Avec Sylvie Vartan, qui partageait alors la popularité en France, elle contribua également à faire connaître au Japon le mot « idole », qui était encore peu familier à l’époque. Depuis lors, « Poupée de cire, poupée de son » est restée une chanson emblématique de la pop française, continuellement écoutée jusqu’à aujourd’hui. Ces dernières années, l’intérêt pour France Gall a même connu un renouveau auprès des amateurs de musique associés au mouvement appelé « Shibuya-kei ».

Cet album rassemble des enregistrements publiés par France Gall entre 1963 et 1967, c’est-à-dire depuis ses débuts jusqu’à cette période. Autrement dit, il s’agit d’une compilation de ses grands succès de l’époque où elle était une idole. Si l’on s’arrêtait là, on pourrait conclure par une formule toute faite invitant simplement à apprécier pleinement la fraîcheur et l’énergie de sa voix de jeunesse. Bien sûr, c’est une manière légitime d’écouter cet album. Mais il existe en réalité une autre façon d’en apprécier le contenu.

Cette autre dimension tient à la présence d’un homme : Serge Gainsbourg, qui manipula presque comme une poupée cette idole populaire typique, suscitant chez les adultes un sourire complice. (D’ailleurs, sur la photo utilisée dans la pochette intérieure, l’homme qui tient une cigarette Gitanes à côté de France Gall est Gainsbourg.) Huit chansons écrites et composées par Gainsbourg figurent ici, ce qui renforce encore l’intérêt de cet album. Mais avant d’y revenir, présentons brièvement le profil de France Gall.

Le nom France Gall, presque trop parfait pour une idole, est un nom de scène. Son véritable nom est Isabelle Gall. Elle est née à Paris le 9 octobre 1947. Son grand-père fut l’un des fondateurs du célèbre chœur des Petits Chanteurs à la Croix de Bois, et son père était un parolier de chansons qui écrivit des succès notamment pour Charles Aznavour. Elle grandit donc dans une famille de musiciens. Il est donc naturel qu’elle ait reçu une formation musicale dès l’enfance. Elle débuta en 1963 avec la chanson « Ne sois pas si bête ». Le succès de ce premier titre lui permit de prendre un bon départ, et elle enchaîna ensuite plusieurs succès tels que « N’écoute pas les idoles », « Laisse tomber les filles » et « Sacré Charlemagne ».

Alors que la chanson française traditionnelle s’adressait surtout à un public adulte, ces nouvelles chansons, avec leurs paroles exprimant les sentiments de la même génération et leurs mélodies faciles à chanter, apportèrent à la scène pop française une véritable révolution. Comme le rockabilly américain des années 1950 ou les Beatles en Angleterre dans les années 1960, ce mouvement reçut un soutien massif de la jeunesse.

En 1965, elle participa au Concours Eurovision de la chanson, qui révélait alors de nombreux succès et vedettes en Europe. Elle y remporta le Grand Prix avec « Poupée de cire, poupée de son », devenant soudain une personnalité très en vue. Mais au sein du jury, cette chanson suscita des débats passionnés. Les opposants affirmaient : « Nous ne pouvons pas reconnaître une chanson de style rock’n’roll comme celle-ci ». Curieusement, ces critiques furent particulièrement insistantes de la part des jurés français. Non seulement certains jurés, mais même des membres de l’orchestre chargés de l’accompagnement auraient hésité à jouer ce morceau. On y voit un exemple typique du conflit, présent à toutes les époques, entre des adultes conservateurs et une jeunesse qui remet en question les valeurs établies. La chanson connut naturellement un succès explosif auprès des adolescents. La popularité de France Gall augmenta également au Japon : en 1966, elle y donna des concerts et alla même jusqu’à réenregistrer certaines chansons en japonais, provoquant un véritable phénomène.

Elle continua ensuite à sortir plusieurs succès, mais, fatiguée de jouer le rôle d’idole, elle annonça soudainement son retrait. Après environ dix ans d’absence, elle réapparut transformée dans le contexte du boom du disco, retrouvant à nouveau la place de vedette au sommet de la scène pop.

La rencontre entre Serge Gainsbourg et France Gall remonte à 1964, lorsque Gainsbourg écrivit et composa pour elle « N’écoute pas les idoles ». Gainsbourg venait alors de signer un contrat d’auteur exclusif avec la même maison de disques, Philips. En 1965, il écrivit « Poupée de cire, poupée de son ». Grâce à la victoire à l’Eurovision, la chanson devint un immense succès, recevant jusqu’à 20 000 commandes en une seule journée, et contribua à faire connaître leurs deux noms dans toute l’Europe. Mais, d’une certaine manière, ce succès marqua aussi le début de difficultés.

En 1966, Gall sort la chanson de Gainsbourg « Les sucettes ».

À première vue, cette chanson raconte simplement l’histoire d’une fille nommée Annie qui aime les sucettes à l’anis et se réjouit de les lécher. Mais même à une époque où les jeunes filles étaient réputées plus innocentes qu’aujourd’hui, écrire sérieusement une telle chanson pour une jeune femme de dix-huit ans aurait semblé absurde… sauf que Gainsbourg n’était pas naïf. Derrière ces paroles se cachait une signification obscène. L’expression « sucette » possédait un second sens. En entendant Gall chanter avec innocence l’image d’une jeune fille savourant une sucette, les hommes adultes imaginaient autre chose et souriaient avec malice. On peut dire que c’était là un exemple extrême de mauvais goût.

Mais France Gall elle-même avait-elle conscience de l’intention de Gainsbourg ?

En septembre 1978, j’eus l’occasion d’interviewer France Gall dans les bureaux de sa maison de disques à Paris. Elle se souvenait ainsi de cette époque : « Quand j’ai débuté comme idole et que les succès sont arrivés, j’ai dû continuer à jouer ce rôle d’idole pendant longtemps, presque jusqu’à mes vingt ans. Mais quand je chantais les chansons de Serge, c’était différent. J’aimais vraiment ses compositions. Pourtant cette chanson-là (Les sucettes), c’était autre chose. À ce moment-là je ne savais pas qu’elle avait ce sens. Quand je l’ai compris plus tard, j’ai été très choquée. Je me suis demandé comment les gens avaient pu me regarder après que j’aie chanté une chanson pareille à cet âge. »

On peut dire qu’il existait aussi en elle une révolte contre les adultes qui la forçaient à jouer ce rôle d’idole. Gainsbourg, comme s’il avait perçu ce conflit intérieur, tenta à sa manière de provoquer une sorte de « sortie du rôle d’idole ».

Si l’on insiste uniquement sur cet épisode, on risque toutefois de réduire Gainsbourg à cet aspect provocateur. Mais l’esprit de rébellion est au cœur de son talent d’artiste. Lui-même disait de manière cynique que « la vie est comme un condamné à mort bénéficiant d’un sursis indéfini ». Son regard lucide se dirige vers le pouvoir, les institutions et les conventions sociales qu’il juge dérisoires. Il exprime cela par des jeux de mots, des doubles sens et des significations cachées. Le poison qu’il dissimule ainsi n’en est que plus efficace parce qu’il est enveloppé dans de belles mélodies.

Huit chansons composées par Gainsbourg figurent dans cet album : 1, 4, 5, 8, 12, 16, 17 et 19. Pour les apprécier pleinement, il est conseillé de les écouter en lisant les paroles ou en savourant les sonorités des mots.

Et si cette découverte vous donne envie d’en savoir plus sur Gainsbourg, plusieurs livres et disques lui sont consacrés. Vous pourriez également les découvrir.

Les chansons

  1. Poupée de cire, poupée de son Comme mentionné plus haut, il s’agit du plus grand succès de France Gall. Cependant, lorsqu’on lit les paroles, on se rend compte que leur contenu n’est pas aussi poétique que pourrait le laisser penser le titre japonais.
  2. Christiansen Dans le contraste entre deux paysages – la Norvège enneigée et l’éclat lumineux de la Méditerranée – la chanson exprime avec charme l’aspiration à l’amour.
  3. Première amourette espiègle (Bébé requin) Une chanson au style swing composée par Joe Dassin, connu pour son succès « Les Champs-Élysées ». Les paroles relèvent du type classique de chanson volontairement naïve.
  4. Les sucettes La chanson controversée. Comme Gainsbourg l’avait prévu, la bonne manière de l’écouter consiste à imaginer clairement le double sens caché.
  5. Ne t’occupe pas des filles (Laisse tomber les filles) La chanson exprime une vérité ironique : mieux vaut ne pas chercher à saisir une occasion avec les filles, car un jour ou l’autre le retour de bâton arrive.
  6. Dis-le à ton capitaine (Dis à ton capitaine) Le refrain « dis à ton capitaine que tu l’aimes » et sa mélodie restent facilement en mémoire. Une composition de Gainsbourg.
  7. Ne sois pas si bête Paroles de Pierre Delanoë, connu notamment pour ses collaborations avec Gilbert Bécaud. La chute de l’histoire peut sembler, pour un homme, assez convaincante.
  8. N’écoute pas les idoles Une chanson cynique typique de Gainsbourg : l’idole elle-même chante des paroles destinées à détourner l’attention d’un petit ami fasciné par les idoles.
  9. Mes premières vraies vacances Le sentiment de liberté des premières véritables vacances est chanté sur une mélodie au parfum de jazz composée par Maurice Vidalin, connu également pour ses collaborations avec Bécaud.
  10. Sacré Charlemagne La chanson évoque simplement une vérité éternelle : les études à l’école sont ennuyeuses. Les paroles sont de son père Robert Gall. Elle fut un grand succès en 1964.
  11. Vive l’Amérique (L’Amérique) Une chanson résolument lumineuse sur l’admiration que les jeunes Français des années 60 portaient à l’Amérique.
  12. Baby Pop Une chanson qui rappelle la morale de la fable « La cigale et la fourmi ». La comparaison emphatique dans la seconde partie est particulièrement amusante.
  13. Quand on est ensemble Une chanson douce composée conjointement par Raymond Lefèvre et Franck Pourcel, qui deviendront plus tard des figures majeures de l’easy listening.
  14. Jazz à gogo Une pièce jazzy en quatre temps mettant en avant l’orgue et le saxophone. Gall y interprète même un scat avec une touche plus adulte.
  15. Les rubans et les fleurs (Les rubans et la fleur) Les paroles, écrites par son père, suivent la tradition narrative de la chanson française.
  16. Le journal d’une chanson triste (Attends, ou va-t’en) Avec sa mélodie empreinte de nostalgie, la chanson fut aussi un grand succès au Japon en 1965. Gainsbourg y écrit, fait plutôt rare pour lui, des paroles mélancoliques sur une rupture.
  17. Le soupir de l’ange (Nous ne sommes pas des anges) La chanson évoque avec autodérision une époque où vêtements et coiffures rendent parfois difficile de distinguer hommes et femmes. Portée par l’accompagnement énergique d’un combo de jazz, la voix légèrement rauque dans les aigus lui donne une atmosphère plus adulte.
  18. Jazz combo (Pense à moi) Interprétation soutenue par un ensemble de jazz.
  19. Teeny Weeny Boppy (Teenie Weenie Boppie) Une chanson étonnante qui prend pour thème le LSD (une drogue qui circulait chez les jeunes en 1967). La référence à « Mick Jagger » prête à sourire.
  20. Bonsoir John-John Comme le suggère le titre, la chanson est interprétée doucement, en voix murmurée. Une œuvre de Gilles Thibaut, célèbre parolier de la chanson française.
  21. Le cœur jazz (Le coeur qui jazze) Une pièce jazzy accompagnée par un grand orchestre, comme l’indique le titre. Elle fut publiée en face B de « Poupée de cire, poupée de son ».
  22. Avant la dispute (Avant la bagarre) On peut apprécier le contraste entre les passages chantés avec énergie sur un rythme en 8-temps et ceux plus retenus et légèrement sensuels sur un rythme en 4-temps.
  23. N’en parle pas à tes amis (Ne dis pas aux copains) Une chanson typique du répertoire d’idole. À cette époque, dans les chansons d’idoles françaises, deux thèmes revenaient souvent : l’aspiration à l’amour et l’amitié.

FM fan — Toshihiko Kobayashi

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