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France Gall : les photos de sa nouvelle vie

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France Gall : les photos de sa nouvelle vie
France Gall : les photos de sa nouvelle vie

En souvenir de Michel Berger, elle s’exile avec ses enfants pour enregistrer les plus belles chansons de son mari.

Depuis le mois de décembre, France Gall a tout quitté pour s’installer à Westwood.

Un quartier de Los Angeles réservé aux stars, où le moindre loyer s’élève à plus de 50 000 F. Fidèle à sa réputation de mère de famille exemplaire, la chanteuse vit en ermite, cloîtrée dans sa grande maison de Crescent Drive, avec ses deux enfants. Depuis son arrivée, France ne sort quasiment jamais, sauf pour accompagner Pauline et Raphaël au lycée français de Hollywood. Pas de shopping non plus, ni de sorties à la plage. Apparemment, elle mène une vie bien moins agitée que ses célèbres voisins. Unique escapade familiale : une petite virée à Las Vegas, la capitale mondiale du jeu, au mois de février dernier.

La seule raison qui fait sortir France Gall de son “monastère”, est l’enregistrement d’un disque. Chaque jour, elle se rend au Record Plant, le fameux studio hollywoodien. En compagnie de Lionel Rotcage, son manager (et accessoirement le fils de Régine), elle prépare un album des plus belles chansons de Michel Berger. C’est une des raisons de son exil californien car France tient absolument à relancer les titres composés par le père de ses enfants, pour entretenir son souvenir.

Pour l’enregistrement, elle s’est entourée de noms prestigieux, comme Ricky Peterson, qui n’est autre que l’arrangeur de Prince et de Sting. Chaque midi, France et ses musiciens déjeunent au French Market, un restaurant de Santa Monica. Au menu, des plats diététiques et jamais de vin. C’est mauvais pour la forme. En sortant de table, elle passe prendre ses enfants à la sortie des cours. Ensemble, ils reviennent à la villa où France les aide à réviser leurs leçons. Chaque après-midi, le programme est identique. Entre deux plongeons dans la piscine, Pauline et Raphaël regardent des vidéos avec leur mère et jouent au Scrabble, en anglais bien sûr …

L’autre raison qui l’a poussée à partir vient d’un vœu que Michel Berger voulait exaucer : il rêvait que ses enfants parlent la langue de Shakespeare. Ce sera chose faite puisque France, Pauline et Raphaël ont établi leur quartiers chez l’Oncle Sam jusqu’en juillet. Until July, comme ils disent…

Magazine : Voici
VINCENT TISSOT
Date : 10 au 16 avril 1995
Numéro : 387

France Gall : au nom de l’amour !

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France Gall : au nom de l'amour !
France Gall : au nom de l'amour !

France Gall : elle se l’était promis, elle se l’était juré, dès que cela serait possible, elle le ferait.

Pour rien au monde elle n’aurait en effet manqué d’exaucer le vœu de Michel Berger.

Ce vœu qui lui tenait tant à cœur et qu’il lui avait si souvent confié : que Raphaël et Pauline, leurs enfants, soient bilingues. Qu’ils parlent la langue de Shakespeare couramment, et pas seulement approximativement comme le font le plus souvent les Français.

Alors France a tout quitté pour partir s’installer avec ses enfants à Westwood, un quartier de Los Angeles réservé aux stars. Elle y fait d’ailleurs là-bas figure d’ermite, restant fidèle à sa réputation de mère de famille modèle, partageant son temps entre ses enfants et l’enregistrement de son disque. Un disque où elle chante les chansons de Michel avec tout son cœur. Un disque qu’elle veut parfait, pour que l’Amérique découvre enfin l’immense talent d’auteur compositeur de ce mari qu’elle a perdu voici deux ans et demi.

Voici donc une de ses journées type:
  • 7 heures du matin. France se lève pour faire un peu de gymnastique et préparer le petit-déjeuner à ses enfants.
  • 8 h 15. France dépose Raphaël, treize ans, et Pauline, seize ans, au lycée français de Beverly Hills, puis file dans les studios d’enregistrement situés sur le fameux Sunset Boulevard.
  • 13h30 : “Breakfast” au “French Market” de Santa Monica, avec ses musiciens. Des plats diététiques, mais jamais de vin, histoire de garder la forme.
  • 14 h 30: il est temps d’aller rechercher les enfants à l’école, les petits Américains n’ont en effet presque jamais cours l’après-midi.

Dès lors, plus rien ne compte pour France à part ses enfants. Elle les aide à faire leurs devoirs, nage avec eux dans la piscine de la villa ou joue au Scrabble, mais version anglaise bien sûr !

Après le “dinner”, cinéma à domicile : Raphaël et Pauline choisissent un film, en V.O, qu’ils regardent avec leur mère.

Un emploi du temps strict et bien rempli, qui se répètera immuablement tous les jours.jusqu’à la sortie des classes, cet été. Avec bien évidemment interdiction de parler un mot de français, jusqu’à ce qu’ils posent le pied sur notre sol, et qu’ils arrivent à Ramatuelle où ils passeront tous trois les grandes vacances, dans la villa du souvenir.

Dans son “Paradis Blanc”; comme il le chantait, Michel doit être vraiment fier d’eux.

Magazine : France Dimanche
Date : 1er au 7 avril 1995
Numéro : 2535

Nombre de disques recensés au Japon de France Gall

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Nombre de disques recensés au Japon
Nombre de disques recensés au Japon
  • Nombre de disques recensés dans ce pays 15 à 20 SP + 3 EP + 7 LP + 3 à 5 CD.
  • Nombre de chansons interprétées en langue locale 2 en japonais.
  • Date de sortie locale 1968. Producteur d’origine Bagatelle/ Philips
  • Référence du pressage SFL-1181. Distributeur local Philips Japan.

Magazine : Platine Magazine
Date : Février 1995
Numéro : 18

France Gall mène la mode Mop’s

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France Gall mène la mode Mop's
France Gall mène la mode Mop's

Magazine : Jukebox Magazine
Date : Janvier 1995
Numéro : 88

France Gall : Michel m’aide à surmonter les épreuves

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France Gall : Michel m'aide à surmonter les épreuves
France Gall : Michel m'aide à surmonter les épreuves
France Gall : Michel m'aide à surmonter les épreuves

Revenue avec un show flambant neuf qui fait un malheur partout où elle passe, c’est une France Gall ressuscitée qui s’accorde une escale pour Ciné-Télé-Revue.

Rageuse, radieuse, tonique à souhait. Pourtant, elle vient encore de subir une terrible épreuve et a pris un nouveau départ qui en angoisserait plus d’une. Mais cette femme cache en elle des trésors de courage qui forcent l’admiration. Confession.

Vous êtes revenue à Paris, salle Pleyel. En souvenir de Michel ?

Oui, Michel et moi, nous en rêvions. On nous répondait toujours que “c’était fermé”. Là, je n’ai rien eu à demander. Tout s’est ouvert subitement. Je n’ai pas choisi cet endroit pour créer l’événement. Moi, dorénavant, je préfère monter mes spectacles en “loucedé” (ce qui veut dire “en douce” en verlan), ne pas m’atteler au remplissage des salles, ne pas me soucier du fait d’être jugée.

Ce “dorénavant”, c’est la preuve du profond renouveau en vous ?

Peut-être. C’est vrai que je me sens toute neuve. Comme si j’avais 2 ans. Comme si, depuis la mort de Michel, la scène m’aidait enfin à renaître.

A Bercy, ça n’avait pas été le cas ?

Bercy, c’étaient des retrouvailles trop émouvantes après l’horreur … La mort, le cancer. Il n’y avait aucune place pour la frivolité. L’état d’esprit était le blues. Je n’aurais d’ailleurs jamais pu surmonter cette épreuve sans toute l’équipe d’alors. Des gens attachés au même passé que moi. Soumis à la même lourdeur.

Cette “lourdeur”, comment s’est-elle dissipée ?

Quand on vient de perdre quelqu’un, on se sent lourd, accablé, plus du tout à l’aise dans ses gestes, dans sa peau. A un moment donné, sur scène comme dans les coulisses, même si le chagrin ne s’efface pas, on sent qu’on digère l’horreur. La vie reprend sa place d’une façon plus généreuse. Elle vous redonne une nouvelle conscience. On a l’impression d’ouvrir les cils, de retrouver un corps.

Aujourd’hui, la fameuse “équipe” dont vous parliez tout à l’heure n’est plus là ?

Les musiciens et pas mal de choses ont changé, c’est vrai. J’ai été amenée à m’investir beaucoup plus, à porter moi-même presque toutes les casquettes. Et, curieusement, cela m’a procuré une incroyable sensation de liberté. Une légèreté qui me permet de vibrer mieux, d’oser aller au-devant des gens, de danser comme une folle. Jamais je ne me suis sentie autant passionnée par ce métier, par la musique, par l’œuvre de Michel.

Une oeuvre que, en tant que son interprète favorite, vous avez « relookée » ?

Je n’aime pas trop ce mot-là. Les chansons de Michel ne vieillissent pas. C’est même insensé. On peut juste les actualiser un peu. C’est essentiellement une question de sons.

Il n’y a rien de démodé dans le répertoire Berger ?

Pratiquement rien. Mais est-ce qu’il y a du “démodé” chez Mozart ? Je sais que cela fait sourire. Moi, je les place au même niveau.

Chanterez-vous un jour quelqu’un d’autre que lui ?

Je me suis organisé un avenir basé sur lui. Au moins pour les trois prochaines années. Après la tournée, je vais commencer par réaliser avec des producteurs américains exceptionnels un album de ses chansons les plus universelles. Quelques-unes seront traduites en anglais. Ensuite, j’irai les interpréter partout où le disque sortira, en commençant par le Japon et la Corée. Bref, je vais faire ce que j’avais toujours refusé de faire.

Cela veut dire que vous allez quitter la France ?

Dès le début 95, je m’installe à Los Angeles. J’ai préféré cette ville à New York à cause de la douceur du climat. Mais ce n’est pas un adieu, même si cela risque de durer … Juste un truc que je sens devoir faire.

Avec anxiété ou excitation ?

Ni l’un ni l’autre. Il faut ? … Je fais ! (Rires.) Moi, maintenant, plus rien ne m’embête.

Qu’en disent vos enfants ?

Ils sont follement heureux de partir. A 16 et 13 ans et demi, cela va être une bonne occasion de leur faire découvrir le monde. Et puis, Michel voulait absolument qu’ils soient complètement bilingues. C’est le moment de vivre ce genre d’expérience avec eux. Ils grandissent et je ne sais pas trop comment m’y prendre avec les jeunes. Moi, j’étais plutôt “maman bébé”· Et “papa ado” n’est plus là pour me relayer.

Votre fils vient, paraît-il, de vous causer de gros soucis ?

C’est vrai. Maintenant je peux en parler. J’ai vécu notamment la pire nuit de mon existence. Epouvantable. Raphaël était sur le scooter d’un copain lorsqu’il a été renversé par une automobiliste qui, soit dit en passant, n’a jamais daigné, depuis, prendre de ses nouvelles. Cela s’est passé à la fin de l’été, à Ramatuelle, que j’avais quitté la veille pour rejoindre Paris. J’ai été prévenue tard le soir, à mon retour de répétition. Il avait une hémorragie et des contusions multiples. On le croyait gravement touché au pancréas. Il n’y avait plus d’avion. Mille kilomètres me séparaient de mon fils en réanimation. Il a été transféré de l’hôpital de Saint-Tropez à celui de Fréjus, puis à celui de Nice. Les médecins voulaient lui ouvrir le ventre et faisaient du forcing pour obtenir mon autorisation, sans pouvoir me donner de diagnostic précis. Je me liquéfiais littéralement. On lui a fait trois scanners. Quand j’ai pris le premier avion à l’aube, j’étais un zombie. J’ai passé trois jours sur un lit de camp à ses côtés. Finalement, c’est la rate qui avait tout pris. Un moindre mal.

Comment faites-vous pour assurer si vaillamment après une telle série d’épreuves ?

J’ai toujours dit que je me sentais incroyablement forte de ce que m’avait laissé Michel. Je m’en suis peut-être convaincue mais j’ai même cru le ressentir physiquement. Sans les dix-huit ans que nous avons vécus ensemble, je ne saurais pas “assurer”, comme vous dites. Mais c’est ainsi. Désormais, je ne suis plus la femme de personne. Je ne me repose plus sur personne. Je sais que la vie est faite de choses belles et affreuses. Je me convainc que tout est possible, qu’elle finira par m’emmener vers le meilleur et qu’elle mérite que je lui fasse encore confiance.

Vous reposer un peu sur une épaule toute neuve, cela vous paraît concevable ?

Je me le souhaite. Mais il faudrait que je trouve la place !

Magazine : Ciné Télé Revue
Propos recueillis par Alain HOUSTRAETE-MOREL
Date : 26 novembre au 2 décembre 1994
Numéro : 9447

France Gall en concert 94

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Le programme "France Gall en concert 94" était vendu pendant les concerts du 27 septembre au 1er octobre 1994 à la Salle Pleyel et pendant la tournée.
Le programme "France Gall en concert 94" était vendu pendant les concerts du 27 septembre au 1er octobre 1994 à la Salle Pleyel et pendant la tournée.

La petite histoire

France Gall en concert 94

Le programme “France Gall en concert 94” était vendu pendant les concerts du 27 septembre au 1er octobre 1994 à la Salle Pleyel et pendant la tournée.

Pleyel n’est, cependant, qu’une étape de la tournée de France Gall à travers la Belgique, la Suisse et la France. Après quoi, elle ira s’installer quelques mois à Los Angeles.

J’y vais avec mes enfants pour qu’ils apprennent l’anglais. Ils deviennent des adolescents et je me sens un peu perdue. J’ai été une excellence mère quand ils étaient bébés, mais devant l’adolescence, je suis beaucoup moins à l’aise. Avec Michel, nous étions convenus que ce serait lui qui les prendrait en charge à cette époque de leur vie. Il disait tout le temps qu’il fallait qu’ils parlent couramment anglais. Alors, je suis son conseil. Los Angeles est une ville ennuyeuse à long terme pour une Française et je me suis demandé ce que je pourrais faire pour ne pas flipper pendant que Pauline et Raphaël seront à l’école. Et je me suis dit : pourquoi ne pas y enregistrer un album avec les chansons les plus importantes que Michel a écrites ? Cet album devrait sortir dans de nombreux pays. Pour que la musique de Michel Berger continue de me donner de la force et, en même temps, du bonheur aux autres.

Le live de Pleyel est édité (seulement) en 2005 et contient 14 titres enregistrés pendant les représentations de France Gall du 27 septembre au 1er octobre 1994 à la Salle Pleyel. La première édition du 26 octobre 2004 est incluse dans l’anthologie Évidemment, intégrale en 13 CD et 1 DVD des années Warner.

Les photos de 1994

Du nouveau pour France Gall

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Du nouveau pour France Gall
Du nouveau pour France Gall
Du nouveau pour France Gall

Avec un nouveau groupe et des chansons de Michel Berger qu’elle n’a jamais interprétées, France Gall s’installe pour cinq concerts Salle Pleyel.

Un sacré caractère, cette France Gall ! Doublement frappée par le sort avec la disparition de Michel Berger, puis les attaques d’une grave maladie qui l’avait empêchée de remonter sur scène aussi vite qu’elle l’avait prévu, la chanteuse était à Bercy en septembre de l’année dernière.

Elle y interprétait un enchaînement serré de tubes efficaces, de ballades raffinées et de calypsos chaloupants signés Michel Berger et dont un disque live, baptisé “France Gall rebranchée” (WEA), donnait un fidèle écho.

Aujourd’hui, France Gall a choisi la salle Pleyel pour une série de concerts placés sous le signe de l’intimité et du renouvellement : dans les compositions de son mari, elle a choisi des titres qu’elle n’avait jamais chantés comme “Message personnel”, “Quelque chose de Tennessee” ou “uns contre les autres “. Côté scène, France Gall a changé complètement de musiciens et s’est entourée d’une joyeuse bande de choristes et de danseurs avec lesquels la chanteuse fera la fête sous les lumières toujours magiques de Jacques Rouveyrollis.

Salle Pleyel, du 27 septembre au 1er octobre, à 20 h 30. 252, Faubourg-Saint-Honoré (8e), Location : Fnac et Virgin Megastore. Tél : 45.61.53.00. Prix des places :215 F, 245 F et 285 F.

Magazine : Figaro Scope
Pierre GRENARD
Date : 21 Septembre 1994
Numéro : 15579

Le sort s’acharne sur France Gall

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Le sort s'acharne sur France Gall
Le sort s'acharne sur France Gall

Deux ans après la, mort de Michel Berger, un an après son opération, la chanteuse doit affronter une nouvelle épreuve.

La scène s’est passée il y a quelques jours dans le Var.

En vacances dans la propriété familiale de Ramatuelle, Raphaël, le fils de France Gall et de Michel Berger, loue un scooter avec un copain. Ce dernier pilote l’engin. Ils se dirigent tranquillement vers Saint-Tropez lorsque, soudain, une femme au volant d’une voiture tourne

sans avoir mis son clignotant. C’est choc. Frontal. Brutal. Raphaël est gravement blessé, tandis que son ami s’en sort avec quelques égratignures. Heureusement, les deux cyclomotoristes portaient un casque. Soigné dans un premier temps à Fréjus, le fils de la chanteuse est évacué sur Nice, puis sur Paris, à l’hôpital Necker, dans le service du Pr Lenoir. Il souffre d’une compression de la rate. Pendant dix jours, France Gall tremble. Son fils est en soins intensifs. Finalement, l’ablation a été évitée et le jeune garçon a pu rejoindre son domicile parisien. Choqué par l’accident et encore en convalescence, il a manqué la rentrée des classes.

Depuis trois étés, le sort s’acharne sur la chanteuse. 2 août 1992 : Michel Berger est terrassé par une crise cardiaque alors qu’il joue au tennis. Pour France, c’est la fin d’une très belle histoire d’amour de dix-huit ans. Terriblement affectée, elle trouve cependant la force de remonter sur scène. Un an plus tard, frappée par un cancer du sein, elle est obligée de reporter ses concerts à Bercy. Une nouvelle fois, elle surmonte avec courage cette épreuve.

A 47 ans, France Gall espérait que le destin ne s’acharnerait plus sur elle. Avec dignité, elle a enduré ce nouveau coup du sort. Elle sera même, du 27 septembre au 1er octobre, sur la scène de la salle Pleyel à Paris. Comme si rien ne s’était passé.

Magazine : Voici
SIMON LEA
Date : 12 au 18 Septembre 1994
Numéro : 357

La nouvelle France Gall a choisi Pleyel

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La nouvelle France Gall a choisi Pleyel
La nouvelle France Gall a choisi Pleyel
La nouvelle France Gall a choisi Pleyel

Pas facile d’être la femme d’un grand de la musique.

Encore moins sa veuve.

Pourtant, après un concert retentissant à Bercy l’an dernier, une tournée qui n’en finit pas et, à nouveau, une scène parisienne à partir du 27 septembre, France Gall semble avoir tourné la page. Michel Berger est pourtant présent à chaque instant de sa vie : “Je lui dois tout”, dit-elle. Alors, elle accepte de parler de lui, d’eux. Tout en se souvenant que les seules confidences livrées par eux aux journalistes concernaient leur métier. “Qui d’autre que moi pourrait parler de lui ?” explique-t-elle, comme pour s’excuser de raconter aux médias ce que fut leur vie.

Mon truc, c’est la vérité, proclame France Gall. Elle a donc pris la décision de s’extérioriser, de parler de sa maladie. Le cancer du sein n’est pas une maladie honteuse. Il touche 10 % des femmes. Quand Michel est mort, j’ai d’abord pensé aux enfants : imaginer qu’ils puissent devenir orphelins était terrible. L’annonce de ma maladie a été insoutenable. Mais j’étais là. Et comme je déteste que l’on s’apitoie sur moi, je me suis battue. Et me suis raccrochée : à la musique, aux mots, au spectacle.

Malgré les réticences de ses enfants, qui craignaient qu’elle n’y arrive pas, elle a repris la scène. Elle reconnaît aujourd’hui que ce fut salutaire : En réussissant, je les ai rassurés.

La “poupée de cire” qui chantait Sacré Charlemagne avoue une surprise : son public a changé. Il s’est assagi. D’où, peut-être, des spectacles qu’elle veut plus intimistes. Le choix de la salle Pleyel, où l’on donne habituellement des concerts de musique classique, n’est pas un hasard. Veut-elle abandonner le show-biz pour le récital ?

Magazine : Le Figaro Magazine
Date : 10 Septembre 1994
Numéro : 15570

France Gall et ses Gosbos vont réveiller Pleyel

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France Gall et ses Gosbos vont réveiller Pleyel
France Gall et ses Gosbos vont réveiller Pleyel
France Gall et ses Gosbos vont réveiller Pleyel

France Gall se produit à Pleyel.

Avec un tout nouveau spectacle qu’elle a monté elle-même, “à l’arraché” et sur un coup de cœur.

Avec de nouveaux musiciens, dont le guitariste de Peter Gabriel, et un joueur de bandonéon norvégien. Avec des chansons de Michel Berger qu’elle chante pour la première fois (“Quelque chose de Tennessee”, “Message personnel”, “Les Uns contre les autres”). Avec aussi les Gosbos (comprenez beaux gosses), quatre rappeurs venus de banlieue qu’elle avait invités lors de son précédent spectacle de Bercy. “Je suis devenue amie avec eux. Depuis, on vit quasiment ensemble, on parc en vacances ensemble. Ils me font sourire et c’est tellement important.”

Les Gosbos accompagnent France de leurs danses et de leurs chœurs pendant tout le spectacle. “Quand j’ai fait le bilan de ce qui m’a rendue heureuse pendant cette dernière année, je me suis rendu compte que c’était que je faisais de la musique, la musique de Michel. Si je ne l’avais pas … La musique a une celle force et pas seulement pour moi. Je reçois cous les jours des lettres d’ados mal dans leur peau, suicidaires, qui retrouvent le goût de vivre grâce à la musique.”

Pleyel, temple parisien de la musique classique, s’ouvre pour France, et pour la première fois depuis vingt ans, à des mélodies populaires.

“Michel rêvait d’y chanter. Mais Pleyel restait fermé à la musique de notre époque. Et puis, cette année, ça s’est débloqué. C’est un formidable cadeau qu’on me fait.”

Pleyel n’est, cependant, qu’une étape de la tournée de France Gall à travers la Belgique, la Suisse et la France. Après quoi, elle ira s’installer quelques mois à Los Angeles. “J’y vais avec mes enfants pour qu’ils apprennent l’anglais. Ils deviennent des adolescents et je me sens un peu perdue. J’ai été une excellence mère quand ils étaient bébés, mais devant l’adolescence, je suis beaucoup moins à l’aise. Avec Michel, nous étions convenus que ce serait lui qui les prendrait en charge à cette époque de leur vie. Il disait tout le temps qu’il fallait qu’ils parlent couramment anglais. Alors, je suis son conseil. Los Angeles est une ville ennuyeuse à long terme pour une Française et je me suis demandé ce que je pourrais faire pour ne pas flipper pendant que Pauline et Raphaël seront à l’école. Et je me suis dit : pourquoi ne pas y enregistrer un album avec les chansons les plus importantes que Michel a écrites ? Cet album devrait sortir dans de nombreux pays. Pour que la musique de Michel Berger continue de me donner de la force et, en même temps, du bonheur aux autres.”

Magazine : Elle
Annick Le Floc’Hmoan
Date : Septembre 1994
Numéro : Inconnu