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Une surprise partie avec France Gall

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Les deux conseils de France Gall : "Veillez bien à l'ordre de passage des disques, et soyez coquette mais sans exagération : choisissez une robe très simple, légère à porter, qui ne vous empêche pas de vous agiter (n'oubliez pas que vous êtes l'hôtesse!)"
Les deux conseils de France Gall : "Veillez bien à l'ordre de passage des disques, et soyez coquette mais sans exagération : choisissez une robe très simple, légère à porter, qui ne vous empêche pas de vous agiter (n'oubliez pas que vous êtes l'hôtesse!)"
Les deux conseils de France Gall : "Veillez bien à l'ordre de passage des disques, et soyez coquette mais sans exagération : choisissez une robe très simple, légère à porter, qui ne vous empêche pas de vous agiter (n'oubliez pas que vous êtes l'hôtesse!)"

Les deux conseils de France Gall : Veillez bien à l’ordre de passage des disques, et soyez coquette mais sans exagération : choisissez une robe très simple, légère à porter, qui ne vous empêche pas de vous agiter (n’oubliez pas que vous êtes l’hôtesse!).

Quand c’est moi qui reçois, dit France Gall, je suis toujours affreusement inquiète. Ai-je bien tout préparé ? Mes amis ne vont-ils pas s’ennuyer ?

Je puis en tout cas vous donner un conseil : ne négligez pas le point le plus important d’une surprise-partie, celui qui concerne la musique. Si vous n’avez pas beaucoup de disques, demandez à vos invités d’en apporter … Il sera bon, aussi, qu’une seule et même personne puisse s’occuper du choix des morceaux pendant toute la durée de la fête.

Si chacun réclame le disque dont il a envie, cela finit toujours, immanquablement, de la même manière : on arrête un slow brusquement pour passer à un rock ou un hully-gully, et bientôt tout le monde s’énerve, plus personne ne danse. Dans l’idéal, voici quel devrait être, à mon a vis, le bon “ordre d’écoute” des disques. Au début de la surprise-partie, passez beaucoup de morceaux “rapides” : ils vous permettront de mieux “chauffer” vos danseurs.

Puis tenez-vous au rythme suivant : trois slows, trois rocks, deux hully-gullies ; puis de nouveau trois slows, etc. Et vers la fin, au contraire, insistez plutôt sur les mélodies, les chansons lentes. Et maintenant, je vous souhaite un bon après-midi.”

Magazine : Mademoiselle Age Tendre
Date : 15 octobre 1964
Numéro : 1 (c’est le tout premier numéro édité)

A la veille de la publication du titre “Ne sois pas si bête” de France Gall

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Le rêve, pour beaucoup, le plus extraordinaire , pour d'autres, une déjà solide réalité , pour certains encore, ceux qui débutent (France Gall, Michele Torr, Audrey, Monty, par exemple), le tout premier stade d'une expérience bizarre et fantastique : l'apprentissage du métier de chanteur.
Le rêve, pour beaucoup, le plus extraordinaire , pour d'autres, une déjà solide réalité , pour certains encore, ceux qui débutent (France Gall, Michele Torr, Audrey, Monty, par exemple), le tout premier stade d'une expérience bizarre et fantastique : l'apprentissage du métier de chanteur.
Le rêve, pour beaucoup, le plus extraordinaire , pour d'autres, une déjà solide réalité , pour certains encore, ceux qui débutent (France Gall, Michele Torr, Audrey, Monty, par exemple), le tout premier stade d'une expérience bizarre et fantastique : l'apprentissage du métier de chanteur.

Enregistrer un disque ! Pouvoir entendre sa voix à partir d’un petit cercle de vinylite noire et, peut-être, devenir une vedette ! …

Le rêve, pour beaucoup, le plus extraordinaire , pour d’autres, une déjà solide réalité , pour certains encore, ceux qui débutent (France Gall, Michele Torr, Audrey, Monty, par exemple), le tout premier stade d’une expérience bizarre et fantastique : l’apprentissage du métier de chanteur.

Un disque, vous savez ce que c’est – une pochette, des sillons, une étiquette, de la musique , mais vous êtes-vous demandé comment tout cela fut fait ? Par quelles étapes on dut passer d’abord, avant que l’objet fini ne parvint, tout, frais, tour neuf, sur le plateau de votre électrophone ? Pour répondre a ces questions, Guy Abitan a suivi pas à pas France Gall, pendant une vingtaine de jours, à la veille de la publication de son premier enregistrement : “Ne sois pas si bête”.

1/ France Gall est née à Paris, le 9 octobre 1947. Le jour de ses seize ans, Robert Gall, son père, lui offre une guitare. “Puisque tu chantes tout le temps, lui dit-il, cet instrument te permettra de t’accompagner ; tu auras l’air d’être une vraie chanteuse, ainsi !

2/ France apprit bientôt par cœur toutes les chansons de Françoise Hardy et de Sylvie, et suivit les leçons de la méthode de guitare de Mickey Baker. Bientôt, elle fut prête et fit à ses parents l’aveu suivant : “J’ai décidé d’essayer d’enregistrer un disque. “Tu es folle !” répliqua Mme Gall. “Je connais un éditeur, dit M. Gall. Tu pourrais aller le voir de ma part …

3/ C’est un jeudi matin, à onze heures, que France fit la connaissance de ses futurs “patrons” et grands amis, Brigitte Berthollier et Denis Bourgeois. Elle, s’occuperait d’accompagner France partout, lors des reportages qu’elle aurait à faire, des émissions de radio ou de télévision auxquelles elle se trouverait invitée ; lui, deviendrait tout à la fois son directeur artistique, son imprésario, son conseiller … France leur plut, comme eux lui plurent dès cette première visite, ils lui remirent quatre chansons, qu’elle aurait à apprendre rapidement. Toutes ne furent pas ensuite enregistrées; mais France emportait déjà … “Ne sois pas si bête”.

4 Rendez-vous avait été précisé pour la semaine suivante, chez Philips (où l’on projetait de faire une brève séance d’essai en studio, afin de pouvoir “tester” la voix de France). La jeune fille arriva à l’heure. “L’exactitude est ma loi” dit-elle parfois.

5/ L’essai avait été favorable : la maison de disques décidait de compter France Gall au nombre de ses poulains. Ce fut alors un mois de travail soigneux, de répétitions. France apprit jusque dans le plus apprit jusque dans le plus léger détail les phrases de ses chansons. Enfin, arriva le jour de la séance d’enregistrement.

6/ N’est-ce pas impressionnant, la première fois, de se trouver soudain devant un petit microphone ovale, tandis qu’en face de vous, dans la cabine située de l’autre côté de la verrière, s’agitent le preneur de son, l’éditeur, le directeur artistique, les assistants-techniciens ? Souvent, il faut refaire, refaire encore l’enregistrement, jusqu’à ce qu’aient disparu (autant qu’il est possible) tous les défauts. Et il n’est pas rare qu’une séance commencée à deux heures de l’après-midi ne s’achève, parfois, qu’au beau milieu de la nuit. Ou même le matin.

7/ La bande magnétique est prête, le disque doit paraître dans une dizaine de jours. France pose devant un photographe, et, ensuite, on choisira la meilleure photo, la plus amusante : ainsi naîtra sa première pochette.

8/ France est ensuite convoquée aux laboratoires où l’on doit procéder à la gravure, puis au pressage de son disque. Le plateau de gravure est un lourd et vaste cercle de métal gris clair, creusé d’une multitude de trous, qui sont de petits aspirateurs destinés à y faire bien adhérer la vinylite. A mesure que, sur un magnétophone de format “professionnel”, c’est-à-dire énorme, la bande magnétique se déroule, le plateau gris tourne, une aiguille inscrit sur un disque épais, de large diamètre, les sillons qui, reproduits au pressage, permettront de composer l’objet final. “Ce jour-là, dit France, j’ai écouté quarante fois mes chansons”.

9/ Le lendemain, le disque définitif sort de la presse : étiquette collée, frange de vinylite bien rognée, il est prêt à être vendu. Il faut que France aille le faire écouter aux programmateurs de radio. Inquiète, la voici qui arrive à “Europe n° 1” : “Pourvu qu’on ne le trouve …. pas trop mauvais !” se dit-elle. On le trouvera, bon, huit jours plus tard, grâce à “Ne sois pas si bête”, France n’aura-t-elle pas gagné ?

10/ Mais un premier disque, ce n’est pas le bout du monde. Ce qui compte, c’est toujours ce qui va se passer, ce qu’on va pouvoir réaliser après; France Gall a déjà conscience de ce problème : dès la sortie de son disque, elle entreprit d’écouter beaucoup, beaucoup de chansons nouvelles, afin d’essayer de trouver ses prochains titres. Son frère lui conseilla de retenir : “N’écoute pas les idoles” ; ce fut un choix parfait …

Magazine : Salut les copains
Date : Mai 1964
Numéro : 22

Mutine et romantique France Gall | Salut les copains | Mars 1964

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France Gall dans un portrait publié en mars 1964 par Salut les copains, à l’âge de 16 ans.
Article de mars 1964 dans Salut les copains présentant France Gall parmi les "nouveaux-nés de la chanson". Elle y évoque ses débuts et son entourage.

Elle est très blonde, mesure un mètre soixante et a des yeux gris clair, très doux. Paru il y a deux mois, son disque lui procura bientôt un fort bon succès : grâce à Ne sois pas si bête, France Gall se trouva classée première (dans la catégorie des filles) au concours des nouveaux chanteurs qu’organisa Daniel à Salut les copains.

Je me demande, dit-elle, ce que j’aurais pu — et ce que je pourrais — faire d’autre que chanter.

Je suis née le 7 octobre 1949 ; toute petite, j’ai vécu parmi des musiciens, des auteurs. Mon père, Robert Gall, a écrit en quelques années le texte de plusieurs centaines de chansons. Sais-tu qu’il est le parolier de « La Mamma », qu’interprète Charles Aznavour ?

Si vous observiez France avec attention, vous découvririez que, sous son air gai, vif, derrière son regard brillant et léger, il y a, toujours évidents, comme un recul, une timidité, une prudence : soit qu’elle ait une nature très secrète, très renfermée, soit (plus simplement) qu’elle ne se soit pas encore défaite de ses attitudes de petite fille.

France ne dit rien, n’avoue rien que par hasard ou par surprise.

« Pourquoi parler de soi-même ? explique-t-elle parfois. Les autres sont tellement plus intéressants ! »

Les autres, pour elle, sont au vrai nombreux : il s’agit des quarante copains qu’elle s’est faits, au lycée, dans son quartier ou par l’intermédiaire de ses deux frères, et qu’elle continue de voir, tous, une fois par semaine au moins.

Il s’agit de sa mère, Mme Gall, une charmante jeune femme qui n’a le plus souvent qu’une phrase aux lèvres :

« Les voisins ! Pensez qu’il y a les voisins ! »

(Car France chantant, et ses frères jouant l’un et l’autre de la guitare à longueur de jour, cela fait du bruit — beaucoup de bruit…)

Ce sont aussi, et surtout, les garçons : cette race bizarre que France aime bien, et à laquelle elle a décidé de s’adresser d’abord, parce qu’elle est celle qui l’amuse le plus.

Magazine : Salut les copains
Dans la rubrique : “voici les nouveaux-nés de la chanson / 7 noms – 7 têtes”
Date : mars 1964
Numéro : 20

France Gall en 1964

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En 1964, France Gall s’impose avec Gainsbourg et le yéyé. Une année charnière, entre succès, fraîcheur et image d’ado libre et affirmée.
En 1964, France Gall s’impose avec Gainsbourg et le yéyé. Une année charnière, entre succès, fraîcheur et image d’ado libre et affirmée.

En 1964, France Gall passe de l’ombre à la lumière. Après les débuts prometteurs de l’année précédente, tout s’accélère avec le succès de N’écoute pas les idoles, écrit par Serge Gainsbourg.

Elle devient une figure montante du yéyé, avec une image de jeune fille espiègle, en décalage avec les chanteuses plus lisses de l’époque. D’autres titres comme Jazz à gogo ou Laisse tomber les filles confirment sa singularité musicale, mêlant légèreté et modernité. Cette année-là, France enchaîne les plateaux télé, les séances photo et les concerts, tout en poursuivant ses études. Les images de 1964 montrent une artiste en plein essor : look plus affirmé, sourire plus assuré, mais toujours cette fraîcheur qui séduit un large public. Ces photos témoignent d’un tournant décisif dans sa carrière, celui où l’adolescente devient une vedette.


Droits d’utilisation des photographies // Les photographies diffusées sur cette page sont présentées dans un objectif exclusivement informatif, culturel et documentaire. Elles visent à rendre hommage à l’œuvre et au parcours de France Gall, sans aucune vocation commerciale. France Gall Collection ne détient aucun droit de propriété sur ces visuels. Tous les droits (droits d’auteur, droits à l’image, etc.) sont la propriété de leurs ayants droit respectifs, notamment les photographes, agences ou maisons de production concernées. Conformément à l’article L122-5 du Code de la propriété intellectuelle, ces images sont mises en ligne dans le cadre du droit de citation, du droit à l’information et de la diffusion à but non lucratif. Il est strictement interdit de reproduire, copier, diffuser ou republier ces photographies sans mention de leur origine, sans lien vers la source ou sans indication des auteurs. Toute réutilisation à des fins personnelles, éditoriales ou commerciales sans autorisation explicite des ayants droit peut constituer une atteinte au droit d’auteur ou au droit à l’image, et engager la responsabilité civile ou pénale de l’utilisateur concerné. Toute personne ou entité estimant qu’un contenu porte atteinte à ses droits peut adresser une demande de retrait motivée à l’adresse suivante : contact@francegallcollection.fr. L’équipe s’engage à retirer dans les meilleurs délais tout contenu faisant l’objet d’un signalement fondé.

Textes librement inspirés du livre : France Gall l’intégrale / L’histoire de tous ses disques par Norman Barreau-Gély aux Editions EPA avec les pochettes de France Gall Collection

France Gall en 1963

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En 1963, France Gall débute chez Philips avec Ne sois pas si bête. Une adolescente timide, déjà habitée par la musique et une vraie douceur.
En 1963, France Gall débute chez Philips avec Ne sois pas si bête. Une adolescente timide, déjà habitée par la musique et une vraie douceur.

1963 marque les tout débuts de France Gall dans la chanson. Âgée de 15 ans, elle enregistre ses premières maquettes sous l’impulsion de son père Robert Gall, et attire rapidement l’attention des professionnels.

C’est l’année de sa signature chez Philips et de la sortie de Ne sois pas si bête (Stand A little closer), un premier 45 tours qui remporte un joli succès. France incarne alors une adolescente souriante, naturelle, au charme discret, encore loin du personnage yéyé qu’elle deviendra. Les photos de cette année montrent une jeune fille timide mais déterminée, souvent accompagnée de sa guitare ou posant dans des cadres simples. Tout est encore à construire, mais l’énergie douce et la fraîcheur sont déjà là. Ces clichés de 1963 capturent une promesse : celle d’un début discret, mais plein de potentiel.


Droits d’utilisation des photographies // Les photographies diffusées sur cette page sont présentées dans un objectif exclusivement informatif, culturel et documentaire. Elles visent à rendre hommage à l’œuvre et au parcours de France Gall, sans aucune vocation commerciale. France Gall Collection ne détient aucun droit de propriété sur ces visuels. Tous les droits (droits d’auteur, droits à l’image, etc.) sont la propriété de leurs ayants droit respectifs, notamment les photographes, agences ou maisons de production concernées. Conformément à l’article L122-5 du Code de la propriété intellectuelle, ces images sont mises en ligne dans le cadre du droit de citation, du droit à l’information et de la diffusion à but non lucratif. Il est strictement interdit de reproduire, copier, diffuser ou republier ces photographies sans mention de leur origine, sans lien vers la source ou sans indication des auteurs. Toute réutilisation à des fins personnelles, éditoriales ou commerciales sans autorisation explicite des ayants droit peut constituer une atteinte au droit d’auteur ou au droit à l’image, et engager la responsabilité civile ou pénale de l’utilisateur concerné. Toute personne ou entité estimant qu’un contenu porte atteinte à ses droits peut adresser une demande de retrait motivée à l’adresse suivante : contact@francegallcollection.fr. L’équipe s’engage à retirer dans les meilleurs délais tout contenu faisant l’objet d’un signalement fondé.

Textes librement inspirés du livre : France Gall l’intégrale / L’histoire de tous ses disques par Norman Barreau-Gély aux Editions EPA avec les pochettes de France Gall Collection