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France Gall, triomphatrice du Grand Prix Eurovision

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France Gall impose aux Jurés de l'Eurovision représentant dix-huit pays, les attraits d'une jeunesse à laquelle ils ne savent résister.
France Gall impose aux Jurés de l'Eurovision représentant dix-huit pays, les attraits d'une jeunesse à laquelle ils ne savent résister.

France Gall impose une fois de plus le sourire des filles …

Une fois de plus c’est le sourire d’une fille qui l’a emporté. Après Gigliola Cinquetti, Grethe Ingmann, Isabelle Aubret, Jacqueline Boyer et tant d’autres, France Gall impose aux Jurés de l’Eurovision représentant dix-huit pays, les attraits d’une jeunesse à laquelle ils ne savent résister ..

Mais la jolie simplicité de France n’est pas que physique, elle est celle aussi d’une voix qui traduit sans recherche des chansons peu métaphysiques, celles-là même qu’apprécie le centre de gravité des majorités. C’est toujours un peu la prime à la fraîcheur.

Poupée de cire, poupée de son a donc fait triompher, avec France Gall, le Luxembourg, et Serge Gainsbourg aussi, l’auteur de la chanson. Voilà une consécration remarquable pour celui dont on ne sait pas toujours qu’il a écrit N’écoute pas les idoles pour la même France Gall, O-o shériff pour Petula Clark, et tant d’autres succès pour Gréco ; Bardot ou Clay. Sans compter les siens, bien entendu. Gainsbourg est sans doute le compositeur de chansons le plus doué du moment. Si cette poupée de cire n’ajoute rien à son mérite, par contre elle fera beaucoup pour France Gall, dont le Charlemagne commençait à se fatiguer.

La deuxième place fut prise par Katy Kirby, Angleterre, qui chantait J’appartiens, devant Guy Mardel, France, avec N’avoue jamais. Quant à Bobby Solo, il n’a pu toucher le couplé gagnant qu’avait joué Gigliola Cinquetti l’année dernière : San-Remo Eurovision. Il n’est pas le seul à être déçu, et Marjorie Noël (Monte Carlo), la seule très jeune fille avec France Gall, n’a pu se placer qu’en neuvième position.

Le fait marquant de cette Eurovision, c’est que pour la première fois les Russes, l’Allemagne de l’Est, la Pologne et la Hongrie se sont branchés sur le circuit, sans participer au concours, mais portant à 150 millions le nombre des téléspectateurs.

On comprend que le sourire de France Gall, après son succès ait doublé de séduction !

Magazine : Diapason Microsillon
Date : Avril 1965
Numéro : 96

France Gall, rythme et malice

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Merci de cela aussi, France Gall. De nous avoir prouvé que l'on peut être une grande jeune vedette et ne pas jouer les monstres sacrés ...
Merci de cela aussi, France Gall. De nous avoir prouvé que l'on peut être une grande jeune vedette et ne pas jouer les monstres sacrés ...

On avait crié à tue-tête ” Haro sur le Yé-yé”. Maintenant que la vague a perdu sa violence, on devient moins formel et l’on dresse un bilan : il nous a apporté de bonnes choses, cet ouragan de chansonnettes. De très bonnes mêmes. Dont une délicieuse jeune fille prénommée France … France Gall.

Depuis mes premiers pas, je rêvais de faire quelque chose de peu banal. Entreprendre ce que tout le monde ne peut pas faire. Avoir une vie passionnante, quoi … Je n’aurais sans doute pas été chanteuse, malgré tout, si je n’avais pas eu du monde autour de moi pour m’épauler. Mais j’avais tout pour m’aider dans cette carrière : toute petite, j’allais dans les coulisses écouter mon père, Robert Gall, chanter. Maintenant, il est auteur de chansons. J’ai toujours baigné dans l’atmosphère du spectacle.

Lorsque, en 1963, France redouble sa troisième au lycée Paul-Valéry, elle a deux excuses valables : elle déteste les mathématiques (alors qu’elle est bonne élève en français et en langues étrangères) et, depuis déjà quelques mois, elle passe une bonne partie de son temps à enregistrer sa voix au magnétophone. Papa a déjà fait écouter les bandes à des collègues, et ils ont été unanimes :  La petite France, il faut la faire chanter … « Les choses sérieuses commencent très exactement le 11 juillet 1963. Présentée par Jacques Datin (compositeur-ami-de-papa), à M. Denis Bourgeois, directeur des Éditions Bagatelle, France subit un « essai de voix ». A Bagatelle, on ne s’était jamais occupé de jeunes chanteurs, mais on décide tout de suite de faire exception à la règle, bien persuadés qu’avec ses cheveux blonds, ses yeux verts et sa voix de collégienne, la fille de Robert Gall peut amener la fortune.

Le premier 45 tours sort en décembre. Titre vedette : Ne sois pas si bête. Démarrage excellent. Peu de temps après, deuxième disque : N’écoute pas les idoles, les Rubans et la Fleur. Le succès devient foudroyant avec le troisième 45 tours : Jazz à gogo, qui révèle à quel point France peut être excellente dans cette spécialité, aidée d’ailleurs par le fait que son accompagnateur, Alain Goraguer, est un excellent jazzman ; Mes premières vraies vacances, Soyons sages, et une chanson qui est une petite merveille de jeunesse et de gentillesse : la Cloche. Une chanson qui colle à sa voix, à sa personnalité.

Ceux qui mènent la carrière de France Gall sont vraiment des maîtres du métier. Le public vient à peine de déguster ce disque qu’on en sort un autre. Du rythme, encore : Laisse tomber les filles, On t’avait prévenue. Mais surtout une chanson douce et nostalgique qui va définitivement conquérir ceux qui ont passé l’âge de « balancer » en tapant dans les mains : Christiansen.

On n’en restera pas là, d’ailleurs. Quelques semaines après, c’est la sortie d’une chanson qui aurait pu ne faire que trois petits tours et disparaître dans la grande nuit des banalités : Sacré Charlemagne. Je n’hésite pourtant pas à dire que cette chanson-bébé (dixit France), gonflée de rythme, interprétée avec gentillesse et malice, est une des meilleures produites en France durant ces derniers mois.

BERTRAND PEYREGNE : Comment voyez-vous votre carrière, dans dix ans, dans vingt ans ?

FRANCE GALL : On m’a souvent posé cette question, et elle m’embarrasse toujours beaucoup. Parce que, justement, je ne me vois pas du tout telle que je serai dans quelques années. Peut-être que dans dix ans je serai mariée, j’aurai des enfants. Je le souhaite fermement, parce qu’après cette vie mouvementée, ce sera précieux de trouver le calme d’un foyer.

BERTRAND PEYREGNE : Vous resterez chanteuse, si vous vous mariez ?

FRANCE GALL : Non, absolument pas.

BERTRAND PEYREGNE : Vous pensez que ce sera possible d’abandonner d’un seul coup la scène, le succès ?

FRANCE GALL : Oui. Pas tout de suite, bien sûr. Mais je sais que pour moi ce sera possible : ce que je fais actuellement, c’est une passion, mais je veux un mari et des enfants, et je tiens à élever ceux-ci normalement.

BERTRAND PEYREGNE : Vous vous marierez avec un chanteur ?

FRANCE GALL : Oh ! pas du tout. Peut-être avec quelqu’un de ce métier quand même, parce que je l’aime beaucoup. Et puis, on arrive ainsi peut-être à se comprendre mieux …

BERTRAND PEYREGNE : Qui choisit vos chansons ?

FRANCE GALL : M. Denis Bourgeois, papa et moi. Beaucoup de mes chansons ont d’ailleurs été écrites par mon père. Le choix fait, Alain Goraguer me donne une bande magnétique avec l’accompagnement, et je travaille dessus, jusqu’à deux ou trois heures chaque jour.

BERTRAND PEYREGNE : Que faites-vous, à vos rares moments de loisirs ?

FRANCE GALL : J’aime faire du sport, aller au cinéma, jouer de la musique (piano, guitare et batterie), faire la cuisine (spécialité : gâteau au chocolat), et, surtout, retrouver mes amies de classe d’autrefois. Une, surtout. Elle s’appelle Catherine. Elle a 16 ans. Nous sommes les meilleures amies du monde.

BERTRAND PEYREGNE : Le fait que vous soyez une vedette, maintenant, ne change rien à cela ?

FRANCE GALL : Non, au contraire. Parce que, à cause des galas, des tournées, etc., nous nous voyons beaucoup mains souvent. Alors, à chaque retrouvailles, c’est encore plus agréable !

Merci de cela aussi, France Gall. De nous avoir prouvé que l’on peut être une grande jeune vedette et ne pas jouer les monstres sacrés …

Magazine : HELLO
Propos de Bertrand Peyregne
Mensuel du 15 mars 1965
Numéro : 28

Io sì – Tu no | Poupée de cire, poupée de son | Partition

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France Gall partition Io sì – Tu no, adaptation italienne de Poupée de cire publiée en 1965 – francegallcollection.fr
Partition italienne Io sì – Tu no de France Gall publiée en 1965, texte signé Vito Pallavicini – francegallcollection.fr

En 1965, après sa victoire à l’Eurovision avec Poupée de cire, poupée de son, France Gall connaît un succès international. La chanson écrite par Serge Gainsbourg est rapidement adaptée dans plusieurs langues, dont l’italien.

Le document présenté ici est un dépliant publié à l’époque, contenant la partition et le texte italien signé Vito Pallavicini sous le titre Io sì – Tu no. On y retrouve la mention du Grand Prix Eurovision 1965, l’éditeur musical Les Copains, ainsi que les crédits originaux attribués à Gainsbourg.

À l’intérieur, les paroles italiennes reprennent l’esprit espiègle et contrasté de la version française : le jeu des oppositions entre un « oui » et un « non », entre le blanc et le bleu, tout en conservant le refrain tendre qui célèbre « l’amour des jeunes, un baiser non, un baiser oui ».

Ce document rare illustre la diffusion européenne de la chanson et l’importance des adaptations linguistiques dans les années 1960. Il témoigne aussi du soin apporté à la promotion internationale de France Gall, notamment en Italie, où la chanson a été éditée avec partitions pour chant, mandoline ou accordéon.

Mentions légales | 1965 | IT | Dépliant partitions | Io sì – Tu no (Poupée de cire, poupée de son) | Texte original et musique : Serge Gainsbourg | Texte italien : Vito Pallavicini | Éditeur musical : Les Copains s.r.l., Milano | Co-édition : Bagatelle Éditions Musicales, Paris | Distribution : Edizioni Musicali Les Copains | Tous droits réservés | © 1965 Bagatelle Éditions Musicales / Les Copains s.r.l. | Fabrication : Italie

France Gall : 5 panoplies pour février | Mademoiselle âge tendre | Février 1965

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France Gall – Mademoiselle Âge Tendre février 1965 – Panoplies d’hiver
Dans Mademoiselle Âge Tendre n°16 (février 1965), France Gall sert de modèle à 5 panoplies d’hiver adaptées aux sorties, à l’école ou au froid.

Que porter en février, lorsqu’il fait plutôt froid et que l’on va en classe ou au bureau ? M.A.T. a réuni pour vous, ici, en une galerie de cinq panoplies, tout ce que vous pouvez espérer trouver dans les grands magasins ce mois-ci, pour être réellement à l’aise et au chaud de la tête aux pieds. Notre poupée-modèle, c’est France Gall.

Pour la balade
1. Casque de vinyl blanc. Bon Marché, 27 F.
2. Chemise de mousse blanche, à manches longues. La Grande Maison, 40 F.
3. Gilet de shetland rose, à poches plates sur les côtés. Renoma, 39 F.
4. Gants de laine blanche. Printemps, 7 F.
5. Pantalon de velours côtelé gris, fermé sur le devant. La Grande Maison, 45 F.
6. Bottes de vinyl rose, fermées derrière par une glissière. Ceci, 89,95 F.
7. Carré de coton rose. Magasins Réunis, 1,50 F.
(Les patins : Turner.)

Pour le froid
1. Gants de laine bleu marine. Bon Marché, 6,50 F.
2. Manteau de flanelle rouge, à col tailleur et boutonnage croisé. La Samaritaine, 199 F.
3. Bonnet en grosse laine, très doux, à rayures bleues, blanches et rouges. La Grande Maison, 19,90 F.
4. Écharpe assortie au bonnet. La Grande Maison, 19,90 F.
5. Chaussettes de laine angora bleu marine, à torsades. Prébac, 10,50 F.
6. Chaussures de vernis rouge, fermées par des lacets. Bally, 69,95 F.
7. Sac à bandoulière en daim rouge. La Samaritaine, 30,50 F.
8. Chaussures de vernis. Prébac, 67 F.

Pour la pluie
Pour les heures grisées par la pluie, voici une garde-robe vive, colorée. Sa composition :
1. Cagoule de laine, blanche et violette. TINÉ, 29 F.
2. Cagoule de laine, jaune et rouge. TINÉ, 15 F.
3. Carré de coton mauve. Magasins Réunis, 14,50 F.
4. Ciré jaune à boutonnage croisé. La Grande Maison, 100 F.
5. Chaussettes de laine angora rose, à torsades. Prébac, 10,50 F.
6. Bottes de vinyl jaune, fermées par une glissière courte les ferme, du côté intérieur. Visconti, 59,90 F.
(La corde à sauter : 5 F, à « La Récréation ».)

Pour sortir
Pour les moments de l’hiver où il faut être élégante et au chaud, voici une panoplie complète :
1. Béret de feutre beige. Magasins Réunis, 4,50 F.
2. Béret de feutre marron. Magasins Réunis, 4,50 F.
3. Tailleur trois pièces (blouson, jupe, bermuda) en shetland écossais, marron, moutarde et bordeaux. Les manches et le col sont de couleur unie. TINÉ, 210 F les trois pièces.
4. Gants de laine beige. Priscus, 5 F.
5. Sac de daim marron. La Samaritaine, 30,50 F.
6. Bottes de daim beige, à lacage noir. Cécil, 59,95 F.
7. Chaussures de daim. Bally, 59,95 F.

Pour tout le temps
1. Robe chasuble de flanelle écossaise. Magasins Réunis, 48 F.
2. Chemise de velours côtelé vert. Prébac, 33 F.
3. Bonnet cache-oreilles de laine marine, à torsades. Bon Marché, 49 F.
4. Béret de feutre. Magasins Réunis, 4,50 F.
5. Pochette rose pâle, en vinyl vert. La Bagagerie, 25 F.
6. Chemise de coton gratté bleu marine, à manches longues. Prébac, 22,50 F.
7. Foulard de mousseline rouge. Bon Marché, 3,50 F.
8. Mocassins de cuir. Raoul, 59,90 F.

Magazine : Mademoiselle Age tendre
Photos : André Berg
Date : Février 1965
Numéro : 16

France Gall en 1965

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En 1965, France Gall remporte l’Eurovision avec Gainsbourg. Succès européen, pressions médiatiques et maturité naissante pour une icône yéyé.
En 1965, France Gall remporte l’Eurovision avec Gainsbourg. Succès européen, pressions médiatiques et maturité naissante pour une icône yéyé.

1965 est une année charnière pour France Gall, marquée par un succès européen. En mars, elle remporte le Concours Eurovision pour le Luxembourg avec Poupée de cire, poupée de son, chanson écrite par Serge Gainsbourg qui provoque autant d’enthousiasme que de controverses.

Le titre devient un tube dans plusieurs pays et propulse France sur le devant de la scène internationale. Cette année-là, elle enchaîne les tournées, les émissions et les séances photo à un rythme soutenu. Malgré son jeune âge, elle doit gérer la pression médiatique et les réactions contrastées autour de ses chansons. Son image évolue : toujours souriante et spontanée, mais plus affirmée, parfois même ironique. Les photos de 1965 capturent une artiste au sommet de sa popularité, entre innocence revendiquée et début de maturité.


Droits d’utilisation des photographies // Les photographies diffusées sur cette page sont présentées dans un objectif exclusivement informatif, culturel et documentaire. Elles visent à rendre hommage à l’œuvre et au parcours de France Gall, sans aucune vocation commerciale. France Gall Collection ne détient aucun droit de propriété sur ces visuels. Tous les droits (droits d’auteur, droits à l’image, etc.) sont la propriété de leurs ayants droit respectifs, notamment les photographes, agences ou maisons de production concernées. Conformément à l’article L122-5 du Code de la propriété intellectuelle, ces images sont mises en ligne dans le cadre du droit de citation, du droit à l’information et de la diffusion à but non lucratif. Il est strictement interdit de reproduire, copier, diffuser ou republier ces photographies sans mention de leur origine, sans lien vers la source ou sans indication des auteurs. Toute réutilisation à des fins personnelles, éditoriales ou commerciales sans autorisation explicite des ayants droit peut constituer une atteinte au droit d’auteur ou au droit à l’image, et engager la responsabilité civile ou pénale de l’utilisateur concerné. Toute personne ou entité estimant qu’un contenu porte atteinte à ses droits peut adresser une demande de retrait motivée à l’adresse suivante : contact@francegallcollection.fr. L’équipe s’engage à retirer dans les meilleurs délais tout contenu faisant l’objet d’un signalement fondé.

Textes librement inspirés du livre : France Gall l’intégrale / L’histoire de tous ses disques par Norman Barreau-Gély aux Editions EPA avec les pochettes de France Gall Collection

Bonne année ! 1965 (Les Veillées)

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France Gall PRESSE : Magazine : Les Veillées / Photo couverture : G. Neuvecelle / Date : 26 décembre 1964 / Numéro : 537
France Gall PRESSE : Magazine : Les Veillées / Photo couverture : G. Neuvecelle / Date : 26 décembre 1964 / Numéro : 537

Dans ce numéro 537 de Les Veillées, il n’y a pas d’article associé.

France Gall, une voix fraîche, un peu perchée

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Couverture Télérama novembre 1964 : France Gall, une des nouvelles vedette de la chanson. Tiendra-t-elle ?
Couverture Télérama novembre 1964 : France Gall, une des nouvelles vedette de la chanson. Tiendra-t-elle ?

Ce numéro de Télérama met en couverture France Gall sans article dédié associé.

Magazine : Télérama
Date : 22 novembre 1964
Numéro : 775

Mop’s pour France Gall

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Oui.« Mop's a bien mérité la main de France Gall, car sa ligne inédite est résolument moderne : embout plus long, poignée plus courte, galbe plus accentué de sa forme qui en fait le plus grand de tous les parapluies. « Mop's » représente ce qui se fait de mieux au monde à l'heure actuelle en technique et en style: il protège efficacement de la pluie grâce à son tissu « super Lilion » à traitement spécial 100% imperméable ; ses baleines dorées et sa tige en «durai» le rendent inrouillable; et il est incassable
Oui.« Mop's a bien mérité la main de France Gall, car sa ligne inédite est résolument moderne : embout plus long, poignée plus courte, galbe plus accentué de sa forme qui en fait le plus grand de tous les parapluies. « Mop's » représente ce qui se fait de mieux au monde à l'heure actuelle en technique et en style: il protège efficacement de la pluie grâce à son tissu « super Lilion » à traitement spécial 100% imperméable ; ses baleines dorées et sa tige en «durai» le rendent inrouillable; et il est incassable

Oui. Mop’s” a bien mérité la main de France Gall, car sa ligne inédite est résolument moderne : embout plus long, poignée plus courte, galbe plus accentué de sa forme qui en fait le plus grand de tous les parapluies.

“Mop’s” représente ce qui se fait de mieux au monde à l’heure actuelle en technique et en style : il protège efficacement de la pluie grâce à son tissu “super Lilion” à traitement spécial 100% imperméable ; ses baleines dorées et sa tige en “durai” le rendent inrouillable; et il est incassable car ses éléments principaux sont montés « tout d’une pièce ».

Comme France Gall, adoptez le “Mop’s” nouvelle ligne que vous trouverez à partir de 27,50 F chez tous les spécialistes et dans les grands magasins.

Magazine : Salut les copains
Date : Novembre 1964
Numéro : 28

Le sage petit oiseau n’a pas quitté le nid familial | Music Magazine | Novembre 1964

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France Gall Music Magazine 1964 | Article Le sage petit oiseau n’a pas quitté le nid familial
En 1964, Music Magazine décrit France Gall comme une idole naissante, fidèle à son naturel, entourée de sa famille et débutant une carrière déjà prometteuse.

Il n’y a pas encore un an, Robert Gall, dans « Music-Magazine (n° 2 – 3e année – février 1964) », nous présentait sa fille, poids léger des débutantes (42 kilos pour 1 mètre 62) mais dont le nom faisait sursauter car il avait la résonance brutale d’une grande rencontre internationale de rugby : France Gall.

Comme de bien entendu, il n’en fallut pas plus pour faire rire. Aujourd’hui les rires se sont figés et on prend France Gall au sérieux. C’est fou ce que l’on peut d’ailleurs prendre au sérieux les gens qui réussissent. Heureusement, France, elle, bien que réalisant point par point la ligne professionnelle qu’elle s’était tracée, a gardé le plus gentil sourire du monde ! et, justement, ne se prend pas au sérieux pour deux sous.

Ce qu’il y a de certain, c’est que France Gall n’est absolument pas une chanteuse comme les autres.

Débutante, on ne la prit d’abord que pour « la fille de son père », le parolier de « La Mamma » et de plusieurs grands succès, et puis voilà qu’à force de chanter « N’écoute pas les idoles », elle devint « idole » elle-même et que tout un public eut grand plaisir à l’écouter et à réclamer ses disques.

Avec son chat Pimpin, qui fait étroitement partie de son univers de jeune fille.

Il est probable aussi que le charme mutin de France y est pour quelque chose, un charme comme on n’a pas l’audace d’en concevoir dans « le métier », c’est-à-dire le charme vrai d’une gentille jeune fille de dix-sept ans, parfaitement bien élevée, manifestant des joies d’enfant, ayant aussi les longs silences tristes de son âge, mais ne cherchant jamais à paraître autre chose que ce qu’elle est profondément, authentiquement. Bien des jeunes ont, hélas, perdu le sens de la vérité de leur âge et ne sont que des adultes prématurés. France est bien différente, un rien la fait rire aux éclats, la laisse perplexe, la fait rosir, enfin elle est adorablement « la petite sœur idéale » dont on craint inconsciemment qu’elle ne devienne femme.

Son aspect fragile, délicat, son petit air mutin et rêveur, sont autant d’atouts que, ingénument, elle n’exploite d’ailleurs pas. Et comme elle a raison…

France ne se laisse encore griser que par la senteur des roses, et l’encens d’une gloire naissante ne la trouble pas le moins du monde, cela la raffermit plutôt dans le désir qu’elle eut toujours de bien faire ce qu’elle a à faire intelligemment, de la façon la plus sensée et surtout sans rien précipiter. C’est ainsi qu’elle enregistre soigneusement des titres qui n’appartiendront qu’à elle et non pas de ces « tubes enregistrés par un peu tout le monde et dont on ne sait jamais qui en est le créateur, ce dernier étant dans la plupart des cas « made in U.S.A. » et ses suivants ne jouant en fait que le rôle de pâles imitateurs ».

France Gall a donc un « matériel » bien à elle. Parfois, son papa met la main « à la rime », mais toujours son éditeur reste « Bagatelle » et « Gimmick », la réalisation appartenant à celui qui eut l’objectivité et l’opportunité de miser sur elle : Denis Bourgeois.

Un facteur important de la réussite et du naturel de cette jolie adolescente à part entière de la chanson est sans conteste le fait qu’elle a eu la sagesse de rester bien blottie au chaud du nid familial et, croyez-moi, elle n’a pas l’intention d’en bouger, ni d’en tomber de sitôt.

Une maman, un papa, deux frères (jumeaux), Patrice et Philippe, son chat « Pimpim » et son singe « Pepito » sont tout l’univers que souhaite et dont a besoin « Babou » (!!!), car on l’appelle « Babau » dans l’intimité du foyer.

Un foyer où elle est littéralement adorée et choyée, mais, pas une seconde, elle ne songe à en profiter et, en définitive, même ses frères la trouvent « obéissante ». Si France Gall doit à tout prix juger son cas, elle vous dira avec une moue (elle a horreur des interviews) :

Magazine : Music Magazine
Par Jean Monteux
Photos : crédits non précisés
Date : novembre 1964
Numéro : 11

Gala des Etoiles 1964

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Du 29 octobre au 22 décembre 1964, France Gall est en tournée pour le "Gala des Etoiles" dans toute la France avec, en tête d’affiche, Richard Anthony. C’est un triomphe pour les deux artistes.
Du 29 octobre au 22 décembre 1964, France Gall est en tournée pour le "Gala des Etoiles" dans toute la France avec, en tête d’affiche, Richard Anthony. C’est un triomphe pour les deux artistes.
Du 29 octobre au 22 décembre 1964, France Gall est en tournée pour le "Gala des Etoiles" dans toute la France avec, en tête d’affiche, Richard Anthony. C’est un triomphe pour les deux artistes.

Tournées 64 : Si les débuts discographiques de France remontent à l’automne 1963, sa première scène a lieu du 10 au 15 avril 1964 à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Elle chante en lever de rideau de Rachel, qui vient de se faire remarquer à l’Eurovision, et de Sacha Distel.

On la voit, ensuite, durant le mois de juillet à la fête syndicale de Montreuil (le 5) et au théâtre de Verdure de Nice. A cette époque, elle a enregistré 3 super-45 tours qui sont des succès, sans plus. Le tube arrive avec “Sacré Charlemagne”, fin 1964.

Du 29 octobre au 22 décembre 1964, elle est en tournée pour le “Gala des Etoiles” dans toute la France avec, en tête d’affiche, Richard Anthony. C’est un triomphe pour les deux artistes.