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France Gall : 5 panoplies pour février | Mademoiselle âge tendre | Février 1965

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France Gall – Mademoiselle Âge Tendre février 1965 – Panoplies d’hiver
Dans Mademoiselle Âge Tendre n°16 (février 1965), France Gall sert de modèle à 5 panoplies d’hiver adaptées aux sorties, à l’école ou au froid.

Que porter en février, lorsqu’il fait plutôt froid et que l’on va en classe ou au bureau ? M.A.T. a réuni pour vous, ici, en une galerie de cinq panoplies, tout ce que vous pouvez espérer trouver dans les grands magasins ce mois-ci, pour être réellement à l’aise et au chaud de la tête aux pieds. Notre poupée-modèle, c’est France Gall.

Pour la balade
1. Casque de vinyl blanc. Bon Marché, 27 F.
2. Chemise de mousse blanche, à manches longues. La Grande Maison, 40 F.
3. Gilet de shetland rose, à poches plates sur les côtés. Renoma, 39 F.
4. Gants de laine blanche. Printemps, 7 F.
5. Pantalon de velours côtelé gris, fermé sur le devant. La Grande Maison, 45 F.
6. Bottes de vinyl rose, fermées derrière par une glissière. Ceci, 89,95 F.
7. Carré de coton rose. Magasins Réunis, 1,50 F.
(Les patins : Turner.)

Pour le froid
1. Gants de laine bleu marine. Bon Marché, 6,50 F.
2. Manteau de flanelle rouge, à col tailleur et boutonnage croisé. La Samaritaine, 199 F.
3. Bonnet en grosse laine, très doux, à rayures bleues, blanches et rouges. La Grande Maison, 19,90 F.
4. Écharpe assortie au bonnet. La Grande Maison, 19,90 F.
5. Chaussettes de laine angora bleu marine, à torsades. Prébac, 10,50 F.
6. Chaussures de vernis rouge, fermées par des lacets. Bally, 69,95 F.
7. Sac à bandoulière en daim rouge. La Samaritaine, 30,50 F.
8. Chaussures de vernis. Prébac, 67 F.

Pour la pluie
Pour les heures grisées par la pluie, voici une garde-robe vive, colorée. Sa composition :
1. Cagoule de laine, blanche et violette. TINÉ, 29 F.
2. Cagoule de laine, jaune et rouge. TINÉ, 15 F.
3. Carré de coton mauve. Magasins Réunis, 14,50 F.
4. Ciré jaune à boutonnage croisé. La Grande Maison, 100 F.
5. Chaussettes de laine angora rose, à torsades. Prébac, 10,50 F.
6. Bottes de vinyl jaune, fermées par une glissière courte les ferme, du côté intérieur. Visconti, 59,90 F.
(La corde à sauter : 5 F, à « La Récréation ».)

Pour sortir
Pour les moments de l’hiver où il faut être élégante et au chaud, voici une panoplie complète :
1. Béret de feutre beige. Magasins Réunis, 4,50 F.
2. Béret de feutre marron. Magasins Réunis, 4,50 F.
3. Tailleur trois pièces (blouson, jupe, bermuda) en shetland écossais, marron, moutarde et bordeaux. Les manches et le col sont de couleur unie. TINÉ, 210 F les trois pièces.
4. Gants de laine beige. Priscus, 5 F.
5. Sac de daim marron. La Samaritaine, 30,50 F.
6. Bottes de daim beige, à lacage noir. Cécil, 59,95 F.
7. Chaussures de daim. Bally, 59,95 F.

Pour tout le temps
1. Robe chasuble de flanelle écossaise. Magasins Réunis, 48 F.
2. Chemise de velours côtelé vert. Prébac, 33 F.
3. Bonnet cache-oreilles de laine marine, à torsades. Bon Marché, 49 F.
4. Béret de feutre. Magasins Réunis, 4,50 F.
5. Pochette rose pâle, en vinyl vert. La Bagagerie, 25 F.
6. Chemise de coton gratté bleu marine, à manches longues. Prébac, 22,50 F.
7. Foulard de mousseline rouge. Bon Marché, 3,50 F.
8. Mocassins de cuir. Raoul, 59,90 F.

Magazine : Mademoiselle Age tendre
Photos : André Berg
Date : Février 1965
Numéro : 16

France Gall en 1965

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En 1965, France Gall remporte l’Eurovision avec Gainsbourg. Succès européen, pressions médiatiques et maturité naissante pour une icône yéyé.
En 1965, France Gall remporte l’Eurovision avec Gainsbourg. Succès européen, pressions médiatiques et maturité naissante pour une icône yéyé.

1965 est une année charnière pour France Gall, marquée par un succès européen. En mars, elle remporte le Concours Eurovision pour le Luxembourg avec Poupée de cire, poupée de son, chanson écrite par Serge Gainsbourg qui provoque autant d’enthousiasme que de controverses.

Le titre devient un tube dans plusieurs pays et propulse France sur le devant de la scène internationale. Cette année-là, elle enchaîne les tournées, les émissions et les séances photo à un rythme soutenu. Malgré son jeune âge, elle doit gérer la pression médiatique et les réactions contrastées autour de ses chansons. Son image évolue : toujours souriante et spontanée, mais plus affirmée, parfois même ironique. Les photos de 1965 capturent une artiste au sommet de sa popularité, entre innocence revendiquée et début de maturité.


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Textes librement inspirés du livre : France Gall l’intégrale / L’histoire de tous ses disques par Norman Barreau-Gély aux Editions EPA avec les pochettes de France Gall Collection

Bonne année ! 1965 (Les Veillées)

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France Gall PRESSE : Magazine : Les Veillées / Photo couverture : G. Neuvecelle / Date : 26 décembre 1964 / Numéro : 537
France Gall PRESSE : Magazine : Les Veillées / Photo couverture : G. Neuvecelle / Date : 26 décembre 1964 / Numéro : 537

Dans ce numéro 537 de Les Veillées, il n’y a pas d’article associé.

France Gall, une voix fraîche, un peu perchée

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Couverture Télérama novembre 1964 : France Gall, une des nouvelles vedette de la chanson. Tiendra-t-elle ?
Couverture Télérama novembre 1964 : France Gall, une des nouvelles vedette de la chanson. Tiendra-t-elle ?

Ce numéro de Télérama met en couverture France Gall sans article dédié associé.

Magazine : Télérama
Date : 22 novembre 1964
Numéro : 775

Mop’s pour France Gall

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Oui.« Mop's a bien mérité la main de France Gall, car sa ligne inédite est résolument moderne : embout plus long, poignée plus courte, galbe plus accentué de sa forme qui en fait le plus grand de tous les parapluies. « Mop's » représente ce qui se fait de mieux au monde à l'heure actuelle en technique et en style: il protège efficacement de la pluie grâce à son tissu « super Lilion » à traitement spécial 100% imperméable ; ses baleines dorées et sa tige en «durai» le rendent inrouillable; et il est incassable
Oui.« Mop's a bien mérité la main de France Gall, car sa ligne inédite est résolument moderne : embout plus long, poignée plus courte, galbe plus accentué de sa forme qui en fait le plus grand de tous les parapluies. « Mop's » représente ce qui se fait de mieux au monde à l'heure actuelle en technique et en style: il protège efficacement de la pluie grâce à son tissu « super Lilion » à traitement spécial 100% imperméable ; ses baleines dorées et sa tige en «durai» le rendent inrouillable; et il est incassable

Oui. Mop’s” a bien mérité la main de France Gall, car sa ligne inédite est résolument moderne : embout plus long, poignée plus courte, galbe plus accentué de sa forme qui en fait le plus grand de tous les parapluies.

“Mop’s” représente ce qui se fait de mieux au monde à l’heure actuelle en technique et en style : il protège efficacement de la pluie grâce à son tissu “super Lilion” à traitement spécial 100% imperméable ; ses baleines dorées et sa tige en “durai” le rendent inrouillable; et il est incassable car ses éléments principaux sont montés « tout d’une pièce ».

Comme France Gall, adoptez le “Mop’s” nouvelle ligne que vous trouverez à partir de 27,50 F chez tous les spécialistes et dans les grands magasins.

Magazine : Salut les copains
Date : Novembre 1964
Numéro : 28

Le sage petit oiseau n’a pas quitté le nid familial | Music Magazine | Novembre 1964

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France Gall Music Magazine 1964 | Article Le sage petit oiseau n’a pas quitté le nid familial
En 1964, Music Magazine décrit France Gall comme une idole naissante, fidèle à son naturel, entourée de sa famille et débutant une carrière déjà prometteuse.

Il n’y a pas encore un an, Robert Gall, dans « Music-Magazine (n° 2 – 3e année – février 1964) », nous présentait sa fille, poids léger des débutantes (42 kilos pour 1 mètre 62) mais dont le nom faisait sursauter car il avait la résonance brutale d’une grande rencontre internationale de rugby : France Gall.

Comme de bien entendu, il n’en fallut pas plus pour faire rire. Aujourd’hui les rires se sont figés et on prend France Gall au sérieux. C’est fou ce que l’on peut d’ailleurs prendre au sérieux les gens qui réussissent. Heureusement, France, elle, bien que réalisant point par point la ligne professionnelle qu’elle s’était tracée, a gardé le plus gentil sourire du monde ! et, justement, ne se prend pas au sérieux pour deux sous.

Ce qu’il y a de certain, c’est que France Gall n’est absolument pas une chanteuse comme les autres.

Débutante, on ne la prit d’abord que pour « la fille de son père », le parolier de « La Mamma » et de plusieurs grands succès, et puis voilà qu’à force de chanter « N’écoute pas les idoles », elle devint « idole » elle-même et que tout un public eut grand plaisir à l’écouter et à réclamer ses disques.

Avec son chat Pimpin, qui fait étroitement partie de son univers de jeune fille.

Il est probable aussi que le charme mutin de France y est pour quelque chose, un charme comme on n’a pas l’audace d’en concevoir dans « le métier », c’est-à-dire le charme vrai d’une gentille jeune fille de dix-sept ans, parfaitement bien élevée, manifestant des joies d’enfant, ayant aussi les longs silences tristes de son âge, mais ne cherchant jamais à paraître autre chose que ce qu’elle est profondément, authentiquement. Bien des jeunes ont, hélas, perdu le sens de la vérité de leur âge et ne sont que des adultes prématurés. France est bien différente, un rien la fait rire aux éclats, la laisse perplexe, la fait rosir, enfin elle est adorablement « la petite sœur idéale » dont on craint inconsciemment qu’elle ne devienne femme.

Son aspect fragile, délicat, son petit air mutin et rêveur, sont autant d’atouts que, ingénument, elle n’exploite d’ailleurs pas. Et comme elle a raison…

France ne se laisse encore griser que par la senteur des roses, et l’encens d’une gloire naissante ne la trouble pas le moins du monde, cela la raffermit plutôt dans le désir qu’elle eut toujours de bien faire ce qu’elle a à faire intelligemment, de la façon la plus sensée et surtout sans rien précipiter. C’est ainsi qu’elle enregistre soigneusement des titres qui n’appartiendront qu’à elle et non pas de ces « tubes enregistrés par un peu tout le monde et dont on ne sait jamais qui en est le créateur, ce dernier étant dans la plupart des cas « made in U.S.A. » et ses suivants ne jouant en fait que le rôle de pâles imitateurs ».

France Gall a donc un « matériel » bien à elle. Parfois, son papa met la main « à la rime », mais toujours son éditeur reste « Bagatelle » et « Gimmick », la réalisation appartenant à celui qui eut l’objectivité et l’opportunité de miser sur elle : Denis Bourgeois.

Un facteur important de la réussite et du naturel de cette jolie adolescente à part entière de la chanson est sans conteste le fait qu’elle a eu la sagesse de rester bien blottie au chaud du nid familial et, croyez-moi, elle n’a pas l’intention d’en bouger, ni d’en tomber de sitôt.

Une maman, un papa, deux frères (jumeaux), Patrice et Philippe, son chat « Pimpim » et son singe « Pepito » sont tout l’univers que souhaite et dont a besoin « Babou » (!!!), car on l’appelle « Babau » dans l’intimité du foyer.

Un foyer où elle est littéralement adorée et choyée, mais, pas une seconde, elle ne songe à en profiter et, en définitive, même ses frères la trouvent « obéissante ». Si France Gall doit à tout prix juger son cas, elle vous dira avec une moue (elle a horreur des interviews) :

Magazine : Music Magazine
Par Jean Monteux
Photos : crédits non précisés
Date : novembre 1964
Numéro : 11

Gala des Etoiles 1964

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Du 29 octobre au 22 décembre 1964, France Gall est en tournée pour le "Gala des Etoiles" dans toute la France avec, en tête d’affiche, Richard Anthony. C’est un triomphe pour les deux artistes.
Du 29 octobre au 22 décembre 1964, France Gall est en tournée pour le "Gala des Etoiles" dans toute la France avec, en tête d’affiche, Richard Anthony. C’est un triomphe pour les deux artistes.
Du 29 octobre au 22 décembre 1964, France Gall est en tournée pour le "Gala des Etoiles" dans toute la France avec, en tête d’affiche, Richard Anthony. C’est un triomphe pour les deux artistes.

Tournées 64 : Si les débuts discographiques de France remontent à l’automne 1963, sa première scène a lieu du 10 au 15 avril 1964 à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Elle chante en lever de rideau de Rachel, qui vient de se faire remarquer à l’Eurovision, et de Sacha Distel.

On la voit, ensuite, durant le mois de juillet à la fête syndicale de Montreuil (le 5) et au théâtre de Verdure de Nice. A cette époque, elle a enregistré 3 super-45 tours qui sont des succès, sans plus. Le tube arrive avec “Sacré Charlemagne”, fin 1964.

Du 29 octobre au 22 décembre 1964, elle est en tournée pour le “Gala des Etoiles” dans toute la France avec, en tête d’affiche, Richard Anthony. C’est un triomphe pour les deux artistes.

Une surprise partie avec France Gall

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Les deux conseils de France Gall : "Veillez bien à l'ordre de passage des disques, et soyez coquette mais sans exagération : choisissez une robe très simple, légère à porter, qui ne vous empêche pas de vous agiter (n'oubliez pas que vous êtes l'hôtesse!)"
Les deux conseils de France Gall : "Veillez bien à l'ordre de passage des disques, et soyez coquette mais sans exagération : choisissez une robe très simple, légère à porter, qui ne vous empêche pas de vous agiter (n'oubliez pas que vous êtes l'hôtesse!)"
Les deux conseils de France Gall : "Veillez bien à l'ordre de passage des disques, et soyez coquette mais sans exagération : choisissez une robe très simple, légère à porter, qui ne vous empêche pas de vous agiter (n'oubliez pas que vous êtes l'hôtesse!)"

Les deux conseils de France Gall : Veillez bien à l’ordre de passage des disques, et soyez coquette mais sans exagération : choisissez une robe très simple, légère à porter, qui ne vous empêche pas de vous agiter (n’oubliez pas que vous êtes l’hôtesse!).

Quand c’est moi qui reçois, dit France Gall, je suis toujours affreusement inquiète. Ai-je bien tout préparé ? Mes amis ne vont-ils pas s’ennuyer ?

Je puis en tout cas vous donner un conseil : ne négligez pas le point le plus important d’une surprise-partie, celui qui concerne la musique. Si vous n’avez pas beaucoup de disques, demandez à vos invités d’en apporter … Il sera bon, aussi, qu’une seule et même personne puisse s’occuper du choix des morceaux pendant toute la durée de la fête.

Si chacun réclame le disque dont il a envie, cela finit toujours, immanquablement, de la même manière : on arrête un slow brusquement pour passer à un rock ou un hully-gully, et bientôt tout le monde s’énerve, plus personne ne danse. Dans l’idéal, voici quel devrait être, à mon a vis, le bon “ordre d’écoute” des disques. Au début de la surprise-partie, passez beaucoup de morceaux “rapides” : ils vous permettront de mieux “chauffer” vos danseurs.

Puis tenez-vous au rythme suivant : trois slows, trois rocks, deux hully-gullies ; puis de nouveau trois slows, etc. Et vers la fin, au contraire, insistez plutôt sur les mélodies, les chansons lentes. Et maintenant, je vous souhaite un bon après-midi.”

Magazine : Mademoiselle Age Tendre
Date : 15 octobre 1964
Numéro : 1 (c’est le tout premier numéro édité)

A la veille de la publication du titre “Ne sois pas si bête” de France Gall

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Le rêve, pour beaucoup, le plus extraordinaire , pour d'autres, une déjà solide réalité , pour certains encore, ceux qui débutent (France Gall, Michele Torr, Audrey, Monty, par exemple), le tout premier stade d'une expérience bizarre et fantastique : l'apprentissage du métier de chanteur.
Le rêve, pour beaucoup, le plus extraordinaire , pour d'autres, une déjà solide réalité , pour certains encore, ceux qui débutent (France Gall, Michele Torr, Audrey, Monty, par exemple), le tout premier stade d'une expérience bizarre et fantastique : l'apprentissage du métier de chanteur.
Le rêve, pour beaucoup, le plus extraordinaire , pour d'autres, une déjà solide réalité , pour certains encore, ceux qui débutent (France Gall, Michele Torr, Audrey, Monty, par exemple), le tout premier stade d'une expérience bizarre et fantastique : l'apprentissage du métier de chanteur.

Enregistrer un disque ! Pouvoir entendre sa voix à partir d’un petit cercle de vinylite noire et, peut-être, devenir une vedette ! …

Le rêve, pour beaucoup, le plus extraordinaire , pour d’autres, une déjà solide réalité , pour certains encore, ceux qui débutent (France Gall, Michele Torr, Audrey, Monty, par exemple), le tout premier stade d’une expérience bizarre et fantastique : l’apprentissage du métier de chanteur.

Un disque, vous savez ce que c’est – une pochette, des sillons, une étiquette, de la musique , mais vous êtes-vous demandé comment tout cela fut fait ? Par quelles étapes on dut passer d’abord, avant que l’objet fini ne parvint, tout, frais, tour neuf, sur le plateau de votre électrophone ? Pour répondre a ces questions, Guy Abitan a suivi pas à pas France Gall, pendant une vingtaine de jours, à la veille de la publication de son premier enregistrement : “Ne sois pas si bête”.

1/ France Gall est née à Paris, le 9 octobre 1947. Le jour de ses seize ans, Robert Gall, son père, lui offre une guitare. “Puisque tu chantes tout le temps, lui dit-il, cet instrument te permettra de t’accompagner ; tu auras l’air d’être une vraie chanteuse, ainsi !

2/ France apprit bientôt par cœur toutes les chansons de Françoise Hardy et de Sylvie, et suivit les leçons de la méthode de guitare de Mickey Baker. Bientôt, elle fut prête et fit à ses parents l’aveu suivant : “J’ai décidé d’essayer d’enregistrer un disque. “Tu es folle !” répliqua Mme Gall. “Je connais un éditeur, dit M. Gall. Tu pourrais aller le voir de ma part …

3/ C’est un jeudi matin, à onze heures, que France fit la connaissance de ses futurs “patrons” et grands amis, Brigitte Berthollier et Denis Bourgeois. Elle, s’occuperait d’accompagner France partout, lors des reportages qu’elle aurait à faire, des émissions de radio ou de télévision auxquelles elle se trouverait invitée ; lui, deviendrait tout à la fois son directeur artistique, son imprésario, son conseiller … France leur plut, comme eux lui plurent dès cette première visite, ils lui remirent quatre chansons, qu’elle aurait à apprendre rapidement. Toutes ne furent pas ensuite enregistrées; mais France emportait déjà … “Ne sois pas si bête”.

4 Rendez-vous avait été précisé pour la semaine suivante, chez Philips (où l’on projetait de faire une brève séance d’essai en studio, afin de pouvoir “tester” la voix de France). La jeune fille arriva à l’heure. “L’exactitude est ma loi” dit-elle parfois.

5/ L’essai avait été favorable : la maison de disques décidait de compter France Gall au nombre de ses poulains. Ce fut alors un mois de travail soigneux, de répétitions. France apprit jusque dans le plus apprit jusque dans le plus léger détail les phrases de ses chansons. Enfin, arriva le jour de la séance d’enregistrement.

6/ N’est-ce pas impressionnant, la première fois, de se trouver soudain devant un petit microphone ovale, tandis qu’en face de vous, dans la cabine située de l’autre côté de la verrière, s’agitent le preneur de son, l’éditeur, le directeur artistique, les assistants-techniciens ? Souvent, il faut refaire, refaire encore l’enregistrement, jusqu’à ce qu’aient disparu (autant qu’il est possible) tous les défauts. Et il n’est pas rare qu’une séance commencée à deux heures de l’après-midi ne s’achève, parfois, qu’au beau milieu de la nuit. Ou même le matin.

7/ La bande magnétique est prête, le disque doit paraître dans une dizaine de jours. France pose devant un photographe, et, ensuite, on choisira la meilleure photo, la plus amusante : ainsi naîtra sa première pochette.

8/ France est ensuite convoquée aux laboratoires où l’on doit procéder à la gravure, puis au pressage de son disque. Le plateau de gravure est un lourd et vaste cercle de métal gris clair, creusé d’une multitude de trous, qui sont de petits aspirateurs destinés à y faire bien adhérer la vinylite. A mesure que, sur un magnétophone de format “professionnel”, c’est-à-dire énorme, la bande magnétique se déroule, le plateau gris tourne, une aiguille inscrit sur un disque épais, de large diamètre, les sillons qui, reproduits au pressage, permettront de composer l’objet final. “Ce jour-là, dit France, j’ai écouté quarante fois mes chansons”.

9/ Le lendemain, le disque définitif sort de la presse : étiquette collée, frange de vinylite bien rognée, il est prêt à être vendu. Il faut que France aille le faire écouter aux programmateurs de radio. Inquiète, la voici qui arrive à “Europe n° 1” : “Pourvu qu’on ne le trouve …. pas trop mauvais !” se dit-elle. On le trouvera, bon, huit jours plus tard, grâce à “Ne sois pas si bête”, France n’aura-t-elle pas gagné ?

10/ Mais un premier disque, ce n’est pas le bout du monde. Ce qui compte, c’est toujours ce qui va se passer, ce qu’on va pouvoir réaliser après; France Gall a déjà conscience de ce problème : dès la sortie de son disque, elle entreprit d’écouter beaucoup, beaucoup de chansons nouvelles, afin d’essayer de trouver ses prochains titres. Son frère lui conseilla de retenir : “N’écoute pas les idoles” ; ce fut un choix parfait …

Magazine : Salut les copains
Date : Mai 1964
Numéro : 22

Mutine et romantique France Gall | Salut les copains | Mars 1964

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France Gall dans un portrait publié en mars 1964 par Salut les copains, à l’âge de 16 ans.
Article de mars 1964 dans Salut les copains présentant France Gall parmi les "nouveaux-nés de la chanson". Elle y évoque ses débuts et son entourage.

Elle est très blonde, mesure un mètre soixante et a des yeux gris clair, très doux. Paru il y a deux mois, son disque lui procura bientôt un fort bon succès : grâce à Ne sois pas si bête, France Gall se trouva classée première (dans la catégorie des filles) au concours des nouveaux chanteurs qu’organisa Daniel à Salut les copains.

Je me demande, dit-elle, ce que j’aurais pu — et ce que je pourrais — faire d’autre que chanter.

Je suis née le 7 octobre 1949 ; toute petite, j’ai vécu parmi des musiciens, des auteurs. Mon père, Robert Gall, a écrit en quelques années le texte de plusieurs centaines de chansons. Sais-tu qu’il est le parolier de « La Mamma », qu’interprète Charles Aznavour ?

Si vous observiez France avec attention, vous découvririez que, sous son air gai, vif, derrière son regard brillant et léger, il y a, toujours évidents, comme un recul, une timidité, une prudence : soit qu’elle ait une nature très secrète, très renfermée, soit (plus simplement) qu’elle ne se soit pas encore défaite de ses attitudes de petite fille.

France ne dit rien, n’avoue rien que par hasard ou par surprise.

« Pourquoi parler de soi-même ? explique-t-elle parfois. Les autres sont tellement plus intéressants ! »

Les autres, pour elle, sont au vrai nombreux : il s’agit des quarante copains qu’elle s’est faits, au lycée, dans son quartier ou par l’intermédiaire de ses deux frères, et qu’elle continue de voir, tous, une fois par semaine au moins.

Il s’agit de sa mère, Mme Gall, une charmante jeune femme qui n’a le plus souvent qu’une phrase aux lèvres :

« Les voisins ! Pensez qu’il y a les voisins ! »

(Car France chantant, et ses frères jouant l’un et l’autre de la guitare à longueur de jour, cela fait du bruit — beaucoup de bruit…)

Ce sont aussi, et surtout, les garçons : cette race bizarre que France aime bien, et à laquelle elle a décidé de s’adresser d’abord, parce qu’elle est celle qui l’amuse le plus.

Magazine : Salut les copains
Dans la rubrique : “voici les nouveaux-nés de la chanson / 7 noms – 7 têtes”
Date : mars 1964
Numéro : 20