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La championne du festival de l’Eurovision (Presse) 🇪🇸

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La championne du festival de l’Eurovision nous introduit chez elle et nous présente sa famille.
La championne du festival de l’Eurovision nous introduit chez elle et nous présente sa famille.

L’article (traduction de Fanbabou47)

La championne du festival de l’Eurovision (Presse) 🇪🇸

La championne du festival de l’Eurovision nous introduit chez elle et nous présente sa famille. Tous l’aident pour qu’elle soit aujourd’hui la plus jeune chanteuse connue en Europe.

Au seizième étage d’un appartement moderne à Boulogne (Hauts de Seine), habite la jeune et réputée chanteuse française, de 17 ans, France Gall. Elle a gagné à Naples le dernier festival de la chanson de l’Eurovision.

Cette jeune fille, en seulement 4 semaines, a devancé l’idole précédente de la jeunesse, Sylvie Vartan. Elle a vendu en 4 mois 3 millions de ses disques, ayant sorti 8 microsillons. Avec ces chiffres, elle n’a pas seulement devancé Sylvie Vartan, mais aussi le vétéran Charles Aznavour, une idole de la chanson française.

France Gall est seulement une jeune fille, presque une enfant. Elle aime bien regarder des programmes de télévision, lire et écouter des disques. Même s’ils ne sont pas les siens.

Son père, Robert Gall, écrit des chansons (la célèbre chanson “La Mamma” d’Aznavour entre autres) ; son frère Patrice a écrit aussi récemment le dernier tube du chanteur Richard Anthony. L’autre frère, Philippe, écoute et prépare toutes les chansons avec sa sœur France et joue de la guitare dans l’orchestre des jeunes musiciens de France. Et enfin, la mère, Cécile, qui est la seule qui ne travaille pas autour de la musique. Elle est italienne, originaire du Piémont et comme bonne italienne, elle prend soin de sa famille et de son foyer ; même si elle a débuté dans le monde du commerce, elle dit que ce n’est pas son activité préférée.

Ces photos ont été prises sans aucune préparation, totalement en famille avec les Gall.

France, depuis son immense triomphe, a une secrétaire. Elle doit répondre à tant de lettres, etc… qu’à elle seule ça prendrai plus d’un mois pour tout faire, sans rien compter d’autre ! Elle a un planning de travail pour plusieurs mois, elle n’a laissé de libre que le mois d’août, parce qu’elle veut aller avec sa famille en Sardaigne pour passer là-bas ses vacances, en pêchant et pratiquant autres sports d’été avec ses proches. Après, Milan, Rome, Naples… Elle ira dans les pays nordiques : Danemark, Norvège ; en juin Suisse, et elle sera la vedette aux côtés de Louis Armstrong d’un programme diffusé sur le nouveau satellite Early Bird, dans le monde entier. Elle ira aussi en Allemagne, Munich, Hambourg… Des tournées en Espagne en juillet. Grèce, Turquie et retour en Italie. En août, des vacances… mais en septembre, voyage aux USA (des tournées pendant un mois) ; elle donnera des concerts à Las Vegas et dans d’autres villes importantes. Elle vient de refuser un contrat de cinéma pour 7 ans avec Colombia ! Et le prix est similaire à celui que Sylvie Vartan avait accepté avec Fox. France Gall sourit toujours timidement ; elle dit qu’elle a encore le temps de penser à des projets cinématographiques. Elle obéit toujours sa maman, et ne fait rien sans sa permission. Bien qu’elle soit la plus célèbre chanteuse de France et d’Europe, actuellement, France Gall est une fillette, qui fait toujours cas des conseils de maman Cécile. Elle est contente avec sa famille.

Magazine : ¡HOLA!
Numéro du 5 juin 1965
Numéro : 1084

Les photos

France Gall zal haar pop nu welkrijgen | France Gall va enfin recevoir sa poupée

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Article Muziek Expres 1965, France Gall victoire Eurovision
Traduction d'un article du magazine néerlandais Muziek Expres, numéro 113 de mai 1965, revenant sur la victoire de France Gall à l'Eurovision de la chanson avec Poupée de cire, poupée de son.
France Gall zal haar pop nu welkrijgen | France Gall va enfin recevoir sa poupée
France Gall zal haar pop nu welkrijgen | France Gall va enfin recevoir sa poupée

Voor de tweede maal in tien Eurovisie Song Festivals is een teenager de “onverbiddelijke overwinnaar” geworden!

Ten aanschouwe en ten aanhore van een miljoenen publiek is de zestienjarige France Gall met het liedje “Poupée de cire, poupée de son” verkozen uit zestien kollega-vocalisten. Hoewel het officieel bij dit Eurovisie Song Festival gaat om de liedjes, heeft, evenals dit vorig jaar het geval was, de onweerstaanbare jeugd van France zeker de doorslag gegeven bij haar overwinning. Na dit tweede tiener-sukses zullen ongetwijfeld vele jeugdige kijkers met vernieuwde trots en moed uitroepen: “Zie je wel, dat dit de tijd van de jongeren is!” Maar France Gall gooit direkt een beetje roet in het eten, want zij houdt ernstig vol: “Ga niet zonder bescherming in het muziekvak. Je moet je omgeven weten door mensen op wie je absoluut kunt vertrouwen.” En al mag France van haar ouders ‘s avonds niet alleen uit, al bezoekt zij nimmer alleen een bioscoop, al kan ze slechts over een zeer bescheiden zakgeld beschikken, na dat geweldige sukses voor het Europese forum zal zij de pop waarom zij in haar liedje vroeg, nu wel spoedig krijgen…

Pour la deuxième fois en dix éditions du Concours Eurovision de la chanson, une adolescente en est devenue la « gagnante incontestée » !

Sous le regard et à l’écoute d’un public de plusieurs millions de personnes, France Gall, âgée de seize ans, a été désignée avec la chanson « Poupée de cire, poupée de son », l’emportant devant seize autres chanteurs. Bien qu’officiellement, dans ce concours, ce soient les chansons qui comptent, la jeunesse irrésistible de France a certainement, comme l’année précédente déjà, pesé dans la balance de sa victoire. Après ce deuxième succès d’adolescente, de nombreux jeunes téléspectateurs s’exclameront sans doute avec une fierté et un courage renouvelés : « Tu vois bien que c’est l’époque des jeunes ! » Mais France Gall vient aussitôt jeter un peu d’ombre au tableau, car elle affirme avec sérieux : « Ne te lance jamais sans protection dans le métier de la musique. Il faut savoir s’entourer de personnes en qui on peut avoir une confiance absolue. » Et même si France n’a pas le droit de sortir seule le soir selon ses parents, même si elle ne va jamais seule au cinéma, même si elle ne dispose que d’un argent de poche très modeste, après ce formidable succès devant le public européen, elle va enfin bientôt recevoir la poupée qu’elle réclamait dans sa chanson…

Magazine : Muziek Expres
Presse des Pays-Bas
N°113
Mai 1965

Sept jours, sept femmes (Presse) Espagne 🇪🇸

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France Gall : Je sais peu d’elle. À la rigueur, qu’elle est dans la même ligne que Gigliola mais en plus élaborée. Comme si elle était plus avertie par la vie.
France Gall : Je sais peu d’elle. À la rigueur, qu’elle est dans la même ligne que Gigliola mais en plus élaborée. Comme si elle était plus avertie par la vie.
Sept jours, sept femmes (Presse) Espagne 🇪🇸

Mercredi France Gall : vient

Je sais peu d’elle. À la rigueur, qu’elle est dans la même lignée que Gigliola mais en plus élaborée. Comme si elle était plus avertie par la vie.

De toute façon, elle est clairement protagoniste de l’interprétation qui l’a conduite vers le succès il y a quelques semaines au Festival de l’Eurovision : “Poupée de cire”.

Ce que je sais, c’est qu’elle vient très bientôt à Madrid. Et qu’elle vient pour d’autres choses à part chanter. Je l’ai écoutée, je l’ai vue à l’Eurovision. J’ai absorbé son triomphe, j’avais pressenti son succès et elle m’a parue colossale portant la pomme écossaise du triomphe dans son sac de douce petite fille. Puis, je l’écoute en solitaire au travers du microsillon, où elle dit son message musical. C’est une belle chanson.

France Gall la chante avec tendresse et rythme… Et une mélodie …

Ces derniers temps on manque de cela ! Bref, elle vient et pour s’acheter une maison au soleil du sud. C’est ce que je lui recommande.

Magazine : ¡HOLA!
Par Tico Medina
Article traduit en français par Fanbabou47
Numéro du 24 avril 1965
Numéro : 1078

Les photos

France Gall, proclamada estrella internacional de la cancion a los 17 años (Presse) 🇪🇸

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Cent cinquante millions de spectateurs ont pu admirer - à travers leurs écrans - les grands yeux graves et expressifs ; le petit nez et les souriantes lèvres charnues de France Gall. La jeune fille qui a remporté la victoire à dix-sept ans et demi.
Cent cinquante millions de spectateurs ont pu admirer - à travers leurs écrans - les grands yeux graves et expressifs ; le petit nez et les souriantes lèvres charnues de France Gall. La jeune fille qui a remporté la victoire à dix-sept ans et demi.

Les pages de l’article

Traduction en français de l’article*

Cent cinquante millions de spectateurs ont pu admirer - à travers leurs écrans - les grands yeux graves et expressifs ; le petit nez et les souriantes lèvres charnues de France Gall. La jeune fille qui a remporté la victoire à dix-sept ans et demi.

Il restera bien plus que des souvenirs du Grand Prix de l’Eurovision 1965.

Cent cinquante millions de spectateurs ont pu admirer – à travers leurs écrans – les grands yeux graves et expressifs ; le petit nez et les souriantes lèvres charnues de France Gall. La jeune fille qui a remporté la victoire à dix-sept ans et demi.

Elle est née à Paris le 9 octobre 1947, sous le signe de Balance, et a représenté le Luxembourg dans le concours. Mais elle n’était pas méconnue parmi les amateurs du disque : de cette petite et drôle créature d’un mètre cinquante-neuf et quarante-deux kilos, on connaissait déjà Sacré Charlemagne, entre autres. Maintenant, toute l’Europe sait qui est France Gall, car elle est devenue une vedette internationale à travers le concours.

Elle a été proclamée la meilleure dans le cadre d’un concours européen qui est diffusé dans tous les pays participants. Le fait que le concours ait été ennuyant, est toute autre chose. Nous on veut remarquer la transformation d’une jeune fille de la chanson en idole ‘certifié’.  On attendait découvrir des chansons et des interprètes remarquables, et même si celles-ci ont brillé par son absence, on a vu des excellents chanteurs successivement.  Parmi ces figures, voici France Gall.

Autant que gagnante du concours à l’Auditorium de Naples, elle mérite bien d’être présentée. Elle a réussi, nos chers lecteurs le savent bien, la victoire avec la chansonnette Poupée de cire, de Serge Gainsbourg. Nous savons que ce sera un tube qui passera par les postes de radio et par le monde entier. Ce succès a rempli de joie toute une famille et notamment le père de France, Robert Gall, compositeur de grand talent puis qu’il est l’auteur de La mamma, tube récent d’Aznavour. Grace au Grand Prix, la mince France Gall entre dans le petit cercle des idoles : 32 votes qui lui ont permis la victoire et devenir aussi un personnage de premier degré.

France Gall raconte orgueilleusement de sa famille :

“Mon père, Robert Gall, est auteur de nombreux succès : en plus de La Mamma, on lui doit À bientôt nous deux (chanté par Hugues Aufray), Les rubans et la fleur et Sacré Charlemagne. Mon grand-père, Paul Berthier – élève de Vincent d’Indy – est co-fondateur, avec monsieur Maillet, des Petits Chanteurs à la Croix de Bois ; mes deux frères jumeaux – étudiants de 19 ans – Patrice et Philippe, jouent la guitare et la batterie, et composent en secret des chansons que je chanterai un jour.”

France Gall habite avec sa famille dans un splendide appartement panoramique qui se trouve au 16ème étage d’un moderne immeuble à travers lequel on voit toute la capitale. La jeune chanteuse s’est confectionné une chambre romantique à elle et un petit salon style Louis XIII pour travailler. Ses jouets préférés sont, selon elle, son ‘Nougat’ – petit chien noir qui adore – et le téléphone.

“Je passe des heures entières à téléphoner mes amis”, confesse-t-elle.

Ses sports préférés sont le tennis, la natation, la voile et le foot. Quant aux robes, elle préfère les mousselines lisses et caracolées. Les robes simples, sans parures. Les pantalons ‘cigarette’, les pullovers en cachemire.

Tel est la star de la chanson dont le succès fut élevé après le Xème Grand Prix de l’Eurovision à Naples. De la même façon que la victoire de France Gall, il faut souligner aussi celle de l’auteur-chanteur-compositeur Serge Gainsbourg. Auteur de la chanson Poupée de cire et premier à être surpris du triomphe, triomphe qui n’avait pas osé imaginer jusqu’à présent. Parmi ses participants préférés était Udo Jürgens, le chanteur-compositeur autrichien. Serge Gainsbourg a 37 ans, il compose depuis ses 16 ans et il est inspiré par le jazz, la bossa-nova et le rock. Il a écrit La recette de l’amour fou pour Michèle Arnaud ; L’amour à la papa pour Juliette Gréco ; La chanson de Prévert pour Isabelle Aubret. La chanson Poupée de cire est selon les commentaires les plus favorables, un petit poème de mots et musique qui a l’air simple mais qui ne l’est pas : bien qu’elle puisse paraître innocente, elle contient un peu de philosophie triste, une pincée du sens de l’absurde et un soupçon optimiste de l’espoir.

Merci à @fanbabou47 pour les scans, la retranscription et traduction en français.

Magazine : ¡HOLA!
Date : 3 avril 1965
Numéro : 1075

France Gall : mes deux frères et moi !

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Deux garçons passent chacune de leurs journées auprès de France Gall. L'un est blond et mathématicien, c'est Patrice. L'autre est brun et musicien, c'est Philippe.
Deux garçons passent chacune de leurs journées auprès de France Gall. L'un est blond et mathématicien, c'est Patrice. L'autre est brun et musicien, c'est Philippe.
France Gall : mes deux frères et moi !

Deux garçons passent chacune de leurs journées auprès de France Gall. L’un est blond et mathématicien, c’est Patrice. L’autre est brun et musicien, c’est Philippe.

Ils ont tous les deux dix-neuf ans, et sont jumeaux. Ce sont les deux grands frères de la famille Gall, chargés de veiller sur leur petite sœur chérie et… célèbre. Elle vous parle d’eux, ils vous parlent d’elle, sans détour, en toute liberté.

France : « C’est comme si j’avais deux enfants. »

Il y a une petite idée qui, parfois, me vient à l’esprit et bizarrement me trouble : c’est celle qu’un jour je me marierai sans doute, et devrai vivre loin de Patrice et Philippe. Mes deux frères et moi, c’est peu dire que nous nous adorons : à l’inverse de ces enfants d’une même famille qui, lassés par la vie en commun, finissent par ne plus se voir ni se parler, ni même se soucier des activités d’autrui, Patrice, Philippe et moi gardons avec obstination « le contact ».

Ils sont jumeaux, nés tous deux le 30 mai 1946 au petit matin. Pourtant, l’un est brun, avec des yeux très noirs, l’autre est blond et son regard est plutôt clair ! L’un est timide, discret, tendre ; l’autre est drôle, batailleur.

Le premier (ce timide au regard sombre), c’est Philippe. Mes rapports ont toujours été, vis-à-vis de lui, ceux d’une petite fille face à un grand garçon, à un être sérieux, réfléchi, protecteur. A l’âge de six ou sept ans déjà, si l’on me grondait, si quelque chose n’allait pas, je ne connaissais qu’un refuge, qu’un point de repère : je me précipitais dans « la chambre des garçons », et je racontais tout à Philippe. Il savait me consoler ; il me cajolait, me disait des tas de mots gentils, me racontait des histoires extraordinaires qui me faisaient rêver …

Aujourd’hui, rien n’a changé : Philippe est toujours mon grand confident. D’ailleurs, je ne pourrais pas faire le métier qui est le mien s’il ne m’y aidait beaucoup : il s’occupe de ma « sono » lorsque je chante, de mes rendez-vous avec les journalistes ; il prépare avec moi toutes mes émissions de radio. Comme mon travail ne me laisse guère de temps vraiment libre, je vois Philippe toute la journée, mais je ne lui parle que très peu … Je voudrais profiter de l’occasion présente, pour lui avouer que cela me chagrine. J’ai encore tant de choses à lui raconter ! tant de conseils à lui demander ! En tout cas, que mon futur mari (s’il existe) se tienne pour prévenu : quoi qu’il puisse m’arriver je ne passerai pas une semaine sans voir Philippe. Patrice, lui, est très différent. Je ne riais presque jamais avec Philippe, lorsque j’étais petite fille ; avec Patrice, je me rattrapais. Nous avons toujours été les deux enfants terribles de la maison. Les batailles de polochons ; les croûtons de pain qui volent à travers la table ; les coups de poing et de pied, et les larmes, et les rires, et les farces – tout le côté agité et bruyant de l’enfance, c’est avec Patrice que je l’ai connu. Aujourd’hui, Patrice est toujours un garçon vif, « chamailleur » ; et comme il est assez mignon, comme il a dix-neuf ans et un charme formidable, toutes les filles que je connais sont folles de lui. Les filles qui sortent avec Philippe, je ne les rencontre pas, en général ; je sais qu’il y en a un certain nombre, et qu’il a au moins autant de succès, de ce côté-là, que Patrice ; mais sa nature discrète fait qu’il les montre moins … Là encore, l’opposition entre les deux est nette : la douceur est chez Philippe, l’éclat chez Patrice.

Et, direz-vous, quel est mon rôle entre eux deux ? Eh bien, il est double. D’une part je suis « leur petite sœur chérie », celle qu’ils couvent, qu’ils protègent, qu’ils surveillent. De l’autre, je suis un peu leur seconde maman… Je ne supporte pas qu’ils aient jamais le moindre ennui, la moindre inquiétude. Il y a quinze jours, Patrice a soudain été malade ; il n’avait pas de fièvre, mais il ne voulait ni boire, ni manger, ni parler. Cela a passé. Mais pendant deux semaines, moi, je n’ai pas dormi.

Souvent, des amis me font la remarque suivante : « C’est drôle, on dirait que tu t’entends mieux avec Patrice qu’avec Philippe. » C’est faux ; et tout ce que je viens de dire devrait leur servir d’explication. Avec Patrice, c’est mon côté joyeux, effervescent, qui joue d’abord ; avec Philippe c’est ma nature secrète. Sans l’un, ou sans l’autre, je ne serais plus tout à fait moi-même. ··

Deux garçons passent chacune de leurs journées auprès de France Gall. L'un est blond et mathématicien, c'est Patrice. L'autre est brun et musicien, c'est Philippe.

Ce que Philippe dit de France

« Pour moi, France n’existe pas : je ne connais que « Babou ». Ce surnom, Patrice et moi le lui avons donné alors qu’elle n’avait pas huit ans ; nous n’avions le choix qu’entre « Babelle » et « Babou », notre imagination s’étant arrêtée à ces deux diminutifs du second prénom de France, Isabelle. C’est « Babou » qui est resté. Allez savoir pourquoi.

Comment vois-je Babou ? Comme une petite fille fraîche, légère, innocente ; c’est stupéfiant, parfois, cette innocence de France : lorsqu’elle doit entrer en scène, par exemple, elle n’a jamais peur, elle ne paraît pas le moins du monde inquiète. Au contraire : on la voit qui tourne et virevolte, dans les coulisses, tellement jolie dans sa robe de mousseline ; elle va d’une loge à une autre, parle avec deux ou trois personnes puis, soudain, quitte l’arrière-plateau et passe sur la scène, salue le public avec gaieté … Aucune transition ne lui est nécessaire. Elle semble vivre dans une sorte de tranquillité définitive, qui me donne parfois le vertige.

Lorsqu’elle chante, je m’occupe de sa « sono » ; elle ne saura jamais combien de fois j’ai été tourmenté à cause d’un fil de micro qui s’enroulait autour de son pied, ou parce que les éclairages étaient sur elle mal réglés … Une fois, je lui ai dit : « Ce doit être affreux, de se trouver face à tous ces gens quand on est aussi fluette que toi ! »

Elle a pris ma phrase pour une moquerie et m’a donné une grande claque. Nous n’en avons jamais reparlé.

Ce que France me dit, tant à propos de mon travail que des filles que je vois, ou de mes boutons de manchette, je l’écoute toujours avec attention. Et j’en tiens compte. Je pense que s’il me fallait définir Babou, je dirais d’elle : « C’est la dernière petite fille qui ait la chance de croire aux fées. » Et n’at-elle pas raison ? Les fées l’ont, jusqu’ici, beaucoup gâtée. »

L’avis de Patrice : « France est un ange. »

« Tout petits, nous faisions, France et moi, l’effroi de toute la famille tant nous nous agitions. France a toujours été pour moi une sorte de garçon, de copain drôle et énergique, plus qu’une petite fille.

Rien n’a changé. Le « matheux » que je suis devenu (me voici aujourd’hui élève d’une classe de mathématiques supérieures) a la même joie que le gosse « chamailleur » de naguère à passer des heures en compagnie de sa sœur. France a une qualité rare : avec elle, on ne s’ennuie jamais. Elle bouge sans cesse, elle est active, elle sait amuser et s’amuser … Elle a toujours aussi une aventure à vous raconter ; il lui est toujours arrivé « quelque chose d’extraordinaire » – et le plus souvent, c’est vrai.

Quand on m’apprit que France allait enregistrer son premier disque, je ne fus pas tellement surpris ; quand ce disque devint un succès, je ne le fus pas plus. France fait partie de ces filles qui ont sans cesse « la chance avec elles ».

– Comment fais-tu pour être toujours aussi détendue, aussi contente ? lui demandait un journaliste.

– Je dors, je mange, je bois, je travaille, et j’écoute de la musique ! répondit-elle. Il n’y a là aucun secret. Si, il y en a un : Babou est un ange : et les anges sont trop légers, trop jolis pour subir la moindre difficulté, dans quelque domaine que ce soit. Philippe vit sans cesse auprès d’elle : moi, je la vois beaucoup moins. Je ne m’occupe absolument pas de ses activités professionnelles. Mais cela m’est une vraie fête, lorsque je me trouve clans mon bureau, qu’une charmante jeune fille, ma sœur, y entre certains soirs pour me dire :

– Patrice … je ne te dérange pas ? Dès que tu auras une minute, viens dans le salon. J’ai rapporté ma nouvelle bande, du studio, pour que tu l’écoutes. Donne-moi ton avis.

Magazine : Mademoiselle Age Tendre
Interview par Guy Abitant
Avril 1965
Numéro : 6

France Gall, triomphatrice du Grand Prix Eurovision

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France Gall impose aux Jurés de l'Eurovision représentant dix-huit pays, les attraits d'une jeunesse à laquelle ils ne savent résister.
France Gall impose aux Jurés de l'Eurovision représentant dix-huit pays, les attraits d'une jeunesse à laquelle ils ne savent résister.
France Gall, triomphatrice du Grand Prix Eurovision

France Gall impose une fois de plus le sourire des filles …

Une fois de plus c’est le sourire d’une fille qui l’a emporté. Après Gigliola Cinquetti, Grethe Ingmann, Isabelle Aubret, Jacqueline Boyer et tant d’autres, France Gall impose aux Jurés de l’Eurovision représentant dix-huit pays, les attraits d’une jeunesse à laquelle ils ne savent résister ..

Mais la jolie simplicité de France n’est pas que physique, elle est celle aussi d’une voix qui traduit sans recherche des chansons peu métaphysiques, celles-là même qu’apprécie le centre de gravité des majorités. C’est toujours un peu la prime à la fraîcheur.

Poupée de cire, poupée de son a donc fait triompher, avec France Gall, le Luxembourg, et Serge Gainsbourg aussi, l’auteur de la chanson. Voilà une consécration remarquable pour celui dont on ne sait pas toujours qu’il a écrit N’écoute pas les idoles pour la même France Gall, O-o shériff pour Petula Clark, et tant d’autres succès pour Gréco ; Bardot ou Clay. Sans compter les siens, bien entendu. Gainsbourg est sans doute le compositeur de chansons le plus doué du moment. Si cette poupée de cire n’ajoute rien à son mérite, par contre elle fera beaucoup pour France Gall, dont le Charlemagne commençait à se fatiguer.

La deuxième place fut prise par Katy Kirby, Angleterre, qui chantait J’appartiens, devant Guy Mardel, France, avec N’avoue jamais. Quant à Bobby Solo, il n’a pu toucher le couplé gagnant qu’avait joué Gigliola Cinquetti l’année dernière : San-Remo Eurovision. Il n’est pas le seul à être déçu, et Marjorie Noël (Monte Carlo), la seule très jeune fille avec France Gall, n’a pu se placer qu’en neuvième position.

Le fait marquant de cette Eurovision, c’est que pour la première fois les Russes, l’Allemagne de l’Est, la Pologne et la Hongrie se sont branchés sur le circuit, sans participer au concours, mais portant à 150 millions le nombre des téléspectateurs.

On comprend que le sourire de France Gall, après son succès ait doublé de séduction !

Magazine : Diapason Microsillon
Date : Avril 1965
Numéro : 96

France Gall, rythme et malice

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Merci de cela aussi, France Gall. De nous avoir prouvé que l'on peut être une grande jeune vedette et ne pas jouer les monstres sacrés ...
Merci de cela aussi, France Gall. De nous avoir prouvé que l'on peut être une grande jeune vedette et ne pas jouer les monstres sacrés ...
France Gall, rythme et malice

On avait crié à tue-tête ” Haro sur le Yé-yé”. Maintenant que la vague a perdu sa violence, on devient moins formel et l’on dresse un bilan : il nous a apporté de bonnes choses, cet ouragan de chansonnettes. De très bonnes mêmes. Dont une délicieuse jeune fille prénommée France … France Gall.

Depuis mes premiers pas, je rêvais de faire quelque chose de peu banal. Entreprendre ce que tout le monde ne peut pas faire. Avoir une vie passionnante, quoi … Je n’aurais sans doute pas été chanteuse, malgré tout, si je n’avais pas eu du monde autour de moi pour m’épauler. Mais j’avais tout pour m’aider dans cette carrière : toute petite, j’allais dans les coulisses écouter mon père, Robert Gall, chanter. Maintenant, il est auteur de chansons. J’ai toujours baigné dans l’atmosphère du spectacle.

Lorsque, en 1963, France redouble sa troisième au lycée Paul-Valéry, elle a deux excuses valables : elle déteste les mathématiques (alors qu’elle est bonne élève en français et en langues étrangères) et, depuis déjà quelques mois, elle passe une bonne partie de son temps à enregistrer sa voix au magnétophone. Papa a déjà fait écouter les bandes à des collègues, et ils ont été unanimes :  La petite France, il faut la faire chanter … « Les choses sérieuses commencent très exactement le 11 juillet 1963. Présentée par Jacques Datin (compositeur-ami-de-papa), à M. Denis Bourgeois, directeur des Éditions Bagatelle, France subit un « essai de voix ». A Bagatelle, on ne s’était jamais occupé de jeunes chanteurs, mais on décide tout de suite de faire exception à la règle, bien persuadés qu’avec ses cheveux blonds, ses yeux verts et sa voix de collégienne, la fille de Robert Gall peut amener la fortune.

Le premier 45 tours sort en décembre. Titre vedette : Ne sois pas si bête. Démarrage excellent. Peu de temps après, deuxième disque : N’écoute pas les idoles, les Rubans et la Fleur. Le succès devient foudroyant avec le troisième 45 tours : Jazz à gogo, qui révèle à quel point France peut être excellente dans cette spécialité, aidée d’ailleurs par le fait que son accompagnateur, Alain Goraguer, est un excellent jazzman ; Mes premières vraies vacances, Soyons sages, et une chanson qui est une petite merveille de jeunesse et de gentillesse : la Cloche. Une chanson qui colle à sa voix, à sa personnalité.

Ceux qui mènent la carrière de France Gall sont vraiment des maîtres du métier. Le public vient à peine de déguster ce disque qu’on en sort un autre. Du rythme, encore : Laisse tomber les filles, On t’avait prévenue. Mais surtout une chanson douce et nostalgique qui va définitivement conquérir ceux qui ont passé l’âge de « balancer » en tapant dans les mains : Christiansen.

On n’en restera pas là, d’ailleurs. Quelques semaines après, c’est la sortie d’une chanson qui aurait pu ne faire que trois petits tours et disparaître dans la grande nuit des banalités : Sacré Charlemagne. Je n’hésite pourtant pas à dire que cette chanson-bébé (dixit France), gonflée de rythme, interprétée avec gentillesse et malice, est une des meilleures produites en France durant ces derniers mois.

BERTRAND PEYREGNE : Comment voyez-vous votre carrière, dans dix ans, dans vingt ans ?

FRANCE GALL : On m’a souvent posé cette question, et elle m’embarrasse toujours beaucoup. Parce que, justement, je ne me vois pas du tout telle que je serai dans quelques années. Peut-être que dans dix ans je serai mariée, j’aurai des enfants. Je le souhaite fermement, parce qu’après cette vie mouvementée, ce sera précieux de trouver le calme d’un foyer.

BERTRAND PEYREGNE : Vous resterez chanteuse, si vous vous mariez ?

FRANCE GALL : Non, absolument pas.

BERTRAND PEYREGNE : Vous pensez que ce sera possible d’abandonner d’un seul coup la scène, le succès ?

FRANCE GALL : Oui. Pas tout de suite, bien sûr. Mais je sais que pour moi ce sera possible : ce que je fais actuellement, c’est une passion, mais je veux un mari et des enfants, et je tiens à élever ceux-ci normalement.

BERTRAND PEYREGNE : Vous vous marierez avec un chanteur ?

FRANCE GALL : Oh ! pas du tout. Peut-être avec quelqu’un de ce métier quand même, parce que je l’aime beaucoup. Et puis, on arrive ainsi peut-être à se comprendre mieux …

BERTRAND PEYREGNE : Qui choisit vos chansons ?

FRANCE GALL : M. Denis Bourgeois, papa et moi. Beaucoup de mes chansons ont d’ailleurs été écrites par mon père. Le choix fait, Alain Goraguer me donne une bande magnétique avec l’accompagnement, et je travaille dessus, jusqu’à deux ou trois heures chaque jour.

BERTRAND PEYREGNE : Que faites-vous, à vos rares moments de loisirs ?

FRANCE GALL : J’aime faire du sport, aller au cinéma, jouer de la musique (piano, guitare et batterie), faire la cuisine (spécialité : gâteau au chocolat), et, surtout, retrouver mes amies de classe d’autrefois. Une, surtout. Elle s’appelle Catherine. Elle a 16 ans. Nous sommes les meilleures amies du monde.

BERTRAND PEYREGNE : Le fait que vous soyez une vedette, maintenant, ne change rien à cela ?

FRANCE GALL : Non, au contraire. Parce que, à cause des galas, des tournées, etc., nous nous voyons beaucoup mains souvent. Alors, à chaque retrouvailles, c’est encore plus agréable !

Merci de cela aussi, France Gall. De nous avoir prouvé que l’on peut être une grande jeune vedette et ne pas jouer les monstres sacrés …

Magazine : HELLO
Propos de Bertrand Peyregne
Mensuel du 15 mars 1965
Numéro : 28

Io sì – Tu no | Poupée de cire, poupée de son | Partition

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France Gall partition Io sì – Tu no, adaptation italienne de Poupée de cire publiée en 1965 – francegallcollection.fr
Partition italienne Io sì – Tu no de France Gall publiée en 1965, texte signé Vito Pallavicini – francegallcollection.fr

En 1965, après sa victoire à l’Eurovision avec Poupée de cire, poupée de son, France Gall connaît un succès international. La chanson écrite par Serge Gainsbourg est rapidement adaptée dans plusieurs langues, dont l’italien.

Le document présenté ici est un dépliant publié à l’époque, contenant la partition et le texte italien signé Vito Pallavicini sous le titre Io sì – Tu no. On y retrouve la mention du Grand Prix Eurovision 1965, l’éditeur musical Les Copains, ainsi que les crédits originaux attribués à Gainsbourg.

À l’intérieur, les paroles italiennes reprennent l’esprit espiègle et contrasté de la version française : le jeu des oppositions entre un « oui » et un « non », entre le blanc et le bleu, tout en conservant le refrain tendre qui célèbre « l’amour des jeunes, un baiser non, un baiser oui ».

Ce document rare illustre la diffusion européenne de la chanson et l’importance des adaptations linguistiques dans les années 1960. Il témoigne aussi du soin apporté à la promotion internationale de France Gall, notamment en Italie, où la chanson a été éditée avec partitions pour chant, mandoline ou accordéon.

Io sì - Tu no | Poupée de cire, poupée de son | Partition
Io sì - Tu no | Poupée de cire, poupée de son | Partition

Mentions légales | 1965 | IT | Dépliant partitions | Io sì – Tu no (Poupée de cire, poupée de son) | Texte original et musique : Serge Gainsbourg | Texte italien : Vito Pallavicini | Éditeur musical : Les Copains s.r.l., Milano | Co-édition : Bagatelle Éditions Musicales, Paris | Distribution : Edizioni Musicali Les Copains | Tous droits réservés | © 1965 Bagatelle Éditions Musicales / Les Copains s.r.l. | Fabrication : Italie

France Gall : 5 panoplies pour février | Mademoiselle âge tendre | Février 1965

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France Gall – Mademoiselle Âge Tendre février 1965 – Panoplies d’hiver
Dans Mademoiselle Âge Tendre n°16 (février 1965), France Gall sert de modèle à 5 panoplies d’hiver adaptées aux sorties, à l’école ou au froid.
France Gall : 5 panoplies pour février | Mademoiselle âge tendre | Février 1965
France Gall : 5 panoplies pour février | Mademoiselle âge tendre | Février 1965

Que porter en février, lorsqu’il fait plutôt froid et que l’on va en classe ou au bureau ? M.A.T. a réuni pour vous, ici, en une galerie de cinq panoplies, tout ce que vous pouvez espérer trouver dans les grands magasins ce mois-ci, pour être réellement à l’aise et au chaud de la tête aux pieds. Notre poupée-modèle, c’est France Gall.

France Gall : 5 panoplies pour février | Mademoiselle âge tendre | Février 1965

Pour la balade
1. Casque de vinyl blanc. Bon Marché, 27 F.
2. Chemise de mousse blanche, à manches longues. La Grande Maison, 40 F.
3. Gilet de shetland rose, à poches plates sur les côtés. Renoma, 39 F.
4. Gants de laine blanche. Printemps, 7 F.
5. Pantalon de velours côtelé gris, fermé sur le devant. La Grande Maison, 45 F.
6. Bottes de vinyl rose, fermées derrière par une glissière. Ceci, 89,95 F.
7. Carré de coton rose. Magasins Réunis, 1,50 F.
(Les patins : Turner.)

France Gall : 5 panoplies pour février | Mademoiselle âge tendre | Février 1965

Pour le froid
1. Gants de laine bleu marine. Bon Marché, 6,50 F.
2. Manteau de flanelle rouge, à col tailleur et boutonnage croisé. La Samaritaine, 199 F.
3. Bonnet en grosse laine, très doux, à rayures bleues, blanches et rouges. La Grande Maison, 19,90 F.
4. Écharpe assortie au bonnet. La Grande Maison, 19,90 F.
5. Chaussettes de laine angora bleu marine, à torsades. Prébac, 10,50 F.
6. Chaussures de vernis rouge, fermées par des lacets. Bally, 69,95 F.
7. Sac à bandoulière en daim rouge. La Samaritaine, 30,50 F.
8. Chaussures de vernis. Prébac, 67 F.

France Gall : 5 panoplies pour février | Mademoiselle âge tendre | Février 1965

Pour la pluie
Pour les heures grisées par la pluie, voici une garde-robe vive, colorée. Sa composition :
1. Cagoule de laine, blanche et violette. TINÉ, 29 F.
2. Cagoule de laine, jaune et rouge. TINÉ, 15 F.
3. Carré de coton mauve. Magasins Réunis, 14,50 F.
4. Ciré jaune à boutonnage croisé. La Grande Maison, 100 F.
5. Chaussettes de laine angora rose, à torsades. Prébac, 10,50 F.
6. Bottes de vinyl jaune, fermées par une glissière courte les ferme, du côté intérieur. Visconti, 59,90 F.
(La corde à sauter : 5 F, à « La Récréation ».)

France Gall : 5 panoplies pour février | Mademoiselle âge tendre | Février 1965

Pour sortir
Pour les moments de l’hiver où il faut être élégante et au chaud, voici une panoplie complète :
1. Béret de feutre beige. Magasins Réunis, 4,50 F.
2. Béret de feutre marron. Magasins Réunis, 4,50 F.
3. Tailleur trois pièces (blouson, jupe, bermuda) en shetland écossais, marron, moutarde et bordeaux. Les manches et le col sont de couleur unie. TINÉ, 210 F les trois pièces.
4. Gants de laine beige. Priscus, 5 F.
5. Sac de daim marron. La Samaritaine, 30,50 F.
6. Bottes de daim beige, à lacage noir. Cécil, 59,95 F.
7. Chaussures de daim. Bally, 59,95 F.

France Gall : 5 panoplies pour février | Mademoiselle âge tendre | Février 1965

Pour tout le temps
1. Robe chasuble de flanelle écossaise. Magasins Réunis, 48 F.
2. Chemise de velours côtelé vert. Prébac, 33 F.
3. Bonnet cache-oreilles de laine marine, à torsades. Bon Marché, 49 F.
4. Béret de feutre. Magasins Réunis, 4,50 F.
5. Pochette rose pâle, en vinyl vert. La Bagagerie, 25 F.
6. Chemise de coton gratté bleu marine, à manches longues. Prébac, 22,50 F.
7. Foulard de mousseline rouge. Bon Marché, 3,50 F.
8. Mocassins de cuir. Raoul, 59,90 F.

Magazine : Mademoiselle Age tendre
Photos : André Berg
Date : Février 1965
Numéro : 16

France Gall en 1965

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En 1965, France Gall remporte l’Eurovision avec Gainsbourg. Succès européen, pressions médiatiques et maturité naissante pour une icône yéyé.
En 1965, France Gall remporte l’Eurovision avec Gainsbourg. Succès européen, pressions médiatiques et maturité naissante pour une icône yéyé.

1965 est une année charnière pour France Gall, marquée par un succès européen. En mars, elle remporte le Concours Eurovision pour le Luxembourg avec Poupée de cire, poupée de son, chanson écrite par Serge Gainsbourg qui provoque autant d’enthousiasme que de controverses.

Le titre devient un tube dans plusieurs pays et propulse France sur le devant de la scène internationale. Cette année-là, elle enchaîne les tournées, les émissions et les séances photo à un rythme soutenu. Malgré son jeune âge, elle doit gérer la pression médiatique et les réactions contrastées autour de ses chansons. Son image évolue : toujours souriante et spontanée, mais plus affirmée, parfois même ironique. Les photos de 1965 capturent une artiste au sommet de sa popularité, entre innocence revendiquée et début de maturité.


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Textes librement inspirés du livre : France Gall l’intégrale / L’histoire de tous ses disques par Norman Barreau-Gély aux Editions EPA avec les pochettes de France Gall Collection