Oh Oh Oh ! 🎅🏻 À l'occasion des fêtes de fin d'année, du 1er au 24 décembre 2023, France Gall Collection vous propose de tester vos connaissances sur France Gall en jouant avec son calendrier de l'Avent.
Oh Oh Oh ! 🎅🏻 À l’occasion des fêtes de fin d’année, du 1er au 24 décembre 2023, France Gall Collection vous propose de tester vos connaissances sur France Gall en jouant avec son calendrier de l’Avent.
Chaque jour, sur la page Facebook de France Gall Collection uniquement, tentez de répondre correctement aux questions qui vous seront posées sur les disques et la carrière de France Gall. Du 1er au 24 décembre, 4 livres “France Gall l’Intégrale, l’histoire de tous ses disques” par Norman Barreau-Gély se cacheront dans le Calendrier de l’Avent. Le Jeu débute le vendredi 1er décembre à 9h00 et s’achève le dimanche 24 décembre à 00h00.
Pour participer au Jeu, les participants doivent :
Aimer la publication Calendrier de l’Avent du jour Facebook® de France Gall Collection à l’aide du bouton J’aime sur la publication
Commenter en répondant correctement à la question posée dans le post du jeu-concours (Calendrier de l’Avent) sur la page Facebook® de France Gall Collection, dans le respect des conditions générales d’utilisation du réseau social.
Les gagnants des 4 livres seront tirés au sort le 25 décembre 2023 parmi les bonnes réponses aux 4 questions posées qui permettent de gagner un livre France Gall L’intégrale.
A l'occasion de la sortie du livre référence France Gall l'intégrale, l'histoire de tous ses disques, paru le 14 juin 2023 aux éditions E.P.A., j'ai demandé à Norman Barreau-Gély, l'auteur du livre, de répondre à quelques questions exclusives pour France Gall Collection.
Parce que nous en avons déjà parlé, je sais qu’avant ce beau projet de livre sur France Gall, tu étais déjà fan de la chanteuse. Comment est-ce que tu as accueilli cette demande des éditions E.P.A. (Hachette) de raconter l’histoire de tous ses disques ?
J’ai été absolument ravi de cette commande. Lorsqu’elle m’a été faite je venais de terminer l’écriture de mon premier livre Femmes des années folles (déjà chez EPA) et le fait que la maison d’édition me demande un second livre est une belle marque de confiance. Et puis France Gall ! Depuis mon enfance je suis un fou de musique et particulièrement de chanson française, depuis le café-concert du début du 20eme siècle (Dranem, Mayol…) aux productions les plus récentes comme le chanteur Voyou ou la chanteuse Clair (qui l’autre jour à la radio disait adorer France Gall !). France Gall est une artiste incontournable dans cette grande aventure de la chanson, dont la carrière court sur quatre décennies. Comme je suis aussi collectionneur de disques j’avais un certain nombre d’albums et de singles, le travail sur ce livre m’a permis d’en découvrir bien plus encore.
Tu as déjà participé à des écritures de biographiques (Gainsbourg, Trénet, Boris Vian …). Mais ce livre n’est pas une biographie. Comment est-ce que tu le qualifierait ?
Et c’est parce que ce n’est pas une biographie que je l’ai fait. C’est un livre qui met la musique, la création artistique au centre du jeu. France Gall a vu sa vie affichée et commentée dans les journaux depuis qu’elle a 15 ans et demi et parfois on oublie un peu sa musique, on oublie un peu l’artiste derrière les joies et les peines exposées. Mais si elle est immensément populaire c’est parce que c’est une chanteuse formidable, qui a su inspirer de nombreux auteurs, et pas des moindres. C’est cela que raconte ce livre : l’artiste France Gall, à travers chacun de ses disques. On explique comment, pourquoi, avec qui et dans quel contexte elle a enregistré ces chansons. Et bien sûr on retrouve quelques moments clefs de sa vie personnelle puisque chez elle vie privée et vie professionnelle ont été imbriquées de façon fusionnelle. C’est un livre à lire à côté de sa chaîne hifi en réécoutant tout France Gall !
La carrière de France Gall débute en 1963. Retracer une vie de chansons aussi importante doit être un travail énorme. Tu nous parle de ta méthode de travail ?
Il me fallait déjà connaître parfaitement la vie de France Gall et savoir ce qui allait être utile au livre. J’ai donc lu trois biographies afin de croiser les informations, de vérifier les sources et de prendre des notes. Ensuite j’ai voulu chercher au maximum la parole de France Gall. J’ai donc, grâce aux articles mis en ligne par France Gall Collection, consulté un grand nombre d’interviews, et grâce à un accès professionnel accordé par l’Ina j’ai eu accès à tout l’historique audiovisuel disponible de France Gall !
Ensuite j’ai mis les disques dans l’ordre, du premier au dernier, et un par un je les ai écouté et j’ai écrit la page correspondante. Bien sûr au fur et à mesure je découvrais encore des informations et même si j’envoyais les textes au fur et à mesure à mon éditrice, il y a eu des modifications jusqu’à la dernière minute !
Pour les besoins du livre, es-tu entré en contact avec des personnes de l’entourage de France Gall ?
J’ai eu la chance de correspondre avec deux collaborateurs de France Gall, qui furent précieux lors des deux périodes principales de sa carrière.
Le premier est Francis Darizcuren, c’est un bassiste qui fut souvent engagé par Alain Goraguer pour accompagner France Gall dans les années 60. Sur Poupée de cire poupée de son c’est lui ! C’était très émouvant d’échanger avec lui. Il m’a transmis des documents personnels comme des bulletins de salaire ou des feuilles de séances qui ont permis de préciser la chronologie de certains enregistrements. Cela soulève d’ailleurs une question que les lecteurs et lectrices découvriront à la page de Dady da da.
Et j’ai eu la très grande chance de passer deux heures au Studio Gang là où France Gall a enregistré de 75 à 87 avec Jean-Pierre Janiaud l’ingénieur du son, l’artisan, l’ami, l’homme de l’ombre derrière tous les disques de « France Gall » à « Le Tour de France ». Il m’a partagé beaucoup sur leurs séances en studio, sa façon de travailler, leur amitié… c’était un instant rare, précieux et émouvant.
Le livre est divisé en 6 périodes de la carrière de France Gall. Quelle est le chapitre que tu apprécies le plus et pourquoi ?
En commençant le travail c’est la période Philips qui me plaisait le plus. J’adore le son de cette époque, les orchestrations d’Alain Goraguer, don côté jazz et je trouve que derrière les tubes il y a des perles insoupçonnées. Mais en travaillant sur le livre j’ai appris à toutes les aimer et à être constamment étonné par la ténacité de France Gall, sa façon de rebondir et de ne jamais abandonner, même si elle devait serrer les dents sur quelques chansons. Les années 69-74 sont à redécouvrir par exemple. Je dois tout de même avouer avoir eu plus de difficulté avec la période Teldec ! Mais là encore c’est une mue étonnante.
France Gall l’intégrale compte 240 pages et 250 illustrations. Quelle est la page, la chanson ou l’album que tu préfères ?
Joker ! Impossible de répondre… notamment car il m’a fallu être en empathie avec mon sujet, je ne pouvais pas me dire ça j’aime, ça je n’aime pas… pourtant je me suis parfois laissé aller à quelques appréciations personnelles, quelques coups de cœur ou quelques irrévérences, j’espère que les lecteurs et lectrices ne m’en voudront pas !
Et puis pourquoi choisir ? J’aime la France Gall jazz de Pense à moi, la France Gall romantique de C’est ça l’amour et la France Gall qui cogne dans Hong Kong star !
Dans le livre, tu évoques ta K7 de Babacar. Tu nous la montre ?
La k7 est rangée chez mes grands-parents, voici la photographie !
Si je pense à Babacar je peux peut-être dire que c’est mon album préféré… parce que je l’entends depuis que je suis tout petit, j’ai grandi avec lui et des chansons comme Papillon de nuit, Azima ou Babacar me font toujours le même effet !
Biographie
Norman Barreau-Gély est auteur et comédien, formé au Conservatoire de Nantes. Membre du Collectif artistique Alambic’, il s’emploie à mélanger théâtre, musique et images dans des formes énergiques et sensibles. Il joue du théâtre de création, Spacesongs d’Anthony Breurec, ou de répertoire (Molière,Feydeau, Marivaux…). Passionné par l’histoire du music-hall, conservateur des archives du Club R-26,Norman Barreau-Gély interroge au plateau les rapports entre théâtre, récit et chansons et développe desrecherches autour du théâtre documentaire et de la conférence spectacle. Après avoir participé à l’écriturede biographies (Serge Gainsbourg, Charles Trénet, Boris Vian…), Norman est l’auteur du livre Femmes desannées folles paru en novembre 2022 chez E/P/A et de France Gall – L’intégrale en 2023. Il est égalementcomédien voix pour la publicité ou le documentaire et créateur du podcast Le Journal intime de JacottePerrier qu’il met en scène au théâtre.
Venez rencontrer l’auteur Norman Barreau-Gély
18 octobre – Femmes des années folles et France gall l’intégrale – signature chez Cultura (15h-18h) – Auxerre
21 octobre – Femmes des années folles et France gall l’intégrale – signature chez Espace culturel Leclerc (15h-18h) – Guérande
22 novembre – France gall l’intégrale – rencontre à 19h à la librairie Saint Paul – Paris – avec la participation de la chanteuse Clair pour des reprises de France Gall
8 décembre – Femmes des années folles et France gall l’intégrale – rencontre/signature au restaurant Marius 19h-21h – Pornic
9 décembre – Femmes des années folles et France gall l’intégrale – rencontre/signature Librairie Les Cerfs volants 15 – 18h – Le Croisic
Acheter le livre
France Gall l’intégrale / L’histoire de tous ses disques Editions EPA Format : 218 x 279 mm 240 pages, plus de 250 illustrations En librairie le 14/06/2023
Pour ce premier numéro, voyageons au travers de quelques années du Magazine ELLE qui a souvent parlé de France Gall. C’est d’ailleurs avec « ELLE » que France avait choisi de partager ses premiers mots après la disparition de Michel Berger.
La carrière de France Gall compte un nombre très important de publications dans la presse.
A la date de cette publication (21 mars 2023), le site contient 305 articles de presse de France Gall qui ont tous été scannés et retranscrit. C’est beaucoup et pourtant peu par rapport à ce qui peut exister aussi en France que dans d’autres pays … Mais France Gall Collection continue quotidiennement de chercher de nouveaux articles pour les intégrer à cette formidable base de données.
Nouveau : Avec cette richesse de contenu, même si certains articles ne relatent pas forcément des vérités ou peuvent être un peu approximatifs, de temps à autre, je vous proposerai un numéro spécial de newsletter dédiée à la Presse de France Gall.
Pour ce premier numéro, voyageons au travers de quelques années du Magazine ELLE qui a souvent parlé de France Gall. C’est d’ailleurs avec « ELLE » que France avait choisi de partager ses premiers mots après la disparition de Michel Berger.
Ces numéros spéciaux seront envoyés par le biais de la newsletter et si vous êtes abonné, vous la recevrez automatiquement.
Voilà déjà 5 ans, le 7 janvier 2018, France Gall nous quittait au terme d'un long combat avec la maladie. Le site France Gall Collection est là pour faire vivre son oeuvre et ne pas oublier la femme.
Voilà déjà 5 ans, le 7 janvier 2018, France Gall nous quittait au terme d’un long combat avec la maladie. Le site France Gall Collection est là pour faire vivre son oeuvre et ne pas oublier la femme.
Même d’une région si lointaine Qu’il se peut Que jamais l’homme ne l’atteigne Même de ces points infinis Lumineux On dit qu’un jour ils s’éteignent Si tout disparaît Même si tout doit toujours finir bien L’avenir n’a qu’à revenir demain Retenir un peu le plaisir dans nos mains Juste le temps de se souvenir au moins Il ne faudrait Jamais partir Jamais partir Jamais partir Personne ne saura être sans savoir devenir Quelqu’un sera là peut-être pour se souvenir
Même si de nos horizons dérisoires {Illusoires tu peux dire} Tout nous paraît provisoire Même si les silences profonds des miroirs Taisent les secrets de notre histoire Si tout disparaît Même si tout doit toujours finir bien L’avenir n’a qu’à revenir demain Retenir un peu le plaisir dans nos mains Juste le temps de se souvenir au moins Il ne faudrait Jamais partir Jamais partir Jamais partir Il ne faudrait Jamais partir Jamais partir Jamais partir
44 ans. C’est le nombre d’années que séparent la première version sur scène de Starmania dont la première a eu lieu le 10 avril 1979, et cette nouvelle version de l’Opéra Rock de Luc Plamondon et Michel Berger, le 8 novembre 2022.
44 ans. C’est le nombre d’années que sépare la première version sur scène de Starmania dont la première se déroule le 10 avril 1979, et cette nouvelle version de l’Opéra Rock de Luc Plamondon et Michel Berger, qui débute à Paris le 8 novembre 2022 à La Scène Musicale.
Précisément 15 918 jours pendant lesquels Starmania n’a jamais cessé de vivre, de grandir, de changer et d’évoluer au fil des versions tant cette histoire, que peu de gens connaissent finalement réellement, colle encore aujourd’hui à la réalité.
Si vous vous penchez vraiment sur l’histoire de Starmania, vous n’en ressortez pas tout à fait indemne.
Michel Berger travaille en 1974 sur le projet « Angelina Dumas », une comédie musicale inspirée de Patty Hearst, fille de 19 ans du magnat de la presse américaine enlevée et tombée amoureuse au point d’épouser la cause de ses geôliers. Michel Berger se passionne pour cette histoire dont tous les ingrédients feront l’histoire de Starmania : rapt, rançon, engagement humanitaire, amour, sexe et violence !
C’est France Gall qui demande à Michel Berger de contacter Luc Plamondon, alors jeune parolier québécois, qui a écrit pour Diane Dufresne. Elle aime tant les textes de Luc Plamondon que le couple décide d’approcher Luc Plamondon et la première rencontre se fait en novembre 1976. L’aventure Starmania commence alors …
De ces deux visionnaires hyper créatifs va naître alors Starmania, le tout premier Opéra Rock qui traite de sujets jamais abordés à l’époque pour un spectacle : politique, pouvoir, terrorisme, écologie, télévision, médias, homosexualité, transgenre …
Les interprètes du spectacle de Starmania en 1979 sont pour la plupart inconnus : Daniel Balavoine, René Joly, Fabienne Thibeault, Nanette Workman, Etienne Chicot, Grégory Ken, Roddy Julienne, Violette Vial ainsi que Diane Dufresne, star au Québec depuis son premier album écrit par Luc Plamondon en 1972 et France Gall dont la carrière renait avec Michel Berger.
Pour les puristes de la version originale en live de 1979, l’ordre modifié des chansons sera sans doute déroutant. Luc Plamondon et Thomas Jolly, metteur en scène de génie au théâtre et à l’Opéra, souhaitent rendre à l’histoire sa fluidité originale pour retrouver une construction narrative plus lisible. Et ça fonctionne tellement bien ! Tout évolue, tout change et pourtant l’œuvre originale est tellement respectée !
Mais c’est bien l’intention de l’œuvre de 1979 qui est projetée avec une mise en scène époustouflante, lumineuse et qui résonne au fond du cœur et du corps ! C’est un florilège d’idées artistiques incroyables qui redonne à cette nouvelle version de Starmania une dimension moderne et puissante. Chaque tableau est une œuvre unique, un moment suspendu dans le temps !
Starmania, à partir du 8 novembre 2022 à Paris, dans toute la France, en suisse et en Belgique BILLETTERIE OFFICIELLE
Starmania Première à Paris le 8 novembre 2022 à la Scène Musicale Compositeur : Michel Berger Auteur : Luc Plamondon Mise en scène : Thomas Jolly assisté de Samy Zerrouki Production : Aurélien Binder et Thierry Suc Chorégraphies : Sidi Larbi Cherkaoui Direction musicale et arrangements : Victor Le Masne Scénographie : Emmanuelle Favre Coiffures et maquillages : Caroline Bitu Costumes : Nicolas Ghesquière et Léo Buchet Coach vocal : Damien Silvert Lumières : Thomas Dechandon Vidéos : Guillaume Cottet / Mathematic Johnny Rockfort : Côme Cristal : Lilya Adad et Gabrielle Lapointe Sadia : Miriam Baghdassarian Ziggy : Adrien Fruit Marie-Jeanne : Alex Montembault Zéro janvier : David Latulippe Stella Spotlight : Maag Gourou Marabout : Simon Geoffroy Danseurs : Jade Bayonne, Jocelyn Laurent, Sarah Nait Hamoud, Hajiba Fahmy, Sorna Condevaux Ndoye, Stencia Yambogaza, Nathalia Meneses Gonzales, Andréa Bouothmane, Yoan Grosjean, Isaies Santamaria, Jade Caumet et Mathys Kaibo. Voix de Roger Roger : Thomas Jolly
A l'occasion de la sortie de son album hommage à Michel Berger, nous avons posé quelques questions à Jean-Marc Sauvagnargues, artiste rock et rêveur.
L’album hommage de Jean-Marc Sauvagnargues à Michel Berger
Jean-Marc Sauvagnargues est fils d’une famille de musiciens avec un papa saxophoniste et flutiste, une maman pianiste et chanteuse. À 10 ans, il décide que la batterie sera son instrument de prédilection.
En 2002, il rejoint le groupe Les Fatals Picards (200 000 albums vendus, 1800 concerts, 10 Olympia à guichet fermé, Eurovision en 2007…). Il est avant tout, batteur et chanteur au sein du groupe, mais il écrit et compose également.
Le 3 juin 2022 est paru son album évènement, en hommage à Michel Berger, sur lequel figure 10 titres emblématiques de l’Artiste mais aussi 2 titres de France Gall : Cézanne peint et La déclaration d’amour.
Pour France Gall Collection c’est un coup de coeur humain et artistique et nous avons souhaité poser quelques questions à cet artiste rock et rêveur. Entretien.
France Gall Collection : Ton album actuellement dans les bacs « Ton piano danse toujours » est en quelque sorte une déclaration d’amour à la musique de Michel Berger et une façon de dire que sa musique est toujours là. Quel regard portes-tu sur l’influence de Michel Berger sur la musique actuelle ?
Jean-Marc Sauvagnargues : Pour ma part Michel est le plus grand song-writter de la variété Française toutes générations confondues autant pour ses textes que pour ses mélodies, je pense sincèrement que personne ne l’a jamais égalé en France. Les chansons qui sortent en média actuellement sont souvent d’une pauvreté textuelle et mélodique navrante, ce sont des leurres qui utilisent des artifices, des arrangements attrayants mais souvent faciles et grossiers et pour la plupart du temps ce sont des programmations. Forcément de nombreux artistes sont influencés par l’œuvre de Michel mais ce n’est pas ceux qui passent les mailles du filet.
France Gall Collection : On te connait en tant que membre du groupe « Les Fatals Picard » qui pratique un Rock puissant et décalé. Une autre facette de toi ?
Jean-Marc Sauvagnargues : Oui j’aime autant taper sur ma batterie comme un sauvage et suer de grosses gouttes que d’écouter ou jouer les chansons de Michel. J’ai réellement besoin des deux. Michel aimait beaucoup le rock, la musique classique … nous sommes tous multiples, heureusement.
France Gall Collection : Cet album compte 2 chansons de France Gall. Comment as-tu appréhendé des titres chantés initialement par une femme ?
Jean-Marc Sauvagnargues : Sincèrement j’avais très peur de recevoir les foudres des fans de France, mais la plupart sont plutôt assez enthousiastes. Les chansons n’ont jamais été chantées par des hommes, j’aime penser que si Michel avait pu les garder pour lui il les aurait chantées lui-même. Mais France a été trop insistante il les lui a données avec amour.
France Gall Collection : « La déclaration d’amour » est le tout premier titre composé par Michel Berger pour France Gall en 1974. C’était important pour toi que ce titre figure sur l’album ?
Jean-Marc Sauvagnargues : C’était une évidence, cette chanson est pour moi et pour beaucoup un monument. Elle passait à la maison, j’avais 7 ans, je l’ai très souvent dans la tête. Mais beaucoup des chansons de France étaient des évidences celle-ci était inévitable.
France Gall Collection : « Message personnel » a été écrite par Michel Berger et Françoise Hardy en 1973. Dans son album « France » en 1996, France Gall se réapproprie le titre dans une version modernisée. Quelle version t’a le plus inspiré pour ton album ?
Jean-Marc Sauvagnargues : Je voulais qu’il y ait au moins une chanson de Michel écrite pour un autre artiste que France et le choix était énorme mais celle-ci était à nouveau une évidence. Bien sûr je connais toutes les versions studios et live de la chanson, c’est celle de Michel que j’ai le plus écoutée. Nous avons voulu faire une version très épurée, sans retouche pour garder la fragilité du titre, c’est quasiment une version live.
Album disponible chez votre disquaire ou sur Amazon / Fnac
Le premier concert du projet autour Mon piano danse sera le Samedi 28 janvier 2023 au Zèbre de Belleville à Paris.
Les trois 8 – LT8-JMS-001CD
3 juin 2022
Réalisé par Guillaume Stelly et Vincent Bidal
Enregistré et mixé par Guillaume Stelly au Spotless Mind Studio
Batteries enregistrées par Matthieu Zim au studio Mahogany
Chant : Jean-Marc Sauvagnargues
Choeurs : Ofé
Pianos et claviers : Vincent Bidal
Guitares : Kamil Rustam
Guitares : Edouard Algayon sur « Mademoiselle Chang » et « Quelques mots d’amour »
Basse et programmations : Guillaume Stelly
Batteries et percussions : Matthieu Zim
Photos et Artwork : Antoine Moussy
Dessin : Juan (Jean-Louis Garcia)
Pour comprendre France Gall, il faut d’abord regarder du côté de la famille Berthier. Isabelle Geneviève Marie Anne Gall naît à Paris, dans le douzième arrondissement, le 9 octobre 1947. Elle est la benjamine d’une fratrie qui compte déjà des jumeaux, Patrice et Philippe, nés le 30 mai 1946. Sa mère, Cécile Berthier (1921–2021), orchestre avec discrétion cette famille de musiciens.
Le grand-père maternel, Paul Berthier (1884–1953), n’est pas un musicien ordinaire. Formé à la Schola Cantorum par Vincent d’Indy, compositeur et pédagogue proche d’Erik Satie puis de Cole Porter, Berthier travaille parallèlement sur le droit d’auteur et écrit un essai sur Jean-Philippe Rameau. Il cofonde la manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois en 1907 et tient l’orgue à la cathédrale d’Auxerre, dans l’Yonne, berceau de la famille. Ce musicien sérieux désapprouve le mariage de sa fille avec un chanteur de variété. Robert Gall, le futur père de France, a pourtant étudié le chant lyrique au Conservatoire, mais il s’illustre dans un répertoire proche de la chanson fantaisiste, sur les scènes des cabarets ou des cinémas parisiens, à l’entracte. En pied de nez à ce beau-père rigoriste, il écrit Monsieur Schubert, l’histoire d’un chanteur amoureux d’une fille issue d’une famille où l’on ne jure que par les « grands musiciens ».
La carrière de chanteur de Robert Gall n’est pas fertile. Malgré l’enregistrement de deux disques 78-tours en 1954, c’est dans l’écriture qu’il se réalise. Un premier titre pour André Claveau, puis des commandes plus régulières : Florence Véran, Lucienne Delyle (Ça t’va bien), Magali Noël (Au voleur), Luis Mariano (Amour je te dois) et cinq chansons pour Édith Piaf, dont Les Amants merveilleux en 1960. Son plus gros succès survient en 1963 lorsqu’il propose à Charles Aznavour le texte de La Mamma. « Papa me réveillait la nuit pour suivre Charles Aznavour en tournée ou rendre visite à Édith Piaf, boulevard Lannes. Petite fille, je traînais dans les coulisses », se souvient France Gall, qui se met au piano à cinq ans et à la guitare à onze.
À treize ans, elle découvre les Double Six de Mimi Perrin, groupe de jazz vocal français qui chante les improvisations des plus grands jazzmen. Elle s’y essaie à son tour. Avec ses deux frères, ils s’amusent à former un petit orchestre. Si bien que, pour les vacances de Pâques 1963, Robert a l’idée d’enregistrer sa fille et de confier les bandes à Denis Bourgeois, des éditions Bagatelle.
2. Les années Philips (1963–1968)
11 juillet 1963. Au Théâtre des Champs-Élysées, Brigitte Bertholier (future assistante de la jeune vedette) et Denis Bourgeois, ex-directeur artistique chez Philips devenu producteur et éditeur pour les éditions Bagatelle, auditionnent la jeune Isabelle Gall.
L’adolescente interrompt ses vacances en famille à Noirmoutier pour se présenter au micro avec cinq chansons : Parce que tu le sais, Il a le truc, Ne boude pas, Pardonnez-moi de vivre et J’entends cette musique. Bourgeois est immédiatement séduit. Il propose au père d’Isabelle de coproduire l’avenir musical de la jeune fille. Philips accepte de distribuer les disques. Mais il y a déjà une Isabelle dans la maison : Isabelle Aubret, signée deux ans plus tôt, vient de remporter l’Eurovision en 1962 avec Un premier amour. Il faudra du temps à l’adolescente pour accepter le pseudonyme qu’on lui propose : France Gall.
Le premier disque paraît le 28 novembre 1963, un EP Philips. Sur la pochette, un portrait de jeune fille en mouvement : regard franc, fond violet, cheveux châtains séparés par une demi-raie due au coiffeur Jacques Dessange. Au verso, un texte présente l’artiste : elle aime Charles Aznavour, Claude Nougaro, « les slows un peu tristes et les twisters américains ». Le disque suit la mode : deux des quatre chansons sont des adaptations françaises de succès anglo-saxons. Stand a Little Closer devient Ne sois pas si bête sous la plume de Pierre Delanoë. Hip-Huggers devient Ça va, je t’aime. J’entends cette musique est signée Jacques Datin et Robert Gall sur un air adapté de l’Adagio attribué à Albinoni. Et Pense à moi, ovni jazz signé Robert Gall et Jacques Datin, est un coup de maître pour France Gall, qui se montre très à l’aise sur un tempo à cinq temps hérité du Take Five de Paul Desmond. Le chef d’orchestre Alain Goraguer dirige les musiciens.
Le deuxième EP est enregistré le 24 février 1964 et paraît en mars 1964. Denis Bourgeois a eu une intuition qu’il qualifiera lui-même d’« heureuse » : demander à Serge Gainsbourg d’écrire pour France Gall. Gainsbourg, dont les deux premiers albums orchestrés par Goraguer ont été des échecs commerciaux, trempe sa plume dans une encre plus douce. Il signe N’écoute pas les idoles, son premier classique pour la jeune chanteuse. France Gall l’interprète en avant-première à la télévision le 12 mars 1964 dans l’émission Top à Jean-Pierre Cassel. La chanson grimpe en cinquième position du classement Salut les copains en juin 1964. L’EP atteint 225 000 exemplaires en août 1965.
Novembre 1964. Paraît un EP qui restera l’un des plus identifiés du répertoire yéyé : Sacré Charlemagne, suivi de Au clair de la lune, Nounours et Bonne nuit. Ces deux dernières chansons sont inspirées de la série télévisée pour enfants Bonne nuit, les petits. France Gall confiera plus tard combien ce disque lui pesait. Elle dira en 2001 : « Dans le cas de Sacré Charlemagne par exemple, c’était terrible pour moi de chanter ça. J’ai appelé la veille de la sortie en disant : “Stop, vous arrêtez tout !” »
20 mars 1965, Naples. Sélectionnée pour défendre les couleurs du Luxembourg sur l’impulsion des producteurs Maritie et Gilbert Carpentier, France Gall interprète à l’Eurovision Poupée de cire, poupée de son, écrite par Gainsbourg. Le rythme de cavalerie déroute les musiciens en répétition (« Serge en a eu marre et il est parti », racontera-t-elle), mais c’est précisément cette puissance qui emporte les votes. L’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche et la Finlande la plébiscitent. Aucun pays francophone ne lui accorde de point. La chanson sera éditée en Espagne (sous le titre Muñeca de cera), en Allemagne, en Italie, en Argentine, jusqu’au Japon où elle est gravée en phonétique (夢見るシャンソン人形). Le 28 mars 1965, soit huit jours après la victoire, Philips célèbre le millionième disque vendu par France Gall en un peu plus d’un an et quatre mois de carrière. Le soir même de l’Eurovision, son petit ami chanteur de l’époque (Claude François) la quitte par téléphone, raconte-t-elle en 2001.
L’EP de l’été 1965 (sortie 7 juillet) contient Attends, ou va-t’en, l’une des chansons les plus personnelles que Gainsbourg ait écrites pour France Gall. C’est la préférée de l’interprète, et la seule chanson de la période Philips qu’elle reprendra plus tard sur scène, lors du concert privé acoustique pour M6, le 22 mars 1997.
L’EP de novembre 1965, L’Amérique, contient aussi On se ressemble toi et moi, Nous ne sommes pas des anges (signée Gainsbourg) et Le temps de la rentrée, dont la musique est signée par Patrice Gall, l’un des frères jumeaux. Pendant l’été 1965, le « Grand Cirque de France Gall », un chapiteau de 4 000 places transporté par huit camions, sillonne les routes de France. Son frère Philippe tient la basse et le volant.
Février 1966, paraît Baby Pop, signée Gainsbourg. L’année 1966 confirme la cadence effrénée des EP : quarante chansons en deux ans et demi. Elle entraîne aussi une fracture. Sur l’EP de juin 1966 paraît Les Sucettes, enregistrée au studio Davout le 26 avril 1966. Les sous-entendus sexuels du texte ne se révèlent à la chanteuse qu’après l’enregistrement. En 2015, elle confiera : « Et là, j’apprends qu’il y a tout un truc là-dessus. C’était horrible, horrible ! Ça a changé mon rapport aux garçons. Ça m’a humiliée, en fait. »
Avril 1967, EP La Petite / Polichinelle / Nefertiti / Les Yeux bleus. La Petite est un duo avec Maurice Biraud, écrit par Robert Gall. Le sujet (la prédation d’un homme adulte sur une jeune fille) frappe aujourd’hui par son inconvenance. France Gall elle-même qualifiera ce duo, des années plus tard, d’« épouvantable ». Dans le même EP, Les Yeux bleus, signée Robert Gall et Claude-Henri Vic, sort du lot : un jazz aérien à la Michel Legrand, qu’on imaginerait sortie d’un tableau des Demoiselles de Rochefort.
Juillet 1967. Une grève des musiciens de studio en France délocalise l’enregistrement à Londres. Le 2 juillet, dans les nouveaux studios Chapel, David Whitaker dirige l’orchestre pour quatre titres dont Teenie Weenie Boppie, signée Gainsbourg, qui évoque sans détour le LSD. Sur le plateau de l’ORTF en octobre 1967, le présentateur déconcerté semble gêné de découvrir que France Gall, cheveux longs et pantalon taille haute, n’est plus la « toute gentille, toute mignonne, toute petite fille » qu’il connaissait. Bébé requin, mis en musique par Joe Dassin pour le même EP, devient le tube. Ce sera le dernier titre de Gainsbourg pour France Gall pendant cinq ans.
C’est probablement la partie la moins connue du public français. Sous contrat de cinq ans avec Teldec, société-mère des labels Telefunken et Decca, France Gall mène en parallèle une carrière allemande. « J’allais là-bas toutes les semaines, je faisais des télés en allemand », résumera-t-elle.
Dès l’été 1965, après son triomphe à l’Eurovision, l’Allemagne lui ouvre grand ses ondes. Elle apparaît à la télévision franco-allemande dans l’émission Rendez-vous sur le Rhin, le 28 juillet 1965, où elle chante Et des baisers puis une version allemande de Poupée de cire, poupée de son. Philips organise dès 1965 la traduction de certaines chansons (Mes premières vraies vacances, Mon bateau de nuit) que France Gall enregistre grâce aux trois ans de cours d’allemand reçus au lycée Paul-Valéry.
Il faut attendre 1967 pour que sa carrière allemande devienne un répertoire à part, composé presque exclusivement de titres qu’elle ne chante pas en France. Seize 45-tours paraîtront sous le seul nom Decca. Dès le premier disque, Die schönste Musik, die es gibt (adaptation allemande de Music to Watch Girls By) et Samstag und Sonntag, on découvre un répertoire nouveau. Au pupitre, le chef d’orchestre Werner Müller (qui signe parfois sous le pseudonyme Heinz Buchholz, ou Ricardo Santos pour l’export) accompagne la plupart des disques jusqu’en 1972.
Le grain de fantaisie qui colorait ses débuts s’est dilué dans une variété populaire plus convenue. Il y avait deux France Gall, et il importait au public de l’une de ne pas savoir qu’il existait un public pour l’autre.
4. La Compagnie (1969–1971)
À la fin de son contrat Philips en 1969, France Gall décide de prendre son indépendance. Ce n’est pas qu’une maison de disques qu’elle quitte, c’est tout un environnement artistique. Exit Denis Bourgeois et les productions Bagatelle. Père, fille et fils Gall cherchent une autre famille : ce sera La Compagnie, label fondé par Hugues Aufray et son ancien directeur artistique chez Barclay, Norbert Saada. L’idée originelle : réunir dans une atmosphère créative auteurs, compositeurs, arrangeurs et interprètes.
Et puis il y a Zozoï. 1970. Une anomalie heureuse. Le morceau est posé sur des rythmes captés à São Paulo le 28 mars 1970 à deux heures du matin par le musicien et producteur César Camargo Mariano, sur une composition de Nelson Angelo. Une pièce de jazz tropical traversée de chœurs masculins inattendus, qui ne rencontre pas son public à l’époque mais retrouve une seconde vie au gré des rééditions. Les chœurs sont assurés par la chorale Les Éléphants, créée par le chef d’orchestre Jean-Claude Petit et rejointe pour l’occasion par Norbert Saada, José Bartel, Jean Géral et Raymond Vastano.
L’aventure tourne court. La Compagnie fait faillite en 1971. France Gall, interrogée en 1996, n’aura qu’un mot pour qualifier ces deux années : « Galère. »
5. La parenthèse Atlantic et Pathé (1971, 1972, 1973)
Bernard de Bosson, patron du label : « Elle pensait qu’on était dans l’erreur, elle voulait travailler avec le tandem Jean-Michel Rivat-Frank Thomas avec qui elle avait déjà collaboré. Ça ne s’est pas fait car ils étaient déjà en contrat chez Pathé. Elle me devait encore quatre ans de contrat, mais je l’ai laissée partir […]. Elle m’a dit : “Tu verras, Bernard, je reviendrai.” »
France Gall rejoint donc Pathé, alors filiale d’EMI et label de Julien Clerc. La signature doit beaucoup à l’éditeur et manager Bertrand de Labbey, qui rappelle à France Gall un vieux complice : Serge Gainsbourg.
Mai 1972. Paraît Frankenstein / Les Petits Ballons, deux titres signés Gainsbourg avec Jean-Claude Vannier. Les Petits Ballons, chanson explicitement érotique, ne choque plus personne dans une France post-Mai 1968. Le 45-tours passe inaperçu. « Naturellement, nous avons tous été très déçus que ça ne marche pas », reconnaîtra Bertrand de Labbey. France Gall, lucide : « Je me suis rendu compte qu’il avait dit tout ce qu’il avait à dire avec moi. En fait, il ne m’a jamais connue. Ce qui l’intéressait, c’était ce qu’il projetait sur moi. »
Cette parenthèse Pathé est avant tout une période d’attente. France Gall a vingt-cinq ans, ses ventes sont confidentielles, et la collaboration ne suffit pas à consolider sa carrière. Elle a quitté l’univers familial sans avoir encore trouvé son interprète.
6. La déferlante Atlantic (1974–1981)
Tout commence dans une Austin Mini, au printemps 1973. France Gall entend à la radio Attends-moi de Michel Berger, extrait du nouvel album qu’il vient de faire paraître chez Warner. Une ballade mélancolique presque piano-voix, l’écho d’un compositeur à l’écoute des nuances harmoniques de la pop anglo-saxonne, comme un écho aux pianos américains de Randy Newman et Billy Joel.
Les deux artistes se croisent depuis leurs débuts respectifs en 1963. Ils figurent ensemble sur la « photo du siècle » de Jean-Marie Périer en 1966, mais ne se sont jamais véritablement parlé. C’est l’invitation du journaliste Jacques Ourevitch au printemps 1973, dans l’émission 5, 6, 7 sur Europe n° 1, qui permet leurs retrouvailles. France Gall y présente Plus haut que moi, Berger Écoute la musique. À l’automne 1973, Berger ouvre les portes de son studio à France Gall pour l’enregistrement de son album Chansons pour une fan. Elle pose discrètement sa voix sur Mon fils rira du rock’n’roll.
Mai 1974. La Déclaration d’amour paraît. Le titre, explicite, scelle le couple Berger/Gall à la ville comme à la scène. Le grain de beauté qu’elle portait jusqu’alors sur la pommette droite est absent de la pochette : le tournant esthétique accompagne le tournant artistique. Bernard de Bosson, patron français de Warner, raconte l’instant : « Il arrive avec France Gall et m’explique qu’il va s’occuper de sa carrière. Il me fait écouter La Déclaration d’amour et je comprends que, là, on tient quelque chose sur la durée. Je l’ai signée immédiatement. »
À l’été 1974, le couple s’envole pour Los Angeles avec un projet de comédie musicale, Angelina Dumas, inspiré par l’enlèvement de Patricia Hearst. Le projet n’aboutit pas. Quelques chansons sont sauvées et enregistrées aux Morgan Studios de Londres. Mais, aime-la et À votre avis paraissent en octobre 1974, avec à la basse Herbie Flowers (l’homme de la ligne de Walk on the Wild Side de Lou Reed).
Le 22 mai 1976, le Numéro 1 Michel Berger de Maritie et Gilbert Carpentier devient Émilie ou la Petite Sirène 1976, un conte revisité par Berger avec Frank Lipsik. Eddy Mitchell incarne le professeur de rock, Françoise Hardy la star, Rod Stewart le chanteur anglais, Patrick Bouchitey le cadreur, et France Gall joue Émilie. Des treize chansons, deux paraissent en 45-tours en juin 1976 : Ça balance pas mal à Paris (duo France Gall / Michel Berger) et Monologue d’Émilie. Le succès est immédiat, et le refrain s’installe dans le langage courant. Vidéo disponible en cliquant ici.
Avril 1977. Dancing Disco paraît. Album-concept qui suit le personnage de Maggie, vendeuse de cigarettes dans une boîte de nuit. Musique devient le tube de l’album, suivi de Si, maman si et Le Meilleur de soi-même. L’album est récompensé d’un disque d’or remis à New York dès octobre 1977 (100 000 exemplaires). Vingt-quatre ans plus tard, en octobre 2001, il sera certifié disque de platine pour 300 000 exemplaires.
Mars 1978. Viens, je t’emmène paraît en simple. Le 11 mars 1978, Numéro 1 France Gall est enregistré pour TF1. Le même jour, Claude François meurt dans son appartement du boulevard Exelmans : avant la diffusion du show, Eddy Mitchell prend la parole pour dédier ce Numéro 1 à France Gall.
Après sept ans sans véritable scène, France Gall remonte sur les planches au Théâtre des Champs-Élysées. Trois soirées de rodage en province (Moulins le 10, Montluçon le 11, Dijon le 12 avril 1978), puis la première a lieu à Paris le 14 avril 1978, et la série se poursuit jusqu’au 20 avril. Autour d’elle, quatorze musiciennes et trois danseuses : dix-huit femmes sur le plateau. « Ça ne s’est jamais fait », observe-t-elle. Près de 2 000 spectateurs chaque soir. Le double album live France Gall Live paraît en novembre 1978 chez Atlantic.
Et puis il y a Starmania. France Gall, fan des albums de Diane Dufresne, pousse Berger à rencontrer Luc Plamondon. Trois sessions d’écriture transcontinentales accouchent d’un opéra-rock que Berger appellera lui-même « opéra-rock-cyber-punk ». L’écriture est terminée à l’automne 1977. Côté casting, se distinguent l’Américaine Nanette Workman, les Québécois Diane Dufresne, Fabienne Thibeault et Claude Dubois, et côté français Daniel Balavoine que Berger et Gall ont découvert à la télévision le 29 mai 1977 chantant Lady Marlène. France Gall incarne Cristal, l’animatrice du show télévisé du même nom, amoureuse du rebelle Johnny Rockfort. Le double album sort en octobre 1978. Le simple Besoin d’amour paraît en janvier 1979 et lance les ventes à l’approche du spectacle.
En juillet 1980, Elton John téléphone au couple depuis Saint-Tropez. La star britannique vient d’entendre Il jouait du piano debout et veut un duo avec France Gall. En août 1980, le couple s’envole pour Los Angeles, retrouve Elton John et son parolier Bernie Taupin. Au Sunset Studio, deux chansons sont enregistrées avec les musiciens d’Elton John : Les Aveux et Donner pour donner. Le 45-tours paraît en octobre 1980. Donner pour donner, la face B, prend le pas sur Les Aveux et s’écoule à plus de 300 000 exemplaires.
Apache. En 1982, Michel Berger s’associe avec le producteur Patrick Vilaret pour fonder son propre label. Le nom est emprunté aux voyous des quartiers populaires du Paris de la Belle Époque, immortalisés par le film Casque d’or (1952). Apache héberge les disques du couple, quelques bandes originales (dont Tenue de soirée, musique de Gainsbourg) et les disques d’amis musiciens (Claude Engel, Jean Schultheis…). La distribution est toujours assurée par WEA / Warner.
7 janvier au 14 février 1982 : Palais des Sports. France Gall y donne sa première grande série de concerts dans une salle de 4 600 places. Berger n’est pas sur scène mais en assure la mise en scène pendant six jours de répétitions aux Studios de Shepperton à Londres en décembre 1981. Michel Bernholc est aux claviers, Carole Fredericks aux chœurs (future Fredericks Goldman Jones). Pendant la résidence, Elton John fait une apparition pour chanter Donner pour donner avec elle. L’ingénieur du son Jean-Pierre Janiaud, qui a quitté son studio Gang pour les consoles du Palais des Sports, raconte que ce soir-là, à cause d’une grève des musiciens, Elton John seul au piano lui a chanté tout son répertoire, sans qu’il puisse l’enregistrer. « J’ai raté le truc de ma vie. » Le double album live paraît en novembre 1982. L’album est certifié double disque de platine.
1983 est une année blanche, pour la première fois depuis vingt ans. Quelques chœurs sur l’album Voyou de Michel Berger, un voyage en Chine en famille, et c’est tout.
Avril 1984. Débranche ! paraît. Album-concept tourné vers les machines, la déconnexion, le rapport contemporain au temps. La pochette est signée Bettina Rheims, qui photographie France Gall en plein cri dans la lumière bleue d’un studio. Enregistré pour partie au Conway Studio à Hollywood, le disque s’appuie sur les batteries Simmons, les programmations synthétiques, la basse fidèle de Jannick Top. À la batterie, Carlos Vega (BO de Grease) ; aux machines, Michael Boddicker (synthé de Michael Jackson) et Greg Mathieson ; Bill Cuomo aux percussions programmées (l’un des artisans de Bette Davis Eyes par Kim Carnes). Les voix sont enregistrées au studio Gang à Paris : France Gall, Alain Chamfort, Claude-Michel Schönberg et Liliane « Lili » Davis aux chœurs. France Gall prend pour la première fois la plume sur la pochette intérieure pour adresser des remerciements et dédie l’album à « tous ceux qui ne m’entendent pas mais qui m’écoutent ». Cézanne peint, l’une des chansons les plus fines de la période, Hong-Kong Star, Calypso, Annie donne (dédiée à Annie Beugnon, ex-cuisinière de Coluche, alors employée du couple Berger/Gall) composent la palette. Débranche ! est certifié double platine pour 600 000 exemplaires.
1986 est une année charnière. En janvier, France Gall se rend au Sénégal pour Action Écoles, association créée par le journaliste Lionel Rotcage. Daniel Balavoine s’y était impliqué et est mort le 14 janvier 1986 lors du Paris-Dakar. Sur place, France Gall rencontre dans une case un bébé de deux mois et sa mère, qui lui propose de le lui confier. La famille gardera Babacar, et France Gall veillera à leur avenir au Sénégal. Interrogée par Paris Match en 2018, Fatou, la mère de Babacar, nuancera cette version : selon elle, l’idée d’adoption n’avait jamais été sérieusement envisagée.
Le 3 avril 1987 paraît l’album Babacar. La pochette, photographiée par Bertrand Crouzat, montre France Gall en contre-plongée. L’album est enregistré entre septembre 1986 et janvier 1987 avec une équipe rapprochée : Claude Engel à la guitare, Jannick Top à la basse, Claude Salmiéri à la batterie, Serge Perathoner aux synthés, Patrick Bourgoin au saxophone. Michel Berger reprend le piano, banni de Débranche !. Laurent Voulzy se glisse aux chœurs sur Dancing Brave, et Jean-Jacques Goldman sur J’irai où tu iras. Neuf chansons composent l’album. Cinq titres sont extraits en simple : Babacar (mars 1987), Ella, elle l’a, Évidemment (mars 1988), Papillon de nuit (septembre 1988), La Chanson d’Azima (mars 1989).
Babacar est certifié disque de diamant, soit un million d’exemplaires vendus selon le SNEP. Évidemment, écrite après la mort de Balavoine, est dédiée à Corinne « Coco » Barcessat, sa dernière compagne. Ella, elle l’a, hommage à Ella Fitzgerald, devient le plus gros tube international de la période Berger.
12 novembre au 6 décembre 1988 : retour au Zénith, dans le quartier nouvellement bâti autour de la Géode et de la Cité des sciences. La proposition de chanter à Bercy avait été faite mais France Gall avait préféré le Zénith, plus à la mesure de son envie. Mise en scène circulaire imaginée par Michel Berger (assisté de Corinne Barcessat) : le public peut monter sur scène. Onze musiciens, deux choristes, et l’apparition à mi-parcours des Phenix Horns, la section cuivre du groupe Earth, Wind and Fire. Pour Babacar, le percussionniste sénégalais Doudou N’diaye Rose (futur « Trésor humain vivant » pour l’UNESCO) rejoint la scène. Le double album Le Tour de France paraît en novembre 1988.
Après cette tournée, France Gall décide de s’arrêter. Elle achète une maison sur l’île sénégalaise de N’gor, sans électricité, accessible en pirogue. De 1989 à 1992, les apparitions médiatiques sont triées sur le volet. Quelques duos télé pour Michel Drucker (avec Francis Cabrel, avec Yves Montand). La disparition de Robert Gall en 1990 ébranle la chanteuse. Elle prête deux chœurs à Michel Berger sur son album Ça ne tient pas debout (1990).
2 août 1992, à Ramatuelle. Michel Berger meurt d’une crise cardiaque, à la suite d’une partie de tennis dans sa villa. Double Jeu, sorti deux mois plus tôt, est son dernier disque.
Superficiel et léger / Bats-toi paraît en simple en octobre 1992, deux mois après le décès. Trois mois après le drame, France Gall part en Afrique du Sud avec Jean-Marie Périer pour le tournage du clip de Superficiel et léger. Et, contre toute attente, elle décide de tenir l’engagement de Bercy. Initialement prévu du 1er au 6 juin 1993, il doit être reporté à la suite d’un cancer du sein dont elle parle publiquement à la presse mi-mai. Le report est accueilli par une vague d’émotion et une tribune dans Elle, signée Alix de Saint-André : « Toutes avec France Gall ! » Les 55 000 billets sont reportés aux 10, 11, 12, 22, 23, 24 et 25 septembre 1993.
Bercy 1993. France Gall, seule pour la première fois aux commandes d’un spectacle. Elle qu’on surnommait « le petit caporal » devient « capitaine ». Le concert est en deux parties : l’une électrique (publiée sur Rebranchée à Bercy en janvier 1994), l’autre acoustique (Débranchée à Bercy, octobre 1993). Elle puise dans ses succès et dans le répertoire de Michel Berger, dont elle livre une version dépouillée de Quelques mots d’amour. Pour La minute de silence, chanson écrite par Berger en 1983 pour son album Voyou, elle demande au public de remplacer les applaudissements par le silence. C’est un geste que Berger lui-même avait fait au Zénith en 1986, en hommage à Balavoine.
27 septembre au 1er octobre 1994 : France Gall investit la salle Pleyel, à peine rouverte à la chanson après vingt ans réservés à la musique classique. Elle est l’une des premières artistes de variété à fouler à nouveau le plateau. Autour d’elle, un entourage renouvelé : l’orientation new jack (fusion américaine du R’n’B et du hip-hop) qu’elle veut donner à l’œuvre de Berger fait partir l’équipe historique. « Il fallait que ce soit eux qui partent pour qu’on se sépare et que je puisse évoluer vers autre chose, mais j’ai beaucoup pleuré. » Elle s’entoure des Gosbos, jeunes danseurs et chanteurs imprégnés de culture hip-hop. Le 45-tours Les Princes des villes (chanson de Michel Berger initialement parue sur Voyou en 1983) sort en novembre 1994, remixé aux studios Paisley Park de Prince. L’intégrale du concert ne paraîtra qu’en 2004, dans le coffret Évidemment.
27 mars 1996. Paraît son dernier album studio, France. Conçu pendant un séjour de plusieurs mois à Los Angeles dans une grande maison ayant appartenu à l’actrice et chanteuse Doris Day, le disque est entièrement composé de chansons de Michel Berger : six issues du répertoire France Gall, trois reprises Berger déjà chantées à Bercy, et cinq interprétations inédites parmi lesquelles La légende de Jimmy, À quoi il sert, Que l’amour est bizarre, Lumière du jour et Privée d’amour. France Gall y travaille avec plusieurs producteurs dont le bassiste Marcus Miller, et passe du temps aux studios Record Plant à Hollywood et chez Prince à Paisley Park. Sa voix est plus grave qu’à l’accoutumée. C’est, dit-elle, son timbre « naturel » : « Michel me faisait chanter dans le ton dans lequel il composait, qui était toujours trop haut pour moi ! » Le clip de Plus haut (chanson initialement parue sur Paris, France en 1980) est confié à Jean-Luc Godard, qui accepte la commande à condition d’avoir carte blanche. Diffusé sur les chaînes musicales en mars 1996, c’est un manifeste pour l’art. France dépasse les 300 000 exemplaires vendus.
15 novembre 1996, Olympia. France Gall y donne le premier de ses derniers concerts. À ses côtés : Kamil Rustam, déjà guitariste du Zénith 1984, David Sancious (clavier de Bruce Springsteen), Michael Bland et Sonny Thompson (batteur et bassiste de Prince), Keith John (chœurs venu de chez Stevie Wonder) et Reggie Calloway. Alain Morel, dans Le Parisien : « En une heure et demie de funk flamboyant, de rhythm and blues étourdissant, France Gall a revisité son patrimoine. […] Elle donne son premier vrai concert. »
22 mars 1997, plateaux de la Plaine Saint-Denis. Concert privé acoustique pour M6, à la manière des unplugged de MTV. Les mêmes musiciens, débranchés. Des titres absents depuis longtemps des tournées sont interprétés avec une délicatesse fervente : Musique, Mais, aime-la, Viens, je t’emmène. L’émotion atteint son sommet quand Charles Aznavour rejoint la scène pour un duo sur La Mamma, chanson écrite en son temps par Robert Gall : « Je suis redevenue une petite fille quand j’ai chanté La Mamma avec Charles. Autour de nous, il y avait l’âme de mon père qui l’a écrite, et celle de ma grand-mère qui l’a inspirée. »
Le double album Concert public / Concert privé paraît en avril 1997.
Ce sera son dernier concert.
En août 2000, France Gall reviendra ponctuellement à l’Olympia pour interpréter en duo avec Johnny Hallyday Quelque chose de Tennessee, écrite par Michel Berger.
Pour conclure
Trente-cinq ans de carrière, sept maisons de disques, des dizaines de pochettes parfois oubliées, et une voix qui a su se renouveler à chaque décennie. La discographie de France Gall n’est pas linéaire : elle comporte des succès retentissants, des disques confidentiels, une carrière allemande quasi clandestine, des labels disparus. Le livre de Norman Barreau-Gély a ce mérite de tout restituer, sans hiérarchie. Les pochettes proviennent de la collection patiemment constituée par Pascal Derolez et poursuivie par son neveu Stéphane Lumbroso, fondateur du site francegallcollection.fr.
France Gall Collection fête 5 ans d’archives consacrées à l’œuvre de France Gall.
Le 14 mars 2021 naissait France Gall Collection. 5 ans plus tard, le site continue de grandir, porté par la même idée simple : préserver, documenter et transmettre l’œuvre de France Gall.
France Gall Collection est un espace entièrement consacré à cette mémoire. Le projet s’appuie sur la collection constituée pendant des années par mon oncle Pascal Derolez, passionné discret et exigeant, dont je poursuis aujourd’hui la conservation et la transmission. Disques, images, archives et documents y racontent une histoire collective, fidèle aux sources et respectueuse des œuvres. Un projet indépendant, sans vocation commerciale, pensé comme un lieu de mémoire vivant pour que l’œuvre de France Gall continue de se transmettre au-delà du temps.
Depuis l’ouverture du site, le travail d’archivage n’a cessé de s’enrichir.
Aujourd’hui, France Gall Collection rassemble près de 900 pages consacrées aux disques, des albums aux compilations, des vinyles aux CD et aux K7, ainsi que de nombreux contenus autour des spectacles et des enregistrements live. À cela s’ajoutent 445 articles de presse retranscrits intégralement, ainsi que des centaines de photographies et de vidéos qui documentent le parcours artistique de France Gall.
Chaque document présenté sur le site provient directement de la collection de France Gall Collection. Les disques sont scannés dans leur intégralité : pochettes recto verso, livrets, tranches, labels et détails des éditions. Les articles de presse sont également scannés et retranscrits depuis les documents originaux. Rien ne provient de sources externes : l’objectif est de montrer les objets tels qu’ils existent réellement dans la collection, dans une démarche documentaire fidèle.
En 5 ans, le site a été visité par plus de 145 000 personnes et les pages ont été consultées plus de 522 000 fois. Autour du site, une communauté d’environ 35 000 personnes s’est également constituée sur les réseaux sociaux / Facebook, Instagram et YouTube / et près de 500 abonnés suivent la newsletter mensuelle.
France Gall Collection est aussi un projet en mouvement. La recherche de nouveaux disques, documents et archives se poursuit en permanence. En moyenne, 3 nouveaux disques ou articles sont publiés chaque semaine, au fil des découvertes et des acquisitions. La collection continue de s’enrichir, avec toujours la même exigence : documenter les œuvres, préserver les objets et partager cette mémoire.
Cet anniversaire est donc avant tout l’occasion de dire merci.
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Cinq ans après son ouverture, France Gall Collection poursuit la même mission : préserver, documenter et transmettre. Et l’histoire continue de s’écrire, page après page.
Découvrez la saga de France Gall à travers les archives de Télé Poche, un magazine qui l’a souvent mise à l’honneur. Une plongée dans l’histoire de la presse télévisée et ses souvenirs d’époque.
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Avec une telle richesse d’archives, j’ai décidé de lancer, de temps à autre, une newsletter spéciale consacrée à la presse, même si certains articles peuvent parfois comporter des approximations ou des récits à nuancer.
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Télé Poche est un magazine hebdomadaire français consacré aux programmes télévisés, lancé en 1966. Il se distingue par son format compact et son contenu structuré en quatre sections principales : le magazine, les programmes, les dossiers pratiques et une rubrique dédiée à l’humour et aux jeux. Au fil des années, Télé Poche a su s’imposer comme une référence incontournable dans la presse télévisée française. Il propose non seulement des grilles de programmes détaillées pour la télévision numérique terrestre, le câble et le satellite, mais aussi des articles sur les coulisses des émissions, des interviews exclusives de célébrités, ainsi que des conseils pratiques en matière de décoration, cuisine, jardinage et bien-être .
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En partenariat avec les Éditions E/P/A, France Gall Collection vous permet de jouer et de tenter de gagner* le livre “France Gall L’Intégrale, l’histoire de tous ses disques” par Norman Barreau-Gély, ainsi que le Best Of “Plus Haut”, proposé par France Gall Collection.
2 exemplaires 1CD Best Of “Plus haut” de France Gall paru le 8 novembre 2024 qui regroupe 18 titres édités entre 1974 et 2024 avec un titre inédit La prisonnière.
1 exemplaire 2 vinyles Best Of “Plus haut” de France Gall paru le 8 novembre 2024 qui regroupe 18 titres édités entre 1974 et 2024 avec un titre inédit La prisonnière.
3 exemplaires France Gall, l’intégrale, paru le 14 juin 2023, le livre référence de l’histoire des disques de France Gall illustré avec les pochettes de France Gall Collection.
*Conditions Générales d’Utilisation du Jeu-Concours Calendrier de l’Avent France Gall Collection
Article 1 : Organisation du jeu
Le jeu-concours Calendrier de l’Avent France Gall Collection est organisé par France Gall Collection, en partenariat avec les Éditions E/P/A. Ce concours se déroule exclusivement sur la page Facebook officielle de France Gall Collection, du 1er au 24 décembre 2024. Chaque jour, une question portant exclusivement sur les chansons de France Gall sera publiée pour permettre aux participants de tenter de gagner un lot.
Article 2 : Participation
Le jeu est ouvert à toute personne physique majeure résidant en France Métropolitaine, à l’exception des mandataires sociaux, représentants, associés, employés (en ce compris les membres de leurs familles) de l’Organisateur et de toutes sociétés ayant directement ou indirectement participé à la conception, la réalisation ou la promotion du jeu. Toute participation d’une personne mineure de moins de dix-huit (18) ans n’est pas autorisée et ne sera pas prise en compte.
Pour participer et avoir une chance d’être tiré au sort lorsqu’un cadeau est mis en jeu, les participants doivent : 1. Avoir un compte Facebook personnel configuré en mode public. 2. Être abonné à la Page Facebook de France Gall Collection. 3. Liker le post du jour. 4. Partager le post du jour.
Ces conditions sont nécessaires pour être éligible au tirage au sort et remporter un lot lorsque un cadeau est à gagner. Cette promotion n’est pas associée, gérée ou sponsorisée par Facebook.
Le jeu est gratuit et sans obligation d’achat.
Article 3 : Déroulement du jeu
Le jeu se compose de 24 questions qui seront publiées chaque jour sur la page Facebook de France Gall Collection entre le 1er et le 24 décembre 2024. Les questions porteront exclusivement sur les chansons de France Gall. Les participants doivent répondre correctement à la question du jour pour être éligibles à gagner les lots. Une seule participation par jour et par personne est autorisée. Les réponses doivent être soumises directement via les publications du jeu sur la page Facebook de France Gall Collection.
Article 4 : Description des lots à gagner
Les lots à gagner sont les suivants :
• CD : Plus Haut (Compilation – 1 CD), le Best Of de France Gall, incluant la chanson inédite La Prisonnière. (2 exemplaires mis en jeu)
• Livre : France Gall L’Intégrale, l’histoire de tous ses disques par Norman Barreau-Gély. (3 exemplaires mis en jeu)
• Vinyle : Plus Haut (Compilation – 2 Vinyles), le double album Best Of de France Gall, incluant la chanson inédite La Prisonnière. (1 exemplaire mis en jeu)
Article 5 : Désignation des gagnants
Du 1er au 24 décembre, une question sera posée chaque jour. Certaines de ces questions permettront de gagner un lot. Les gagnants seront tirés au sort parmi les participants ayant répondu correctement aux questions liées aux lots, en donnant le titre exact de la chanson demandé, sans faute d’orthographe. Une seule réponse est autorisée par participant. Les résultats seront annoncés sur cette même page à partir du 2 janvier 2025.
Article 6 : Remise des lots
Les lots seront envoyés par voie postale. Les livres seront envoyés directement par Les Éditions E/P/A, tandis que les disques seront envoyés par France Gall Collection. Les gagnants seront contactés à partir du 2 janvier 2024 pour connaître l’adresse d’expédition de leur lot. Les frais d’envoi sont pris en charge par Les Éditions E/P/A et France Gall Collection. Aucun lot ne pourra être remis en main propre ni sous forme de somme d’argent.
Article 7 : Acceptation des conditions
En participant au concours, les participants acceptent pleinement les conditions générales d’utilisation. France Gall Collection se réserve le droit d’annuler ou de modifier le concours à tout moment, pour toute raison, sans préavis.
Article 8 : Protection des données personnelles
Les données personnelles collectées dans le cadre de ce jeu-concours seront utilisées exclusivement pour le tirage au sort et la remise des lots. Conformément à la législation en vigueur, chaque participant dispose d’un droit d’accès, de rectification et d’opposition à ses données personnelles.
Article 9 : Responsabilité
France Gall Collection décline toute responsabilité en cas de perte, vol, ou tout autre incident lié à l’envoi ou à la réception des lots. Toute participation frauduleuse ou tentative de triche entraînera l’annulation de la participation.
Article 10 : Loi applicable
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Pour les 50 ans de la collaboration France Gall et Michel Berger, Warner Music France lance le Best Of Plus haut en CD simple, double vinyle, édition 3 CD, et vinyle 10 titres.
Communiqué de presse / France Gall reste aujourd’hui une artiste hors norme, ayant marqué la pop française à tout jamais. Sa carrière prend une autre dimension en 1974, année marquant le début de sa collaboration mythique avec Michel Berger.
Ce Best Of inclut, en plus des chansons emblématiques, des morceaux comme Musique, Besoin d’amour (issu de l’Opéra Rock Starmania), Tout pour la musique et un inédit de 1974 : La prisonnière. Ce titre, enregistré au début de la rencontre artistique entre France Gall et Michel Berger, faisait partie d’un projet de comédie musicale, Angelina Dumas, dont certains thèmes réapparaîtront dans Starmania. Avec ses arrangements magnifiques, La prisonnière rivalise avec les classiques de Gall des années 70.
Avec des millions de disques vendus dans le monde et des concerts à guichets fermés, la carrière de France Gall, de ses albums des années 70 à 90 (Dancing Disco, Paris, France, Tout pour la musique, Débranche !, Babacar, Double Jeu en duo avec Michel Berger, et France en 1996), traverse les époques. En 2015, elle se réinvente en co-écrivant la comédie musicale Résiste, pour le plus grand plaisir du public.
France Gall demeure une figure incontournable de la musique française, son héritage musical influençant encore aujourd’hui de nombreux artistes et inspirant les nouvelles générations.
France est le dernier album studio de France Gall.
Après avoir remporté le concours de l’Eurovision en 1965, France Gall a obtenu la Victoire de la Musique de l’Artiste interprète féminine de l’année en 1987, puis celle de l’Artiste s’exportant le mieux à l’étranger en 1988 (avec 500 000 exemplaires vendus du titre Ella, elle l’a, qui a atteint la première place en Allemagne). Elle fut d’ailleurs nommée « Artiste de l’année » en Allemagne cette même année.
France Gall était également une personne engagée. Elle a fait partie intégrante des Restos du Cœur de Coluche. Au milieu des années 80, elle a lancé avec Michel Berger et leur ami Daniel Balavoine l’association Action École pour lutter contre la famine au Mali. Elle a aussi participé au projet Chanteurs sans Frontières pour l’Éthiopie et fut marraine de l’association Droit de Cité en 1993, ainsi que marraine de l’association Cœur de Femmes en 2006.
Elle fut faite Chevalier de la Légion d’honneur en 2013 et Officier de l’ordre national du Mérite en 2017.
Il jouait du piano debout Musique Ça balance pas mal à Paris Comment lui dire Si maman si Samba mambo Ce soir je ne dors pas Dancing disco La déclaration d’amour Viens je t’emmène La chanson de Maggie Mais aime-la Le meilleur de soi-même Je l’aimais La tendresse des mots Quand on est enfant Besoin d’amour La mort douce Monopolis Quand on n’a plus rien à perdre (France Gall & Daniel Balavoine) La prisonnière (Inédit)
Ella, elle l’a Résiste Tout pour la musique Bébé comme la vie Plus d’été Donner pour donner (France Gall & Elton John) Amor tambien Diego libre dans sa tête Débranche Calypso Hong-Kong star Cézanne peint Babacar Papillon de nuit Évidemment La seule chose qui compte Les accidents d’amour La fille de Shannon C’est bon que tu sois là
Plus haut (Version album France) Laissez passer les rêves (France Gall & Michel Berger) J’ai besoin de vous Savoir vivre La chanson d’Azima La légende de Jimmy Superficiel et léger (France Gall & Michel Berger) Les élans du cœur (France Gall & Michel Berger) Message personnel Bats toi (France Gall & Michel Berger) Lumière du jour Jamais partir (France Gall & Michel Berger) Le paradis blanc (Live à Bercy, 1993) La minute de silence (Live à Bercy, 1993) Quelques mots d’amour (Live à Bercy, 1993) Quelque chose de Tennessee (Live à l’Olympia, 2000) (France Gall & Johnny Hallyday) Les uns contre les autres (Live à la salle Pleyel, 1994)
Enregistrée en 1974, “La prisonnière” est une chanson inédite de France Gall, créée pour un projet de comédie musicale intitulé Angelina Dumas.
Ce projet, développé en collaboration avec Michel Berger, témoignait déjà de leur créativité musicale et de leur alchimie artistique, posant ainsi les premières pierres de leur future collaboration légendaire.
Pour célébrer les 50 ans de cette extraordinaire collaboration Gall-Berger, Warner Music France dévoile le 8 novembre 2024 le Best Of Plus haut, disponible en plusieurs éditions : CD simple, double vinyle de 18 titres, ainsi qu’une édition 3 CD regroupant 57 titres et une version vinyle 10 titres.
ÉCOUTEZ UN EXTRAIT DE LA PRISONNIÈRE DE FRANCE GALL
Il jouait du piano debout Musique Ça balance pas mal à Paris Comment lui dire Si maman si Samba mambo Ce soir je ne dors pas Dancing disco La déclaration d’amour Viens je t’emmène La chanson de Maggie Mais aime-la Le meilleur de soi-même Je l’aimais La tendresse des mots Quand on est enfant Besoin d’amour La mort douce Monopolis Quand on n’a plus rien à perdre (France Gall & Daniel Balavoine) La prisonnière (Inédit)
Ella, elle l’a Résiste Tout pour la musique Bébé comme la vie Plus d’été Donner pour donner (France Gall & Elton John) Amor tambien Diego libre dans sa tête Débranche Calypso Hong-Kong star Cézanne peint Babacar Papillon de nuit Évidemment La seule chose qui compte Les accidents d’amour La fille de Shannon C’est bon que tu sois là
Plus haut (Version album France) Laissez passer les rêves (France Gall & Michel Berger) J’ai besoin de vous Savoir vivre La chanson d’Azima La légende de Jimmy Superficiel et léger (France Gall & Michel Berger) Les élans du cœur (France Gall & Michel Berger) Message personnel Bats toi (France Gall & Michel Berger) Lumière du jour Jamais partir (France Gall & Michel Berger) Le paradis blanc (Live à Bercy, 1993) La minute de silence (Live à Bercy, 1993) Quelques mots d’amour (Live à Bercy, 1993) Quelque chose de Tennessee (Live à l’Olympia, 2000) (France Gall & Johnny Hallyday) Les uns contre les autres (Live à la salle Pleyel, 1994)
Un nouveau Best Of de France Gall sortira le 8 novembre prochain, disponible en 3 CD, double vinyle, CD simple et vinyle simple.
Le 8 novembre prochain, les fans de France Gall pourront découvrir une nouvelle compilation Best Of.
Ce projet inédit intitulé Plus haut, sera disponible en plusieurs formats, incluant un coffret de trois CD, un double vinyle, un CD simple et un vinyle simple, offrant ainsi aux amateurs de musique un large choix pour savourer ou redécouvrir les plus grands succès de France Gall. Mais ce n’est pas la seule raison pour laquelle cette compilation promet d’attirer l’attention : elle contiendra également un morceau totalement inédit, intitulé “La prisonnière”, qui n’a jamais été publié auparavant.
Enregistrée en 1974, “La prisonnière” a été conçue dans le cadre d’un projet de comédie musicale intitulé Angelina Dumas, sur lequel France Gall et Michel Berger, travaillaient à cette époque.
Ce projet, né durant l’été 1974 alors que le couple se trouvait à Los Angeles, s’inspirait d’un événement marquant de l’actualité américaine : l’enlèvement de Patricia Hearst, héritière d’un grand empire médiatique. Patricia Hearst avait été kidnappée par un groupe révolutionnaire avant de rejoindre ses ravisseurs dans une série de braquages, créant ainsi un choc médiatique et suscitant un large débat sur le conditionnement et la manipulation. L’enlèvement de Patricia Hearst et son comportement ultérieur furent une source d’inspiration pour Michel Berger, qui imagina avec France Gall ce spectacle musical, lequel n’a cependant jamais vu le jour.
Même si le projet Angelina Dumas n’a jamais été finalisé, quelques morceaux enregistrés à cette occasion ont tout de même été révélés au public. En octobre 1974, Atlantic Records publia deux chansons, “Mais, aime-là” et “À votre avis“, qui avaient été enregistrées à Londres et sauvées du projet initial. Parmi ces titres, “Mais, aime-là” se distingue particulièrement. Ce morceau, apprécié pour son rythme entraînant, avait permis à France Gall de maintenir l’intérêt de son public en attendant la sortie de l’album sur lequel Michel Berger travaillait. Ces deux chansons témoignent de l’alchimie artistique et personnelle qui unissait France Gall et Michel Berger, un duo qui a marqué la scène musicale française durant de nombreuses années.
Outre l’inclusion de la chanson inédite “La prisonnière”, ce Best Of de France Gall comprendra bien sûr ses plus grands succès, retraçant une carrière d’exception. On retrouvera les classiques tels que “Ella, elle l’a”, ou encore “Il jouait du piano debout”, qui ont marqué plusieurs générations. Cette rétrospective musicale sera accompagnée des photographies réalisées par la photographe Kate Barry, qui apportent une touche visuelle unique à cette compilation.
Kate Barry, née en 1967 et décédée en 2013, était une photographe franco-britannique de renom. Fille de la célèbre chanteuse et actrice Jane Birkin et du compositeur britannique John Barry, Kate Barry était également la demi-sœur des actrices Charlotte Gainsbourg et Lou Doillon.
Dès le début de sa carrière, elle a su se faire un nom dans le milieu artistique et de la mode grâce à son talent pour capturer des portraits sensibles et épurés, empreints d’une grande intimité. Son travail a été largement publié dans des magazines prestigieux tels que Vogue, Elle ou encore Le Figaro Magazine. Ses photographies étaient souvent saluées pour leur capacité à dévoiler une profondeur émotionnelle chez les sujets qu’elle photographiait, qu’il s’agisse d’artistes, d’acteurs ou de musiciens.
Les clichés réalisés par Kate Barry pour cette compilation de France Gall seront donc une véritable valeur ajoutée pour les collectionneurs et les amateurs de l’œuvre de la chanteuse. Ces photographies témoignent du talent de la photographe à saisir des moments de grâce, dans une esthétique à la fois sobre et délicate, mettant en avant la personnalité des artistes qu’elle capturait.
Outre son œuvre photographique, Kate Barry était également reconnue pour son engagement personnel dans des actions caritatives. Ayant elle-même surmonté des problèmes de dépendance durant sa jeunesse, elle s’était impliquée dans la lutte contre les addictions, cherchant à sensibiliser et à soutenir les personnes en difficulté. Cet engagement humanitaire et sa propre histoire ajoutent une dimension supplémentaire à son travail, imprégné de sensibilité et de compassion.
Ainsi, cette nouvelle compilation de France Gall, enrichie par la redécouverte d’une chanson inédite et sublimée par les photographies de Kate Barry, s’annonce comme un hommage à deux grandes artistes. D’un côté, France Gall, dont les chansons continuent de résonner dans le cœur du public, et de l’autre, Kate Barry, dont les clichés rappellent la fragilité et la beauté des moments suspendus. Ce Best Of sera non seulement un voyage musical, mais aussi une plongée visuelle dans l’univers de deux femmes talentueuses.e.
Il jouait du piano debout Musique Ça balance pas mal à Paris Comment lui dire Si maman si Samba mambo Ce soir je ne dors pas Dancing disco La déclaration d’amour Viens je t’emmène La chanson de Maggie Mais aime-la Le meilleur de soi-même Je l’aimais La tendresse des mots Quand on est enfant Besoin d’amour La mort douce Monopolis Quand on n’a plus rien à perdre (France Gall & Daniel Balavoine) La prisonnière (Inédit)
Ella, elle l’a Résiste Tout pour la musique Bébé comme la vie Plus d’été Donner pour donner (France Gall & Elton John) Amor tambien Diego libre dans sa tête Débranche Calypso Hong-Kong star Cézanne peint Babacar Papillon de nuit Évidemment La seule chose qui compte Les accidents d’amour La fille de Shannon C’est bon que tu sois là
Plus haut (Version album France) Laissez passer les rêves (France Gall & Michel Berger) J’ai besoin de vous Savoir vivre La chanson d’Azima La légende de Jimmy Superficiel et léger (France Gall & Michel Berger) Les élans du cœur (France Gall & Michel Berger) Message personnel Bats toi (France Gall & Michel Berger) Lumière du jour Jamais partir (France Gall & Michel Berger) Le paradis blanc (Live à Bercy, 1993) La minute de silence (Live à Bercy, 1993) Quelques mots d’amour (Live à Bercy, 1993) Quelque chose de Tennessee (Live à l’Olympia, 2000) (France Gall & Johnny Hallyday) Les uns contre les autres (Live à la salle Pleyel, 1994)
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Dans « France Gall, l’intégrale », Norman Barreau-Gély raconte la chanteuse et la femme à travers ses pochettes de disques. Le cadeau de Noël idéal pour ses fans.
Vous avez choisi de raconter la carrière de France Gall à partir des pochettes de ses disques, ce qui est une première.
Cela a été possible grâce à la complicité d’un collectionneur qui possède des pressages rarissimes qu’il a retrouvés dans le monde entier. Beaucoup l’ignorent, mais dans les années 60, en particulier grâce à sa victoire à l’Eurovision, France Gall a connu un succès international.
Elle n’a pas encore 16 ans quand elle enregistre son premier 45 tours.
Robert, son père, qui est parolier, fait écouter à l’un de ses amis éditeurs, Denis Bourgeois, la voix de sa fille qui, pour le plaisir, a fredonné quelques refrains devant un magnétophone amateur. Il trouve son timbre intéressant et en parle à un directeur de la maison de disques Philips. Une audition est immédiatement suivie de l’enregistrement d’un premier 45 tours. Un seul bémol : il y a déjà plusieurs « Isabelle » sous contrat, à commencer par Isabelle Aubret. C’est ainsi qu’Isabelle Gall devient France Gall.
Le succès est immédiat.
En écoutant la voix haut perchée, assez acidulée mais très juste de cette adolescente, Daniel Filipacchi décide de faire de « Ne sois pas si bête » le chouchou de la semaine de son émission « Salut les copains ». Le 45 tours s’arrache alors dans les magasins.
France, surprise par ce succès immédiat, imagine-t-elle ce qui va suivre?
À un journaliste qui lui demande « Combien de temps pensez-vous durer ? », elle répond : « Je ne sais pas, peut-être cinq ans … » À l’issue de l’interview, son producteur, furieux, lui donne une gifle. Elle ne doit pas dire des choses comme ça ! Autrement dit, quand on est une poule aux œufs d’or, on doit en faire profiter son entourage au maximum !
Cette notoriété soudaine bouleverse son quotidien.
Elle doit renoncer, en particulier, aux vacances d’été dans la maison familiale de l’île de Noirmoutier. Au lieu de retrouver ses copines et de bronzer sur la plage, elle passe d’une ville à l’autre et chante le soir, sous des chapiteaux de fortune, dans des conditions techniques parfois très précaires.
Sa notoriété augmente un peu plus encore en 1964 avec « Sacré Charlemagne », dont les ventes dépassent le million d’exemplaires.
Après avoir enregistré cette chanson, elle a supplié ses producteurs de ne pas la sortir. Elle la trouvait presque ridicule. Ils sont passés outre. Elle a mesuré le succès de ce refrain en rentrant un soir dans l’immeuble de ses parents où elle vivait alors. Dans le hall d’entrée, une fan avait écrit sur une glace « Vive Charlemagne ! ».
Elle fait ensuite la connaissance de Serge Gainsbourg.
Ce sont Maritie et Gilbert Carpentier, producteurs à Radio Luxembourg, qui ont l’idée de les réunir. La notoriété de Gainsbourg se limite alors à des chansons qu’il écrit pour la jeune génération. C’est ainsi qu’elle enregistre « Poupée de cire, poupée de son ».
Elle est aussitôt sélectionnée pour représenter le Luxembourg au Grand Prix Eurovision de la chanson de 1965, à Naples.
Les répétitions débutent très mal. Les musiciens refusent de jouer une partition qu’ils jugent plus violente que les titres habituels. Alain Goraguer, le chef d’orchestre, parvient à les faire changer d’avis. Le soir, après sa prestation, France va tranquillement boire un lait fraise dans un café voisin. Persuadée qu’elle terminera dans les dernières places, elle ne suit pas le comptage des points. Soudain, un assistant déboule, essoufflé. Elle a gagné, elle doit revenir sur le plateau ! Sur des images où elle arrive presque en courant, la surprise se lit sur son visage.
Gainsbourg va signer ensuite la chanson « Les sucettes », qu’elle a enregistrée sans mesurer le double sens des paroles.
Serge, en quête d’une idée, l’interroge sur sa vie. En le vouvoyant – elle ne l’a jamais tutoyé -, elle lui raconte qu’elle vient de passer quelques jours à Noirmoutier où, en sortant de la plage, elle a acheté une sucette à l’anis. Quand, plus tard, elle a compris ce qu’on lui avait fait chanter, elle a éprouvé le sentiment d’être trahie par un homme à qui elle faisait une confiance totale.
Sans Michel Berger, elle aurait arrêté de chanter à la fin des années 60.
Elle ne voulait plus être « La petite », à l’image du titre d’un duo avec Maurice Biraud qui, en 1969, était une star, mais aussi un ami de son père ! En écoutant Michel Berger à la radio dans sa voiture, elle éprouve immédiatement le sentiment qu’il est le compositeur de sa vie. Elle va avoir bien du mal à le convaincre de lui écrire des chansons, mais après la sortie de « La déclaration d’amour », aucun des deux ne l’a regretté.
Ils se sont mariés dans la plus grande discrétion.
Ils ne voulaient pas être considérés comme « un couple du show-business ». S’ils cultivaient l’exposition artistique quand c’était nécessaire, ils refusaient toute forme d’exposition publique. Michel était discret par nature, et France, projetée dans la lumière trop jeune à son goût, l’est devenue à son tour.
Ils ont ainsi mené la vie quotidienne de Monsieur et Madame Tout-le-monde.
L’harmonie a été parfaite, et pas seulement parce qu’ils partageaient les mêmes valeurs. France a assuré le quotidien, tandis que Michel a passé de longues journées, et même des soirées, au piano. Impossible lorsqu’il composait de faire le moindre bruit dans la maison ou d’organiser un goûter avec les copains des enfants !
L’apport de France a également été artistique.
Après avoir entendu Diane Dufresne chanter « L’homme de ma vie », elle a conseillé à Michel de téléphoner à Luc Plamondon pour lui demander de travailler avec lui sur l’écriture de « Starmania ». On connaît la suite !
Après la mort de Michel, il y a eu la disparition de Pauline, sa fille. Deux épreuves quasiment impossibles à traverser moralement.
Elle y est parvenue avec un courage qui mérite admiration et respect. Elle a choisi de s’installer au Sénégal où elle avait connu Babacar et elle y a acheté un restaurant. Elle a confié à ses proches qu’elle avait décidé de quitter la France pour se ressourcer et prendre du temps pour elle et pour sa famille. Son ultime bonheur.
Magazine : SoirMag Site de Soir Mag Propos recueillis par Jacques Pessis Date : 20 décembre 2023 Numéro : 4774
France Gall l’intégrale / L’histoire de tous ses disques
Editions EPA Format : 218 x 279 mm 240 pages, plus de 250 illustrations En librairie le 14/06/2023