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France Gall va vous émouvoir avec Babacar

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France Gall : Son regard rieur s'assombrit, son visage d'enfant fragile se fige, sa gorge se noue quand elle évoque Babacar, ce bébé du Sénégal qu'une mère lui offrit en janvier 1986 dans un village de brousse.
France Gall : Son regard rieur s'assombrit, son visage d'enfant fragile se fige, sa gorge se noue quand elle évoque Babacar, ce bébé du Sénégal qu'une mère lui offrit en janvier 1986 dans un village de brousse.
France Gall va vous émouvoir avec Babacar

Son regard rieur s’assombrit, son visage d’enfant fragile se fige, sa gorge se noue quand elle évoque Babacar, ce bébé du Sénégal qu’une mère lui offrit en janvier 1986 dans un village de brousse.

Un souvenir déchirant pour France Gall que Michel Berger a fait revivre par la magie de ses mots pastel et de ses notes qui vous mettent la tête à l’envers et vous vont droit au cœur.

Cette chanson pas comme les autres, que France Gall présentera ce soir à « Champs-Élysées » (A2, 20 h 35), marque son retour après deux années sabbatiques. Deux années pendant lesquelles elle s’est pleinement consacrée à sa vie de femme, de mère et d’épouse. Vingt-quatre mois qu’elle a mis à profit pour répondre à tout son courrier, pour s’occuper d’une manière active d’Action École, ce mouvement en faveur de l’Afrique qu’elle créa avec Berger et Daniel Balavoine, l’ami de toujours, et pour vivre en témoin attentif les nombreuses activités de son mari (disque pour Johnny Hallyday, disque pour lui, préparation du spectacle du Zénith puis tournée et enfin disque pour France).

Aujourd’hui la spectatrice qu’elle était se prépare à rentrer dans sa peau d’actrice. Avec au fond d’elle, une terrible envie de retrouver la scène du Zénith qu’elle occupera à l’automne prochain. Et une espèce de force incontrôlée et un enthousiasme tout neuf à l’idée de défendre les titres d’un nouvel album qui sortira début avril et le clip de Babacar réalisé par Berger, qu’elle présentera ce soir chez Drucker.

Un drame

Plus qu’une simple chanson, Babacar est une histoire bouleversante vécue au Sénégal voici maintenant plus d’un an. Une rencontre qui se transforme en drame, des instants de douleur, une décision arrachée par la réflexion et la curieuse impression d’avoir laissé là-bas un bout de son cœur, une partie d’elle-même.

« L’histoire de Babacar est triste reconnaît France Gall. Je revois cette mère me donner cet enfant. Pas pour s’en débarrasser mais pour qu’il soit élevé décemment. Une formidable preuve d’amour pour cette femme qui aimait son bébé, mais qui était prête à s’en séparer pour qu’il vive mieux. »

Ce geste plein d’espoir, ce cadeau de chair et de sang, le visage de cette mère, le regard de cet enfant restent autant d’images poignantes gravées à tout jamais dans la mémoire de France Gall. Immédiatement la surprise et l’embarras s’effacent devant d’innombrables questions qui reviennent dans sa tête comme des vagues de plus en plus fortes.

« Je n’ai pas voulu le mettre à table avec un couteau et une fourchette. Je n’ai pas pu envisager de l’habiller d’un costume, dit-elle. D’un autre côté, refuser c’était désavouer cette mère. Je ne m’imaginais pas le déraciner, le soustraire à sa terre, à son pays, à sa famille. A quinze ans que m’aurait-il dit ? »

Quand l’avion quitte la piste, France ne sait pas, ne sait plus si cette décision dictée par la sagesse et le bon sens est vraiment celle qui s’imposait. Soudain tout chavire. Ce qu’elle croyait bien devient mal et inversement.

« J’étais complètement perturbée, se souvient-elle. Tant que je n’ai pas eu de ses nouvelles, je ne savais pas si j’avais bien fait ou pas. »

Des moments très forts

Si aujourd’hui, il semble que France soit parvenue à y voir clair, je ne parierais pas que certains soirs elle ne s’interroge pas encore. Car sous ses dehors de femme heureuse, toujours prête à s’amuser de tout et de rien, sommeille une angoissée. Une hyper sensible qui subit son environnement, capable de joies intenses mais aussi de sérieux moments de déprime.

« J’aime la vie explique-t-elle. J’aime la bouffe et je me réjouis que ça m’arrive deux fois par jour. J’aime parler avec des gens, rentrer dans leur univers quand je vais faire mon marché dans le midi. Il y a dans la vie des moments très forts. Il suffit de les voir. Pour cela il faut se montrer attentif. »

Pudique, réservée, entière et authentique, France n’est prête à aucun compromis et à déroger à sa façon de vivre. Comme un « papillon de nuit » la lumière l’attire mais un solide instinct de conservation l’empêche de se brûler les ailes. Un papillon qui se transforme en cigale quand elle chante et en fourmi organisée quand elle se métamorphose en femme au foyer. Avec en prime un sens de l’organisation innée qui inspira son père qui n’hésita pas à lui attribuer le surnom de « Petit Caporal ».

Journal : France-Soir
Par Rodolph Hassold
Date : 21 mars 1987

La belle histoire de France Gall et Babacar

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La belle histoire de France Gall et Babacar
La belle histoire de France Gall et Babacar
La belle histoire de France Gall et Babacar

Babacar existe. La belle histoire France Gall l’a rencontré au fond d’une case de la brousse sénégalaise.

Une très jeune femme le nourrissait et France a fondu d’admiration devant Babacar.

« Tu le trouves beau, mon bébé, alors, prends-le. » France Gall a été bouleversée par l’offre. « Je voyais que cette femme adorait son enfant. Elle ne songeait à s’en séparer que pour assurer son avenir. »

Aujourd’hui, Babacar est devenu une chanson écrite par Michel Berger, et France présentera ce soir à Champs-Elysées le clip tourné à Dakar. L’histoire de Babacar finit bien : il est resté avec sa maman, France et Michel veillent sur lui de loin, financièrement. « Il va bien, dit France, et j’attends qu’il grandisse pour lui faire découvrir notre pays.»

En attendant, un nouvel album signé Michel Berger et chanté par France Gall sort en avril et tous deux préparent déjà un Zénith France Gall pour novembre prochain.

Magazine : France-Soir Magazine TV
Date : 21 mars 1987
Numéro : 13252

Allo … France Gall

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Allo ... France Gall
Allo ... France Gall
Allo ... France Gall

Le duo France Gall et Michel Berger est de retour.

« Babacar », leur nouveau-né, est déjà très présent en radio.

Ce 45 tours sera suivi dans quelques jours d’un album qui on l’imagine sera soigné tout comme ce premier extrait que nous aimons tous beaucoup à la rédaction de Top 50. France Gall parle de ce disque et de ses projets …

Depuis 84 tu n’avais rien enregistré. C’est un grand retour?

C’est un retour normal, deux ans après le temps que vive l’album « Débranche». Entre-temps il y a eu le Live du Zénith. Ce retour se fait tout d’abord avec un 45 tours « Babacar » qui sera suivi d’un album.

“Babacar” drôle de titre !

C’est pas simplement un titre, c’est avant tout une histoire vraie. En janvier 86, je partais au Sénégal avec Michel pour Action Ecole. Et alors que je me trouvais dans un petit village, j’entre dans une case où se trouve une jeune femme et son bébé. Tout simplement je lui dis “Il est beau ton bébé”, et là j’eus la stupéfaction de l’entendre me répondre “Il s’appelle Babacar, il te plaît, si tu veux je te le donne”.

En entendant ça, je fus étrangement surprise, et en même temps je me disais: est-ce qu’elle plaisante ? Pas du tout, par la suite elle m’explique un peu son histoire. “Mon bébé n’a pas de père, je suis jeune, je veux continuer mes études, je l’aime profondément mais il ne sera pas heureux. Emmène-le”. J’ai pris des photos, son adresse et de retour à Paris j’ai beaucoup réfléchi à ce problème. Je ne pouvais pas enlever cet enfant à sa mère, il aurait été toujours un déraciné.

Et le dénouement de cette histoire ?

Les problèmes de cette fille se sont bien arrangés et puis au lieu de m’occuper d’un seul enfant, je préfère me lancer dans une action plus large car là-bas il y a de très nombreux cas de ce genre.

Que devient Action Ecole ?

Même si Daniel Balavoine n’est plus là pour s’en occuper avec nous, Action Ecole continue. Avec Michel et moi, il y a aussi Richard Berry et de très nombreux étudiants sensibilisés par tout ce qu’il y a à faire dans ces pays démunis.

Et la naissance de cette chanson ?

Michel, qui était avec moi, a très bien compris ce que je ressentais et dès notre retour à Paris il s’est mis au piano et a écrit « Babacar » avec tous ces mots qui expliquent bien ce que j’ai vécu.

Vous êtes retournés en Afrique pour tourner le clip dont le réalisateur est Michel Berger …

Oui, Michel avait très envie de faire ce clip et avec l’aide de bons techniciens nous avons réalisé un très beau clip vidéo, enfin je l’espère.

Y aura-t-il bientôt un album ?

Oui, dans les semaines à venir il y aura un album, une nouvelle aventure débute … mais je suis déjà très heureuse de l’accueil fait à « Babacar ».

Aurons-nous la chance de te voir bientôt sur scène ?

C’est prévu pour la mi-novembre, en principe trois semaines au Zénith. Michel et moi pensons déjà bien sûr beaucoup à cette nouvelle série de concerts. Je garde un tellement bon souvenir de mon dernier passage au Zénith !

Beaucoup de promotion dans les semaines à venir ?

Je débute le 21 mars sur Antenne 2 chez Michel Drucker où je présenterai mon clip-vidéo. Ensuite le 3 avril je serai à « Grand public » toujours avec mon clip et à nouveau le 10 avril mais en vedette cette fois à « Grand public » de Patrick Sabatier. Donc tu vois ce n’est pas un marathon mais une cadence qui me plaît bien.

France Gall est heureuse de revenir dans l’actualité, de retrouver le public?

C’est toujours bien de retrouver les gens qu’on aime. Un nouveau disque c’est à chaque fois un bonheur, une belle aventure de promotion, de scène, et puis après je me fais un peu oublier, je retrouve ma famille, mes habitudes, on ne peut pas être toujours présent car il y aurait vite saturation.

Magazine : Top 50
Date : 16 au 22 mars 1987
Numéro : 54

France Gall a choisi Michel Berger comme réalisateur

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France Gall a choisi Michel Berger comme réalisateur
France Gall a choisi Michel Berger comme réalisateur
France Gall a choisi Michel Berger comme réalisateur

Depuis « Débranche », sorti en 84, nous attendions avec une certaine impatience sa nouvelle production.

Hé bien la voilà, le nouveau France Gall, « Babacar », est en radio. Ce 45 tours qui sera suivi en avril d’un album, est accompagné d’un très beau clip vidéo réalisé par son auteur-compositeur préféré, son mari, Michel Berger.

C’est en exclusivité que Salut ! vous propose ces émouvantes premières photos prises au Sénégal lors du tournage de « Babacar », un titre qui peut paraître étrange mais qui retrace une jolie histoire d’amour vécue entre France et un bébé sénégalais.

Janvier 1986, France et Michel partent au Sénégal pour Action Ecoles. Ils visitent plusieurs villages où ils dressent la liste de ce qu’il manque aux habitants : outils, semences, eau… France, Michel et Daniel Balavoine s’étaient intéressés de très près à ce problème humanitaire. Si Daniel n’est plus là pour défendre cette cause, France, Michel, Richard Berry et des étudiants continuent ce combat. Alors qu’ils sont dans un village, France entre dans une case où se trouvent une jeune femme et son bébé. France, émerveillée par la beauté de l’enfant, dit à la maman : “Il est beau ton bébé”. Et la mère de répondre sans attendre : “c’est vrai, si tu veux, je te le donne, prends-le et emmène-le avec toi, il s’appelle Babacar.”

En entendant ça, France est, on l’imagine, très surprise. Sa première réaction est de penser que la jeune Sénégalaise plaisante, mais très vite elle s’aperçoit qu’il ne s’agit pas du tout d’un gag, bien au contraire. France lui demande alors des explications.

“Mon bébé n’a pas de père, je suis très jeune, je veux vivre, partir à Dakar pour continuer mes études et je ne pourrai pas continuer à l’élever. Je l’aime, c’est mon enfant, mais emmène-le avec toi”.

France reste sans voix devant de tels propos. Son cœur de mère est attiré vers ce bébé, mais en même temps elle pense à cette fille qui, par la suite, risque de regretter son geste. France prend plusieurs photos de Babacar et de sa maman, puis note son adresse. Cette rencontre la perturbe beaucoup. De retour à Paris, elle demande conseil autour d’elle. En réfléchissant bien au problème, France s’aperçoit très vite qu’elle ne pourra pas enlever l’enfant à sa mère et à son pays, qu’il sera toujours un déraciné.

Sa conclusion : “Je n’ai pas le droit de l’enlever aux siens.” Et puis elle pense aussi aux autres enfants dans le même cas, par milliers en Afrique, et préfère s’engager dans une action plus large. Michel Berger qui partage toutes ses émotions, se met au piano et compose cette très belle chanson qui reflète bien les sentiments d’amour de France pour Babacar. L’album qui sortira en avril nous promet d’autres belles surprises.

Que ses fidèles admirateurs se rassurent, France sera de retour sur scène au Zénith à partir de la mi-novembre pour trois sernaines. Une série de concerts de qualité, supervisés comme d’habitude par Michel Berger qui fait avec ce clip vidéo ses débuts de réalisateur, mais qui pouvait mieux que lui mettre en images « Babacar » ? Une émouvante histoire qui est aujourd’hui une excellente chanson.

Magazine : Salut !
Daniel Moyne
Date : 11 au 24 mars 1987
Numéro : 299

La Chine au Zénith avec France Gall, Jean-Jacques Goldman, Michel Berger

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La Chine au Zénith avec France, Jean-Jacques, Michel
La Chine au Zénith avec France, Jean-Jacques, Michel
La Chine au Zénith avec France, Jean-Jacques, Michel

Première mondiale. Michel Denisot est allé enregistrer son émission “Zénith” sur Canal+, en Chine.

Carrément. Et histoire de vraiment nous jeter par terre, il a emmené avec lui France Gall, Jean-Jacques Goldman et Michel Berger ! Salut ! vous raconte !

La Chine ! De ce côté-ci, en Occident, on n’en parle pas souvent de ce pays atteint de gigantisme. 9 550 000 kilomètres carrés ! Un milliard et quarante millions d’habitants ! (« et moi, et moi, comme chantait Jacques D.). La Chine, c’est le berceau de l’une des plus anciennes civilisations du globe. Au début de ce siècle, les Occidentaux ont essayé de mettre le grappin sur ses trésors. Mais finalement après la Seconde guerre mondiale, Mao TséToung (ou Mao Tsô-Tong selon votre prononciation) et ses communistes ont jeté les blancs-becs dehors, et fermé, les frontières, histoire de se faire une grosse révolution tranquillement. La Chine avait toujours été jusque-là un pays plutôt mystérieux mais, à partir des années 50, on aurait presque pu croire qu’on l’avait effacé de la mappemonde. Motus et bouche cousue (un supplice chinois particulièrement raffiné). Et puis, depuis quelques années, une certaine détente vis-à-vis de l’Occident a commencé à s’amorcer. Echanges commerciaux et culturels. Voyages organisés sur la fameuse Muraille ! Plus doucement, on a même commencé à voir des images de Chine. Des photos, des reportages et même des films de fiction ! Ouais ! Des Occidentaux qui tournent des films en Chine ! lncrédible ? Et pourtant en ce moment même à Shangaï, Jacques Dorfmann tourne “Le palanquin des larmes”, tiré du livre de Chow-Ching-Lie, 35 millions de francs de budget, 20 000 figurants, tournage : interminable ! Une coproduction franco-chinoise. Un événement donc !

Et c’est bien ce que pense Michel Denizot, brillant responsable de l’émission « Zénith » sur Canal+, lorsque les gens de la production du film lui ont proposé de venir faire un reportage sur place pour son émission. C’était en septembre. Contacts sont pris avec les autorités chinoises. Et puis de fil en aiguille, Michel et ses comparses se demandent si, quitte à faire quarante heures de voyage (l’aller et retour), ça ne vaudrait pas le coup de mettre carrément une émission de “Zénith” en boîte.

De là à en faire plusieurs, il n’y avait qu’un pas. Vite franchi. Et, tant qu’à faire, pourquoi ne pas emmener quelques invités. Des chanteurs. Le choix s’est rapidement porté sur Jean-Jacques Goldman et le couple Berger-Gall (mais comme le précise Michel Denisot en rigolant : “si on avait pu emmener quinze chanteurs, on les aurait trouvés très rapidement !”). Vingt heures de trajet donc. Dans l’avion, vingt personnes, techniciens compris. Jean-Jacques en profite pour faire écouter l’album de Hallyday sur lequel il a travaillé. France Gall, au-dessus de New Delhi, branche la cassette avec ses nouveaux titres à sortir en mars. Voyage musical. A. Shanghaï, cinq jours de travail les attendent. Reportages, plateaux et play-backs. Tout en extérieurs évidemment, même les plateaux de présentation de Michel. Côté reportages, la caméra de « Zénith » a fait un gros plan sur la mode et le rock en Chine. Commentaire de Michel Denisot : “Le seul groupe rock intéressant étant jugé trop subversif, il est en prison. Les autres sont encore un peu sirupeux”. Mais les grands moments du tournage de- ces cinq émissions de “Zénith” furent sans aucun doute lorsque les trois chanteurs interprétèrent en public certaines de leurs chansons. Ebahissement général de la foule. Côté musique occidentale, les Chinois n’avaient eu droit officiellement jusqu’à maintenant qu’aux concerts de Jean-Michel Jarre et de Wham !

Là, ils ont pu faire connaissance avec la chanson française. Goldman, Berger, Gall, ambassadeurs de la musique. Imaginez un peu Jean-Jacques chantant « Je marche seul » au milieu de milliers de Chinois dans les rues de Shanghaï. Ou encore l’étonnement et la curiosité légitime des foules en voyant une femme, blonde de surcroit, chanter parmi eux ! Ces cinq émissions de “Zénith”, vous les avez peut-être déjà vues sur Canal +.

Espérons-le car vous aurez assisté â la première émission de télé occidentale tournée en Chine. Et puis comme Michel Denisot n’est plus â un record près, sachez que ces cinq éditions de son émission vont être diffusées deux fois sur les réseaux télé chinois. Un milliard et des brouettes de téléspectateurs ! Quel est l’animateur du petit écran ou le chanteur qui n’en a jamais rêvé ?

Magazine : Salut !
J.P. Festin
Date : 14 au 27 janvier 1987
Numéro : 295

France Gall, voyage au bout du Monde

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France Gall, Michel Berger et Jean-Jacques Goldman : voyage au bout du Monde
France Gall, Michel Berger et Jean-Jacques Goldman : voyage au bout du Monde

Retranscription impossible : L’orientation, le contraste du fond et des caractère sont trop importants, la reconnaissance visuelle est impossible.

Magazine : OK !
Date : 12 janvier 1987
Numéro : Inconnu

France Gall en 1987

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Le 3 avril 1987, les bacs des disquaires affichent un portrait en contreplongée de France Gall. C'est l'album phare de la chanteuse, Babacar.
Le 3 avril 1987, les bacs des disquaires affichent un portrait en contreplongée de France Gall. C'est l'album phare de la chanteuse, Babacar.

Le 3 avril 1987, les bacs des disquaires affichent un portrait en contreplongée de France Gall.

Sous l’objectif noir et blanc de Bertrand Crouzat, la pénombre encadre les épaules nues, les longs cheveux négligemment décoiffés et le regard absent de la chanteuse. Quelque chose l’appelle, l’attire, peut-être ce nom, discret, en haut à droite de la pochette, « Babacar ».*

Note sur les crédits : Il arrive fréquemment que des œuvres soient diffusées sans que le nom de l’auteur soit mentionné. Ces pratiques sont illégales au sens de l’art. L.121-1 du CPI. Lorsque nous connaissons le nom de l’auteur de la photo, il est toujours mentionné. Si vous constatez une erreur, un manque, ou que vous souhaitez le retrait d’une photo dont vous êtes l’auteur : contactez-nous.

*Sources des textes : France Gall l’intégrale / L’histoire de tous ses disques par Norman Barreau-Gély aux Editions EPA avec les pochettes de France Gall Collection

Discographie de France Gall (spécial Salut les copains)

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Discographie de France Gall (spécial Salut les copains)
Discographie de France Gall (spécial Salut les copains)

La qualité générale de ce document original ne permet pas une reconnaissance visuelle automatisée et une retranscription en tant qu’article.

Magazine : Jukebox Magazine
Date : Janvier et Février 1987
Numéro : 11

France Gall : ce que j’ai vu au Mali

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France Gall : ce que j'ai vu au Mali

Article retranscrit, signé France Gall :
Déléguée par l’organisation humanitaire Action École, France Gall s’est rendue au delta du Niger.

Elle raconte, dans le premier article de sa vie le bouleversant combat d’une population acharnée à survivre.

Ecrire un article, pour moi, c’est comme chanter sur scène pour un écrivain. Au départ, c’est pas mon truc ! Je suis plutôt quelqu’un qui regarde, qui sent les choses. Pas qui parle.

Souvent on me demande pourquoi je me suis engagée à fond dans Une opération humanitaire comme “Action École”.

Je ne peux pas répondre à cette question. Mais je me rends compte chaque jour, et plus encore au retour de ce voyage-mission au Mali, que la vraie question qui pourrait se poser est : « Comment aurais-je pu ne pas le faire ?»

Dans le premier journal “Action École” envoyé à 94 000 classes dans les écoles, les collèges et les lycées en janvier dernier, j’ai écrit que, lorsque j’étais adolescente, mon sentiment d’impuissance devant les souffrances des autres et l’injustice m’avait étouffée. J’aurais aimé pouvoir agir, et ainsi me sentir moins inutile devant l’absurdité du monde des adultes. J’aurais trouvé fantastique qu’il existe un mouvement comme Action École pour exprimer ma révolte. Aujourd’hui, cet engagement assouvit cette soif de justice qui ne m’a pas quittée et me permet, enfin, de faire quelque chose ; l’absurdité n’a d’ailleurs pas non plus quitté le monde des adultes.

Agir. Tout est là. Le fait d’écrire ce que je ressens est déjà en soi une action. Je ne l’ai jamais fait. Et, en mesurant la difficulté de la tâche, je sais que je ne le referai probablement jamais. Engagée oui, mais pas en littérature.

Pourtant, ce voyage jusqu’au cœur du delta du fleuve Niger, au Mali, là où va se dérouler l’opération Delta, j’ai envie d’en parler. Dire : j’ai vu des enfants rire et jouer ; au moins vingt sur cent n’atteindront pas l’âge de 5 ans. Dire : j’ai vu des femmes acharnées au travail ; elles n’auront plus de mil à piler demain. Dire : j’ai vu des hommes qui veulent construire l’avenir; ils sont obligés de survivre au jour le jour. Dire : j’ai vu le désert, sa force et sa beauté. Dire : tout a l’air perdu et tout est possible.

C’est étrange comme un voyage comme celui-ci remet les choses à leur place. Non pas que je tombe dans le piège absurde de la culpabilité. Au contraire. De constater à quel point je me sens si naturellement proche d’êtres qui semblent éloignés, si normalement concernée par des problèmes qui apparaissent complexes et réservés aux “spécialistes”, me conforte dans l’action.

Le contact est facile avec le Premier ministre du Mali exprimant la volonté de son gouvernement de voir cesser l’aide alimentaire massive et aveugle, ou les gigantesques projets de développement, véritables gouffres financiers aux résultats incertains. Et le courant passe aussi avec cet ancien : ce “vieux papa” qui, sous l’arbre à palabres d’un village à quatre heures de pirogue de la première piste, se révèle être le président des parents d’élèves d’une école désertée pour cause d’éloignement. Le discours, le souci, le jeu de la séduction et de la conviction me sont, malgré tout, familiers.

Et puis, il y a la beauté. Et la beauté, cet instant d’harmonie à l’intérieur de soi, qui s’impose, elle est partout au Mali. Dans les choses et dans les gens.

Dès la sortie de Bamako, la capitale rouge, affairée et bruyante, dans le sud, dont la production agricole suffira cette année à nourrir tout le pays et jusqu’à l’océan d’eau douce recouvrant la moitié du delta, on est stupéfait ! Quoi ! pas de désert ? Comment ? Il pousse du petit mil à profusion et du sorgho ? Et du maïs ? Et du riz ? Il y a même des baobabs tranquilles sous le soleil.

Et puis, la beauté change de couleurs et d’odeurs plus on avance au nord. C’est d’abord la brousse et sa mélancolie. Puis le désert, sa majesté et le danger qui plane. Son talon d’Achille : l’eau qui dort sous ses dunes et le fleuve Niger qui l’irrigue. Ses plus farouches ennemis : ces hommes et ces femmes décidés coûte que coûte à se battre. A le battre à coup de plaines irriguées et de rizières. A coup de motopompes et de canaux d’irrigation.

Cette lutte a sa beauté et sa noblesse comme celle que mènent les femmes qui travaillent sans relâche dans les champs, élèvent leurs enfants, s’occupent de leur maison, des repas et, toujours en retrait, soutiennent leurs hommes d’un sourire volontaire.

Ces luttes, on ne peut pas en être spectateur. On veut très fort la victoire des hommes, de l’eau et des rizières. On la veut cette victoire, car ainsi on pourrait se réconcilier avec la beauté du désert.

Parce que c’est aussi dans le désert du Mali que Daniel Balavoine a disparu. Daniel qui était le 13 juillet 1985 à Wembley au concert Live Aid, organisé par Bob Geldof. Je me souviens de sa colère comme la nôtre, à Michel Berger, Jean-Jacques Goldman et moi, parce que la France n’y participait pas. Et on trouvait ça minable. Je me rappelle encore Daniel qui nous demandait de participer à Action École et avec qui on se réjouissait d’en voir la réussite.

Et comment oublier cette nuit, près de Gourma Rharous, justement dans le nord du delta, quand un accident d’hélicoptère nous a séparés pour toujours … Mais ce n’est pas le souvenir de Daniel qui me pousse à continuer d’agir avec Action École. Ce n’est pas non plus que je sois quelqu’un de bonne volonté. A la limite, je me méfie de la bonne volonté. Mais plutôt le sentiment d’avoir à terminer une entreprise, une aventure ou une guerre, dont les motivations s’accordent avec ce que je pense et ce que je ressens.

L’enjeu est essentiel : la dignité dont je voudrais voir imprégné le monde dans lequel je vis et dans lequel vivront mes enfants. Égoïstement.

FRANCE GALL

ACTION ÉCOLE OPÉRATION DELTA – L’ÉCOLE EN GUERRE POUR LE DÉVELOPPEMENT

Le 6 octobre, Action École, sous l’impulsion de Lionel Rotcage, a lancé une nouvelle et massive opération Intitulée Opération Delta. Son objectif : faire en sorte que dans ce qu’on appelle la région du Delta, au Mali (30 000 km2), ses quelque 500 000 habitants reçoivent le soutien qu’ils demandent et puissent dire au plus vite : “Merci, on n’a plus besoin de votre aide”.

A la différence de la première opération (L’École en Guerre contre la Faim) – qui était ponctuelle, d’urgence et qui a vu 900 000 écoliers, collégiens et lycéens français, en trois mols, envoyer plus de 2 000 tonnes de produits alimentaires au Soudan et en Éthiopie, en faire transporter 25 000 autres bloquées à Port-Soudan, et acheter en Éthiopie pour plus de 10 millions de francs de semences, d’engrais et d’outils agricoles – !’Opération Delta est une première dans le domaine de l’aide au développement.

Les élèves français vont pouvoir choisir, sur Minitel, parmi plus d’une centaine de projets de développement, dans tous les domaines, celui qu’ils aideront à réaliser tout au long de l’année. Ils pourront en suivre l’évolution et entrer en contact avec d’autres comités Action École qui cofinanceront le même projet. A travers l’opération Delta, l’objectif d’Action École est de déclencher la guerre pour le développement. Développement sur le terrain, en Afrique plus spécifiquement. Développement des mentalités en France. Au Mali, Action École a conclu un accord avec des O.N.G. (Organisations Non Gouvernementales) qui travaillent déjà sur le terrain et bénéficient des accords cadres avec le gouvernement malien. Cet accord prévoit que les O.N.G. réaliseront les projets de développement qu’elles ont sélectionnés et proposés aux comités Action École.

Pour les organisateurs d’Action École, le propos n’est pas de faire exploser un potentiel de charité qui existe chez les jeunes gens, mais de développer à travers une aventure le besoin de comprendre et le désir d’agir.

Magazine : ELLE
Par France Gall
Photos : Thierry Boccon-Gibod
Date : 13 octobre 1986
Numéro : 2127

France Gall en 1986

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L’écriture de l’album « Babacar » débute en avril 1986. « Quand Michel compose, il n’est pas à prendre avec des pincettes, c’est un moment que je redoute.
L’écriture de l’album « Babacar » débute en avril 1986. « Quand Michel compose, il n’est pas à prendre avec des pincettes, c’est un moment que je redoute.

L’écriture de l’album « Babacar » débute en avril 1986.

“Quand Michel compose, il n’est pas à prendre avec des pincettes, c’est un moment que je redoute. Il rêve de partir deux mois loin, pour s’isoler, mais il a plein de choses à faire à Paris, alors il passe le plus clair de son temps dans son studio à la maison et nous ne sommes plus du tout branchés sur la même ligne.”*

Note sur les crédits : Il arrive fréquemment que des œuvres soient diffusées sans que le nom de l’auteur soit mentionné. Ces pratiques sont illégales au sens de l’art. L.121-1 du CPI. Lorsque nous connaissons le nom de l’auteur de la photo, il est toujours mentionné. Si vous constatez une erreur, un manque, ou que vous souhaitez le retrait d’une photo dont vous êtes l’auteur : contactez-nous.

*Sources des textes : France Gall l’intégrale / L’histoire de tous ses disques par Norman Barreau-Gély aux Editions EPA avec les pochettes de France Gall Collection