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France Gall par Jean-Marie Périer en mode “Marine”

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Notre couverture : France Gall, photographiée par Jean-Marie Périer, est l'une des premières à adopter la mode « marine » Que nous vous présentons ne détail dans ce numéro.
Notre couverture : France Gall, photographiée par Jean-Marie Périer, est l'une des premières à adopter la mode « marine » Que nous vous présentons ne détail dans ce numéro.

Notre couverture : France Gall, photographiée par Jean-Marie Périer, est l’une des premières à adopter la mode « marine »

Que nous vous présentons en détail dans ce numéro.

NDLR : il n’y a pas d’article sur France Gall dans ce numéro.

Magazine : Mademoiselle Age Tendre
Date : Novembre 1971
Numéro : 84

Sept fois France Gall

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Avec son disque "C'est cela l'amour" elle a montré à tous qu'elle n'avait rien perdu de ses qualités d'interprète. Grâce à ces sept photos, Bernard Leloup nous prouve qu'elle est, en plus, toujours aussi fraîche et jolie ...
Avec son disque "C'est cela l'amour" elle a montré à tous qu'elle n'avait rien perdu de ses qualités d'interprète. Grâce à ces sept photos, Bernard Leloup nous prouve qu'elle est, en plus, toujours aussi fraîche et jolie ...

Elle avait cessé de chanter pendant un an et ses fans désespéraient de jamais avoir le plaisir de la réentendre.

Avec son disque “C’est cela l’amour” elle a montré à tous qu’elle n’avait rien perdu de ses qualités d’interprète. Grâce à ces sept photos, Bernard Leloup nous prouve qu’elle est, en plus, toujours aussi fraîche et jolie …

NDLR : il n’y a pas d’article sur France Gall dans ce numéro, mais une série de 7 photos de Bernard Leloup.

Magazine : Salut les copains
Date : Octobre 1971
Numéro : 110

Roman-photos “Pour sauver les Charmilles”

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Ce roman-photos de 13 épisodes avec France Gall est paru dans le journal Télé Poche entre juillet et septembre 1971.
Ce roman-photos de 13 épisodes avec France Gall est paru dans le journal Télé Poche entre juillet et septembre 1971.

Ce roman-photos de 13 épisodes avec France Gall est paru dans le journal Télé Poche entre juillet et septembre 1971.

Une belle demeure du 18e siècle a reçu jadis le joli nom des “Charmilles”. est le décor du roman-photos dans lequel, aux cotés de France Gall, vous découvrirez son frère Patrice dans le rôle de Jacques de Marne.

Objet rare par excellence, France Gall Collection vous propose de découvrir ce roman photo dans son intégralité (13 épisodes) avec des images en haute qualité pour vous permettre de lire le roman-photos.

France Gall, vedette de notre nouveau grand roman-photos

Ce roman-photos de 13 épisodes avec France Gall est paru dans le journal Télé Poche entre juillet et septembre 1971.

A un journaliste qui lui demandait si elle n’avait jamais rêvé de comédie et de théâtre, France Gall a répondu : « M. Jean Meyer m’a proposé d’en faire … · Mais j’ai refusé … » Alors, disons-le tout de suite, « Télé Poche n et ses lecteurs sont flattés. Pour la première fois, la jolie France Gall a accepté de jouer la comédie. Pour notre journal, elle est devenue l’héroïne de notre nouveau roman-photo : « Pour sauver les Charmilles », une histoire dans laquelle ce petit bout de femme (1 m 59 pour 42 kilos) va tenter de sauver une famille et une demeure. Entre deux télévisions à l’étranger, la préparation d’un disque pour l’été, nous avons rencontré France Gall qui nous a confié avec ses impressions de comédienne débutante, ses projets de vedette de la chanson.

Un appartement confortable près de l’Etoile. Dans un fauteuil, menue et blonde, France Gall. Dans un autre, son chien favori. A ses pieds, ses deux chats. C’est très important ces présences familières et rassurantes – l’entretien peut commencer.

– Alors, France Gall, pas trop méchant ce photographe ?

– Formidable, vous voulez dire ! Je ne savais pas très bien comment se réalisait un roman-photo et je pensais qu’il fallait « tenir l’expression » indéfiniment. Pas du tout, deux photos et c’est fait ! … Techniquement c’est très intéressant, sans parler de l’équipe très sympathique avec laquelle Je faisais cette première expérience… Vous remarquerez d’ailleurs dans la distribution un certain Patrice Gall qui, pour les besoins du scénario est amoureux de moi. Eh bien Il s’agit de l’un de mes deux frères jumeaux !

– Dans l’histoire, vous allez tenter de sauver une famille. C’est très sérieux pour vous la famille ?

– Quand nous étions tous ensemble, nous appelions la maison « la roulotte ». Parce que nous sommes tous « artistes » dans la famille. Mon grand-père qui était organiste a fondé avec Monseigneur Maillet « les petits chanteurs à la Croix de Bois », papa est le parolier de très grands succès (« La Mamma », par exemple), mes deux frères aînés sont musiciens et maman qui avait fait un peu de piano s’appelle Cécile, le nom de la patronne des musiciens. Comment voulez-vous qu’avec un pareil « environnement » je n’aie pas décidé un jour de consacrer ma vie à la· chanson ? Et Il y a déjà sept ans que cela dure. En sept ans, en France et à l’étranger j’ai enregistré quelque quatre-vingts disques.

– Vous avez commencé votre carrière sous le signe de Charlemagne … « Sacré Charlemagne » chantiez-vous.

– Oui, mais mon Charlemagne n’a pas fondé le grand Empire que vous savez. Il n’a pas dépassé nos frontières. C’est « Poupée de cire, poupée de son », Grand Prix Eurovision à Naples en 1965, qui m’a valu mes premières étoiles et un début de notoriété … Avec cette chanson que j’avais enregistrée dans la langue du pays j’ai été pendant deux ans numéro un au Japon … Je fais beaucoup de télévision à l’étranger, en Italie, en Allemagne surtout où les Allemands me prennent pour une chanteuse allemande ! Il faut dire aussi que je chante en allemand sans avoir d’ailleurs de connaissances précises de la langue de Gœthe… Il y a même un jeune bavarois de dix-huit ans, Andréas Moser, qui a fondé un club « France Gall » qui compte des milliers d’adhérents, allemands bien sûr, mais aussi indiens, japonais ou nordiques.

– Et la France, dans tout cela ?

– Je ne fais pas de coups d’éclat, je le reconnais et depuis sept mois « je fais retraite ». Cela m’a permis de former une nouvelle équipe (auteurs, éditeurs, impresario). Je compte beaucoup sur l’année qui vient. Fin juillet, je sors un disque avec quatre titres que je n’ai pas encore choisis. Et, pour la première fois, aucune de ces chansons ne comportera de paroles écrites par mon père.

– Sans rien trahir de secret, je crois que vous allez être danseuse dans « Pour sauver les Charmilles » … Serait-ce parce que vous allez aussi danser en scène comme certaines de vos consœurs dans la chanson ?

– Pas du tout. J’ai toujours fait beaucoup de danse moderne parce que la danse est utile à ma santé et, disons, à mon maintien, à ma démarche. Je viens même d’attaquer, pour le plaisir, la danse classique. Tout cela, en amateur.

– On a dit que vous étiez « la plus jolie minette de la chanson française » et que vous étiez assez contre les conventions. Est-ce que vous pensez tout de même au mariage ?

– Je crois que je me marierai… disons… à vingt-cinq ans. (France en a vingt-trois). J’adore les gosses et, en ce moment, toutes mes amies ont des bébés. Ça me fait très envie. Alors, en attendant, je vais les voir le plus souvent que je peux …

– Et les vacances ?

– Je pars en juillet pour Noirmoutier. Programme : bateau, tennis, « bronzette » et lecture … Je lis à fond tous les grands auteurs ; je viens de terminer toute l’œuvre de Maupassant. Quel écrivain !

– Quel grand conteur aussi… A propos de conteur, est-ce que vous pourriez nous raconter un peu l’histoire de « Pour sauver les Charmilles » ?

– Ah ! non… Laissez les lecteurs en découvrir les péripéties au fil des numéros de « Télé Poche ». D’ailleurs, voici déjà les premières images ..

Episode 01 (du 3 au 9 juillet 1971) – Télé Poche n°281

Episode 02 (du 10 au 16 juillet 1971)- Télé Poche n°282

Episode 03 (du 17 au 23 juillet 1971) – Télé Poche n°283

Episode 04 (du 24 au 30 juillet 1971) – Télé Poche n°284

Episode 05 (du 31 juillet au 6 août 1971) – Télé Poche n°285

Episode 06 (du 7 au 13 août 1971) – Télé Poche n°286

Episode 07 (du 14 au 20 août 1971) – Télé Poche n°287

Episode 08 (du 21 au 27 août 1971) – Télé Poche n°288

Episode 09 (du 28 août au 3 septembre 1971) – Télé Poche n°289

Episode 10 (du 4 au 10 septembre 1971) – Télé Poche n°290

Episode 11 (du 11 au 17 septembre 1971) – Télé Poche n°291

Episode 12 (du 18 au 24 septembre 1971) – Télé Poche n°292

Episode 13 et fin (du 25 septembre au 1er octobre 1971) – Télé Poche n°293

France Gall hat Sorgen: ihre firma ging pleite (France Gall a des soucis : sa maison de disques a fait faillite.)

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France Gall hat Sorgen: Ganz so fröhlich, wie Titelmädchen France Gall bei Hecks Hit Parade war, ist sie nicht mehr.
France Gall hat Sorgen: Ganz so fröhlich, wie Titelmädchen France Gall bei Hecks Hit Parade war, ist sie nicht mehr.

Ganz so fröhlich, wie Titelmädchen France Gall bei Hecks Hit Parade war, ist sie nicht mehr.

Die zierliche Französin hat Pech gehabt. Ihre französische Plattenfirma – La Compagnie – ging pleite. Nicht ganz leicht fallen ihr auch die deutschen Titel. Bei “Zwei Verliebte ziehen durch Europa”, spürt man es. France: »Ich singe den Text, ohne zu wissen, was die Zeilen bedeuten. Aber irgendwann werde ich sie schon begreifen.«

Sie schwärmt von Deutschland: »Die Leute sind so nett.« Nur mit der deutschen Küche kann sie sich nicht anfreunden. Ihr Lieblingsgericht in Frankreich: Hummer-Cocktail und Chateaubriand mit Sauce Béarnaise.

Wenn ihr ein neuer Sprung in die deutsche, Hit Parade< gelingt, will sie auf keinen Fall mehr ihre Minishorts anziehen. »Die Hot Pants sind für mich überholt, ich trage nur noch Minirök· ke.« Ihrem Freund und Sangesbruder Julien Clerc ist es einerlei: »Hauptsache, ich kann ihre hübschen Beine bewundern.

Traduction de l’Allemand

France Gall n’est plus tout à fait aussi joyeuse que lorsqu’elle était la vedette de l’émission Hit Parade de Heck.

La frêle Française n’a pas eu de chance. Sa maison de disques française, La Compagnie, a fait faillite. Elle a aussi un peu de mal avec les chansons en allemand. On le sent dans « Zwei Verliebte ziehen durch Europa » (Deux amoureux parcourent l’Europe). France dit : « Je chante le texte sans savoir ce que les phrases signifient. Mais je finirai bien par les comprendre un jour. »

Elle est enthousiaste à propos de l’Allemagne : « Les gens sont si gentils. » En revanche, elle ne s’habitue pas à la cuisine allemande. Son plat préféré en France : cocktail de homard et chateaubriand avec sauce béarnaise.

Si elle parvient à se hisser à nouveau dans le Hit Parade allemand, elle ne veut plus du tout porter ses mini-shorts. « Pour moi, les hot pants sont dépassés, je ne porte plus que des mini-jupes. » Son compagnon et collègue chanteur Julien Clerc, lui, s’en moque : « L’essentiel, c’est que je puisse admirer ses jolies jambes. »

Hörzu est un magazine télévisé hebdomadaire allemand publié à Hambourg et fondé en 1946.

Magazine : Hörzu
Pays : Allemagne
Date : 22 mai 1971
Numéro : 21

France Gall : tout en long ce printemps

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Bien que très sensible à la mode, qu'elle n'hésite pas à précéder parfois très hardiment (elle fut une des premières à adopter le short), France Gall reste une fidèle cliente du Marché aux Puces.
Bien que très sensible à la mode, qu'elle n'hésite pas à précéder parfois très hardiment (elle fut une des premières à adopter le short), France Gall reste une fidèle cliente du Marché aux Puces.

France Gall, un peu lassée de son amusante coiffure bouclée, porte de nouveau ses cheveux mi-longs et lisses.

Bien que très sensible à la mode, qu’elle n’hésite pas à précéder parfois très hardiment (elle fut une des premières à adopter le short), France reste une fidèle cliente du Marché aux Puces.

Elle passe des journées entières à fouiller les curieuses petites boutiques. C’est dans l’une d’elles qu’elle a trouvé cette très romantique tenue. Il s’agit, en fait, d’une blouse aux courtes manches à volants que France a assorti à un véritable jupon de grand-mère. Actuellement, elle effectue un grand tour d’Europe Suisse, Allemagne, Espagne, etc., où elle se produit dans de nombreuses émissions de télévision. Son projet immédiat : enregistrer des chansons inédites en allemand afin de satisfaire ses fans d’outre-Rhin.

Ses admirateurs français ne sont pas oubliés puisque France sortira prochainement un nouveau disque.

Magazine : Mademoiselle Age Tendre
Date : Mars 1971
Numéro : 76

France Gall et son TK 248

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La jeune et jolie vedette FRANCE GALL a bien voulu poser pour la GRUNDIG REVUE la photo de notre couverture.
La jeune et jolie vedette FRANCE GALL a bien voulu poser pour la GRUNDIG REVUE la photo de notre couverture.

France Gall a adopté les curseurs linéaires

La jeune et jolie vedette FRANCE GALL a bien voulu poser pour la GRUNDIG REVUE la photo de notre couverture. Nous l’avons surprise chez elle alors qu’elle enregistrait pour son plaisir et ses souvenirs personnels le succès de son dernier disque : Zozoï.

Magazine : Grundig Revue
Date : 1971
Revue publicitaire

France Gall en 1971

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En 1971, France Gall s’épanouit en Allemagne. Tenues pop, liberté retrouvée et succès local rythment cette année de création et de transition.
En 1971, France Gall s’épanouit en Allemagne. Tenues pop, liberté retrouvée et succès local rythment cette année de création et de transition.

En 1971, France Gall poursuit son parcours loin du tumulte médiatique français. Toujours très active en Allemagne, elle enregistre plusieurs titres dans la langue de Goethe, comme Was will ein Boy, qui rencontrent un vrai succès local.

Son image se transforme : plus moderne, plus libre, en phase avec l’époque. Elle adopte des looks plus audacieux, entre mini-robes colorées et coiffures inspirées de la mode pop. Les photos de cette année révèlent une France Gall radieuse, plus adulte, à l’aise dans cet univers germanique qui lui laisse de la place pour respirer et créer. Elle continue à s’interroger sur son avenir musical, consciente que le public français l’a enfermée dans une case dont elle tente de s’extraire. 1971 reste une année de travail et de transition, en coulisses, mais essentielle dans son cheminement personnel.


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Textes librement inspirés du livre : France Gall l’intégrale / L’histoire de tous ses disques par Norman Barreau-Gély aux Editions EPA avec les pochettes de France Gall Collection

France Gall

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Article en langue espagnole paru dans le magazine Los domingos de ABC dans un supplément du 4 octobre 1970 (Presse) Espagne 🇪🇸
Article en langue espagnole paru dans le magazine Los domingos de ABC dans un supplément du 4 octobre 1970 (Presse) Espagne 🇪🇸
Article en langue espagnole paru dans le magazine Los domingos de ABC dans un supplément du 4 octobre 1970 (Presse) Espagne 🇪🇸

Article retranscrit et traduit de l’espagnol par Fanbabou47.

France Gall, la gentille représentante de la chanson française, est une grande amatrice des jeux d’hiver.

On célèbre tous les ans une petite fête en Europe. Les journaux et magazines français, anglais et allemands, envoient vingt ou trente journalistes pour couvrir l’évènement.

L’Espagne a toujours l’honneur d’être représentée par le plus grand nombre d’envoyés spéciaux : de quatre-vingt-dix à cent. Cette petite fête est le Festival de l’Eurovision.

À dix-sept ans, France Gall fut placée face aux caméras des télévisions européennes. Elle interpréta presque timidement une chanson ingénue et gai. Et (moment d’émotion, murmures, “flashes”, pressant en amont les bouquets de fleurs, des hommes vêtus de noir qui bougent d’un côté à l’autre) elle fut proclamée vainqueur. Un avenir splendide ; des voyages, des galas, des bousculades, des coups de coude, des aéroports, des interviews, des chambres d’hôtel ; se déployait face aux yeux embués de cette adolescente qui avait matériellement sauté vers le succès. Cette nuit-là, à Naples, face aux caméras, elle a chanté “Poupée de cire, poupée de son” deux fois.

France Gall semblait destinée à triompher dans le milieu de la chanson. Sa famille était très connectée au monde musical. Son père, Robert Gall, était compositeur et fut celui qui la soutint réellement le plus dans sa carrière.

Mauvaise chance de triompher avec une chanson qui s’intitule “Poupée de cire” quand on est une jeune fille blonde, mince, française, petite et d’air fragile. Aujourd’hui, après une longue parenthèse qui l’a conduit au bord de l’oubli, France Gall est obligée de répéter face aux journalistes : “Je ne suis pas une poupée brisée”, “Je ne suis pas une poupée démodée”, “Ça ne me dérange pas que l’on m’appelle « poupée », “Je n’ai pas pensé au suicide”… Les poupées ne se suicident jamais ; ce sont les grands frères qui les suicident, poussés par une fureur anatomique qui les obligent à désosser les petites figures.

Les “grands frères” de France Gall se sont souciés de la projeter vers le succès. Son père, Robert Gall, à son époque aussi chanteur et compositeur, s’est soucié d’éduquer sa voix, d’éduquer ses habitudes et de verser ses revenus. Ses managers se sont souciés de ses cheveux, de ses gestes, ont élevé sa douceur, sa sensibilité, sa grâce et après ils faisaient les comptes sur les produits de leur inversion. Quand la “poupée” commença à être trop douce, écœurante, pour avoir suivi fidèlement les consignes données ; les managers l’ont laissée pour s’occuper de lancer d’autres adolescentes à la figure et aux mouvements sauvages, désagréables, légèrement cyniques et habillement décoiffées.

France Gall est née à Paris le 9 octobre 1947. Son grand-père, Paul Berthier, élève de Vincent d’Indy, a fondé, aux côtés du monsieur Maillet, les “Petits chanteurs à la Croix de Bois”, orphéon de voix cristallines à disposition des grandes cathédrales. Son père a d’abord chanté et puis il a composé “La mamma”, À bientôt nous deux” et “Les rubans et la fleur”. Ses deux frères jumeaux, Patrice et Philippe jouent de la guitare et de la batterie. “Ma vie était déjà décidée quand je suis venue au monde”, dit France. Elle apprenait le ballet, instruite par Muriel Belmondo. Elle assistait à un lycée. Elle se souvient seulement d’une chose : son amie Catherine. Elle acquiert un magnétophone et commence à enregistrer en cachette ses chansons préférées. Sa mère remue la tête. La fille devrait continuer sa scolarité, puis trouver un bon homme, se marier, avoir des enfants… Monsieur Robert, par contre, excellent, l’encourage. Présentation à des amis, excellent, excellent, promo dans une maison artistique et tentons la chance à L’Eurovision.

France Gall eut un succès clamé au Festival de l’Eurovision en 1965 avec la chanson “Poupée de cire, poupée de son”. Après, elle a connu une parenthèse d’oubli obscur qu’elle a essayé de combattre avec des chansons de moindre qualité et de faible impact. Maintenant, elle essaye de refleurir le triomphe avec des chansons de Serge Gainsbourg.

Après le triomphe, la famille Gall s’installe dans un splendide appartement, au 16e étage d’un immeuble moderne de Paris. France a emménagé une chambre à coucher romantique et une salle de travail décorée au style Louis XIV. Une petite fille marocaine lui envoie une savonnette, un flacon d’eau de Cologne et une chemise en laine “pour qu’elle n’ait pas froid en hiver”. Peut-être qu’elle la vue dans une photo décolletée et avec un regard peureux, et que la tendresse s’est réveillée en elle. Peut-être qu’elle a juste souhaité qu’elle soit avec elle, qu’elle soit sa poupée.

Le succès est pour quelques mois. Une fois terminé tous les contrats post-festival, France Gall commence à s’éclipser, lentement. “Je n’ai pas d’ami dans mon métier”. Jacques Dessange la prend comme modèle plusieurs fois pour ses coiffures. Elle enregistre quelques disques, sporadiquement. La poupée dort.

France aime aussi le tennis, qu’elle pratique dans cette image. À gauche, un joli plan de la chanteuse.

“Travail, persévérance, talent et chance”. Cinq ans se sont écoulés et France Gall reprend le chemin. “Je deviendrais à nouveau célèbre”. Plus de coups de coude, plus de bousculades, plus de voyages, plus de voyages, plus de solitude. “Non. Non, je n’ai pas de petit ami ; je crois que c’est normal pour une fille de mon âge (vingt-deux ans) de ne pas en avoir.” Cette difficile « opération retour » des artistes oubliés commence.

France Gall se prend en photo aux côtés d’un autre chanteur, Julien Clerc, chevelu, sympathique et qui démarre dans ce métier. Lui, il fait un portrait drôle de France déshabillée, avec son autorisation. Serge Gainsbourg, l’auteur de “Poupée de cire” reçoit la commande d’écrire une autre chanson : “Les années folles”, rythme nostalgique de charleston, simple et commercial. “Les années folles”… Le vent de folie qui souffle au Nord de l’Amérique, l’Amérique du Nord puritaine à l’origine de la violence qui s’étend sur le Vietnam; se rassemble autour des tentes fragiles où le peuple palestinien se trouve depuis vingt ans de désespoir; arrive au Brésil en se faufilant par les barreaux des bâtiments, où des hommes et des femmes sont torturés simplement à cause d’une pensée différente, ou juste à cause de penser à quelque chose; ce vent de folie ne rentre pas, cependant, dans les chansons de France Gall. Sa folie est différente : elle nous renvoie aux bouteilles de champagne débouchées entre rires, aux tournures à découvert, aux gestes agressifs, aux nuits de joie mortelle au cabaret.

Il y a quelques mois France Gall est apparue en Espagne, engagée par la Télévision Espagnole pour le programme “Galas del sábado”. Beaucoup de journalistes l’ont interviewé à ce moment-là.

« On m’appelle de beaucoup de façons différentes : « poupée », « sucrerie », « bonbon », « câline » … Ils disent que je suis le miel ».

“Parfois je vais danser. Parfois, au cinéma. J’espère aussi devenir quelqu’un au cinéma. Je rêve de bonnes comédies musicales. J’aime aussi jouer au tennis.”

“Pompom (Pompidou) est moche mais sympathique.”

“Je vis. Je continue à chanter. Rien de plus.”

La belle et joyeuse présence de France Gall est manifeste dans les images de cette double page.

“J’ai peur des foules, des avions et des reptiles.”

“Je vis heureuse à Paris, avec mes parents, mes frères, mes chats et mes chiens.”

France Gall, tu as avoué publiquement qu’on t’a toujours dit des jolies choses, par exemple que tu es douce et tendre, une statue de caramel ou quelque chose de semblable. La critique n’a jamais été désagréable avec toi. C’est logique. Les femmes nord-américaines ont récemment déclenché sans succès une grève parce qu’elles ne veulent plus être traitées d’objet ; une de ses dirigeantes a déclaré qu’elle n’aura jamais de relation sexuelle avec un homme car cela la rende soumise, lui ôte sa liberté. Tu es le genre de femme qui peut aller en Amérique du Nord et les convaincre, doucement, tendrement, comme une maman, de leur erreur. Leila Jaled, vingt-deux ans comme toi, s’est plantée il y a quelques jours dans le couloir d’un avion israélien avec deux grenades à la main : elle voulait le séquestrer. Tu es la femme que devrait l’interviewer et lui suggérer, doucement, tendrement, que ce qu’elle fait n’est pas féminin. Ou bien tu peux aller à Calcutta, aux centres de stérilisation de femmes, assister à une extirpation d’ovaires et dire à cette femme qui vient de se faire opérer qu’il n’y a rien de plus beau que la vie de famille, l’amour, les enfants, les caniches et les chats. Tu peux aussi partir à Argel et parler avec cette activiste brésilienne, réfugiée politique, qui a les deux jambes paralysées à cause des tortures auxquelles elle fut soumise, et lui dire doucement : “Alors ma grande, pourquoi est-ce que tu t’embrouilles ?” En chantant comme tu le fais et en étant telle que tu es, on dira toujours de toi que tu es douce et tendre. Personne ne te critiquera. Personne ne sera désagréable avec toi. Est-ce que tu comprends pourquoi ?

Dans le vocabulaire du quartier madrilène de Salamanque il y a un mot qui te définit à justesse : tu es une femme “mignonne”. Félicitations.

Magazine : Los Domingos Del ABC (Espagne)
Par Enrique Iparraguirre
Supplément du 4 Octobre 1970

Les vacances de France Gall

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France Gall est en vacances … sans son fiancé Julien Clerc qui est en tournée à travers la France, mais qui lui téléphone longuement tous les jours.
France Gall est en vacances … sans son fiancé Julien Clerc qui est en tournée à travers la France, mais qui lui téléphone longuement tous les jours.

France Gall est en vacances … sans son fiancé Julien Clerc qui est en tournée à travers la France, mais qui lui téléphone longuement tous les jours.

La “tribu” Gall est à nouveau réunie à Noirmoutier où elle a acheté, il y a cinq ans, une ravissante maison en bordure du bois de la Blanche.

Maman Gall, Papa Gall, Bea (la fiancée de Philippe Gall) et France mènent une vie saine et simple : le matin, marché à Noirmoutier, puis plage, bains et bronzage sur le sable ; en fin de journée, tennis avec papa Gall, parties acharnées de Yam avec Bea, réussites aux cartes, jeux dans le jardin avec ‘les chiens de la famille, Problème et Nougat.

France qui adore faire la cuisine, confectionne un plat différent par jour. Ses grandes spécialités : le soufflé au fromage et la pizza. Pas de sorties le soir, tout le monde est au lit à 10 heures.

Dans quelques jours, les frères de France, Philippe (en tournée avec Nicoletta) et Patrice qui chante, lui aussi, à travers la France, rejoindront le clan à Noirmoutier. Et à la fin du mois, Julien Clerc viendra rejoindre sa charmante fiancée.

Magazine : Le Soir Illustré
Date : 10 septembre 1970
Numéro : 1994

La campagne de France Gall

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Être chez elle, pour France Gall, ce n’est pas être à Paris. C’est s’isoler dans sa jolie maison de campagne de Pourrain.
Être chez elle, pour France Gall, ce n’est pas être à Paris. C’est s’isoler dans sa jolie maison de campagne de Pourrain.

Être chez elle, pour France Gall, ce n’est pas être à Paris. C’est s’isoler dans sa jolie maison de campagne de Pourrain, dans l’Yonne, ou elle n’accepte que ses amis intimes.

Quelques reporters de S.L.C. en font partie …

Avant de parler de la maison de France Gall, il faut savoir que France (Babou, pour les intimes) vit dans une joyeuse ambiance familiale, entourée de sa mère, de son père, de ses frères Patrice et Philippe, de Béa (abréviation de Béatrice), la fiancée de Philippe et d’Agnès, sa cousine et secrétaire. Toute cette joyeuse troupe habite, à Paris, dans un immense appartement de l’avenue Victor Hugo, et passe chaque week-end dans sa propriété de Pourrain (Pourrain est un petit village de l’Yonne, situé à quelques kilomètres d’Auxerre). C’est la maison de Pourrain que France vous fait visiter. Cette maison a un passé, elle a appartenu aux grands-parents de France et a été divisée en deux : une partie en revenait à Mme Gall et l’autre à un autre parent. Cette première partie servait d’écurie ; c’est dire s’il a fallu y faire des travaux. Les Gall ont cependant tenu à garder l’aspect rustique de cette maison ; la toiture est d’origine, en vieilles tuiles grises. La première grande pièce où l’on accède par le jardin est celle où famille et amis se retrouvent. Le plancher a été entièrement refait avec de vieux carreaux rouges, trouvés par M. Gall sur un chantier en démolition ; les murs sont faits de grosses pierres et, au plafond, les poutres sont apparentes. Seule la cheminée a été aménagée ; Le foyer est constitué d’une dalle de pierre d’un seul morceau et l’extérieur de la cheminée est en crépit blanc. Au-dessus de la cheminée, se trouvent une lampe faite à partir d’un porte-cierge en métal argenté et une enseigne de forgeron de la fin du XVIIIe siècle. La table et les sièges, tout en bois, sont de style Louis XIII. Au fond de cette pièce, apparait le coin-cuisine séparé de la salle à manger par une vieille auge de pierre. Cette cuisine a été aménagée dans le même esprit que le salon-salle à manger. Au mur, un vieux vaisselier garni d’assiettes anciennes ; deux personnages de jeux de massacre du siècle dernier et des moules et des cuivres anciens.

Un très bel escalier de bois rustique foncé mène aux chambres : celle de Patrice, avec un piano noir (désaccordé), une cheminée et un lit Empire très haut. Le couvre-lit et les rideaux sont en épaisse toile rouge et blanche. A côté de cette chambre, celle des parents ; puis celle de France. Le lit est grand, recouvert d’un couvre-lit de dentelle blanche. Le seul siège est un prie-Dieu d’église de bois foncé recouvert de velours bleu.

De cette chambre, on a du mal à sortir France : le réveil ne se faisant pas avant midi et la mise en route prenant plus d’une heure. Une fois bien réveillée, restaurée, maquillée et coiffée, France est abordable. Elle décide, alors, de prendre la parole :

C’est moi qui vous ferai visiter la dernière pièce. Tout d’abord, baissez bien la tête, car la porte d’entrée mesure à peine plus d’un mètre. C’est la chambre la plus éclairée, car elle servait, auparavant, de grenier à foin et l’on accédait de l’extérieur par une échelle. Nous avons donc décidé de laisser cette grande porte vitrée et de faire un faux plafond parte que le précédent était trop haut. Ça, c’est la chambre d’amis (elle est d’ailleurs toujours occupée … )

Très peu de meubles, juste deux lits ; sur le mur, une guitare. Chez les Gall, il y a toujours des guitares partout. Et maintenant, ressortons de la maison (le ton de France est toujours un peu autoritaire) ! II y a une chose dont je suis très fière : c’est de ma pelouse, elle est très grande et bien entretenue. Au ras des murs, nous avons des fleurs toute l’année. Quelle merveille, à seulement deux heures de Paris, de pouvoir se détendre et respirer un air aussi pur ! Voilà, je crois que ma maison n’a plus de secrets pour vous.

Magazine : SLC (Salut les copains)
Date : Août 1970
Numéro : 96