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France Gall répond au magazine Podium

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France Gall répond au magazine Podium

Podium : France Gall, comment restes-tu en forme ? Est-ce que tu as un régime spécial ?

France Gall : Non, je ne suis pas de régime particulier. Mais je me couche tôt. Et je dors beaucoup. Environ neuf à dix heures par nuit, tu vois ? Ah, tout de même, je ne fais qu’un repas par jour. Le soir. Le matin, je ne mange pas. Au petit déjeuner, un jus de fruit, en général, un jus d’orange. À part ça, je marche beaucoup, je fais de la bicyclette et, en été, je joue au tennis, durant les vacances. Tu vois que c’est simple.

Podium : Pas très compliqué, en effet. Quels sont les défauts de ton visage qui te déplaisent le plus ?

France Gall : Je regrette d’avoir les yeux marron. Je les aurais voulus bleus. Je trouve que j’ai le nez un peu long. Et aussi, je ne suis pas très contente de mes deux canines du haut. Mais il n’est pas question que je me fasse opérer. La chirurgie esthétique, je m’en servirai peut-être, mais quand le moment sera venu.

Podium : Ton maquillage, dans la journée ?

France Gall : Mes maquillages sont toujours très différents. Au minimum, je mets une base hydratante. Aujourd’hui, je n’ai rien. Le soir, ou alors quand j’ai une télévision, je me maquille avec un fond de teint très pâle d’Estée Lauder. Pour les yeux, je mets du khôl noir. Ma bouche est ce que je maquille le plus dans mon visage. Je mets un brillant Lipglass. Et je me fais les cils avec du mascara noir. Je me coiffe seule et ne vais chez le coiffeur que pour le shampooing. Ah, aussi, je mets de la moelle de bœuf sur les pointes.

Je conseillerais à mes fans de s’occuper très jeune de leur visage et d’être très soigneuses dans leur démaquillage. Je mets toujours une crème de nuit. À part ça, je n’ai aucun « truc » particulier pour me maquiller.

Magazine Podium
Date : Mars 1974
Numéro : 25

Merci à Jean-Michel Blondin

France Gall en 1974

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France Gall en 1974, portraits et moments en studio avec Michel Berger, galerie de photos – francegallcollection.fr
France Gall en 1974, entre portraits et instants de studio, avec des clichés rares aux côtés de Michel Berger – francegallcollection.fr

1974 est une année-charnière : France Gall change de cap et trouve sa nouvelle voix. En mai, elle sort La Déclaration d’amour, un 45 tours qui installe le piano de Michel Berger au cœur de sa musique et marque le début d’une histoire artistique (et personnelle) évidente. Le disque paraît chez Atlantic sous la référence 10478, avec Si l’on pouvait vraiment parler en face B. 

L’été, le duo imagine à Los Angeles un projet de comédie musicale, Angelica Dumas : le spectacle ne verra pas le jour, mais leur complicité se soude et quelques titres sont enregistrés à Londres. La rentrée la montre très présente à la télévision : le 14 septembre, elle apparaît dans « Top à Claude François » (ORTF). Et le 22 septembre, première apparition télé “à deux” : dans Sports en fête, Michel Berger joue “Mon fils rira du rock ’n’ roll” pendant qu’elle s’installe sur son piano – image simple et forte d’un nouveau départ. En octobre, Atlantic publie un second 45 tours, Mais, aime-la / À votre avis (réf. 10549), issu des sessions londoniennes ; on y entend notamment la basse d’Herbie Flowers, et Gall y conseille, confie, module – le style Berger/Gall est en place. 

Droits d’utilisation des photographies // Les photographies diffusées sur cette page sont présentées dans un objectif exclusivement informatif, culturel et documentaire. Elles visent à rendre hommage à l’œuvre et au parcours de France Gall, sans aucune vocation commerciale. France Gall Collection ne détient aucun droit de propriété sur ces visuels. Tous les droits (droits d’auteur, droits à l’image, etc.) sont la propriété de leurs ayants droit respectifs, notamment les photographes, agences ou maisons de production concernées. Conformément à l’article L122-5 du Code de la propriété intellectuelle, ces images sont mises en ligne dans le cadre du droit de citation, du droit à l’information et de la diffusion à but non lucratif. Il est strictement interdit de reproduire, copier, diffuser ou republier ces photographies sans mention de leur origine, sans lien vers la source ou sans indication des auteurs. Toute réutilisation à des fins personnelles, éditoriales ou commerciales sans autorisation explicite des ayants droit peut constituer une atteinte au droit d’auteur ou au droit à l’image, et engager la responsabilité civile ou pénale de l’utilisateur concerné. Toute personne ou entité estimant qu’un contenu porte atteinte à ses droits peut adresser une demande de retrait motivée à l’adresse suivante : contact@francegallcollection.fr. L’équipe s’engage à retirer dans les meilleurs délais tout contenu faisant l’objet d’un signalement fondé.

Textes librement inspirés du livre : France Gall l’intégrale / L’histoire de tous ses disques par Norman Barreau-Gély aux Editions EPA avec les pochettes de France Gall Collection

France Gall en 1973

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Galerie photo complète de France Gall en 1973 avec une sélection d’images inédites de la collection – francegallcollection.fr
Galerie complète des photos de France Gall en 1973, issues de la collection et regroupées par thématiques – francegallcollection.fr

En 1973, France Gall poursuit sa carrière en Allemagne dans un climat de moindre exposition médiatique. Les titres qu’elle interprète alors sont majoritairement en allemand, dans un style pop léger, à destination d’un public fidèle. Elle continue à apparaître dans les émissions de télévision locales, mais reste absente de la scène musicale française.

Son image, telle qu’elle apparaît dans la presse germanophone, est plus adulte, plus posée. Les photos publiées cette année-là la montrent souvent en extérieur, souriante mais plus discrète, dans des décors naturels ou en tenues sobres. Cette période marque la continuité de son parcours international, sans éclats particuliers, mais avec une présence régulière dans les médias allemands. France Gall avance avec retenue, à l’écart des projecteurs français, dans une période plus calme de sa carrière.

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Textes librement inspirés du livre : France Gall l’intégrale / L’histoire de tous ses disques par Norman Barreau-Gély aux Editions EPA avec les pochettes de France Gall Collection

France Gall en 1972

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En 1972, France Gall poursuit sa carrière allemande. Un style plus libre, une image détendue et une pop légère portée par de nouveaux repères.
En 1972, France Gall poursuit sa carrière allemande. Un style plus libre, une image détendue et une pop légère portée par de nouveaux repères.

En 1972, France Gall confirme sa parenthèse allemande, loin de la scène française. Elle continue d’enregistrer pour le public germanophone, avec des titres comme Mein Herz kann man nicht kaufen ou Der Computer Nr. 3, qui reflètent l’esprit pop et léger de l’époque.

Loin des contraintes de l’industrie musicale française, elle évolue dans un univers plus libre, moins exposé, qui lui permet de se réinventer en douceur. Son style visuel change encore : coupes plus naturelles, tenues plus détendues, et un regard plus affirmé. Les photos de cette année la montrent épanouie, parfois en extérieur, dans une ambiance plus décontractée. Si elle reste discrète en France, France Gall continue de tracer sa route avec constance et indépendance. 1972 témoigne d’un équilibre entre carrière internationale et quête personnelle de sens.

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Textes librement inspirés du livre : France Gall l’intégrale / L’histoire de tous ses disques par Norman Barreau-Gély aux Editions EPA avec les pochettes de France Gall Collection

France Gall, une poupée de choc

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La jolie petite France Gall a maintenant 24 ans mais et possède une pondération, un sens du raisonnable digne d'un P.D.G. d'âge mûr.
La jolie petite France Gall a maintenant 24 ans mais et possède une pondération, un sens du raisonnable digne d'un P.D.G. d'âge mûr.
France Gall, une poupée de choc

La pochette du dernier 45 tours de France Gall traduit peut-être un léger désir de mutation : le petit jouet blond y est photographié avec casquette style Castro et lunettes rondes à monture légère genre intellectuelle trotskyste.

La jolie petite a maintenant 24 ans mais, comme tous ceux de sa génération, possède une pondération, un sens du raisonnable digne d’un P.D.G. d’âge mûr.

Elle vit, à Paris, dans un vaste appartement de l’avenue Victor Hugo. Vieux meubles familiaux, fumet bourgeois, standing, confort. Deux chiens vous accueillent – terme impropre, s’il en est – en aboyant fermement. Un épagneul caramel nommé Problème, un petit chien frisé noir baptisé Nougat. Elle leur parle avec tendre componction, comme pour se faire pardonner ses innombrables absences.

C’est que, si elle a toujours l’air d’une fragile petite poupée, France Gall · n’en mène pas moins l’existence ambulante d’un gros industriel en ferrugineux.

Elle sort d’un voyage de promotion au Canada, en a profité pour faire un saut de puce à New York, voir de près ce qui s’y passait. Elle est émerveillée :

– Je suis allée au Madison Square Garden. Gigantesque salle de spectacles (artistiques ou sportifs) de 20.000 places. C’était plein, comble, bondé. Sur scène, pendant des heures, des chanteurs, des groupes, des orchestres, de tout. Et dans la salle, tous ces jeunes Américains, moi, je les trouve formidables. Ils sont calmes, cools. Quel que soit l’artiste qui se produit sur scène, qu’il soit grandiose ou médiocre, ces jeunes se taisent, écoutent. Ils ont le respect du travail. Ils sont très « peace and love ». Il est vrai que ça fume beaucoup d’herbe là-dedans. C’est peut-être une des raisons de leur extraordinaire sérénité. ,.

Vedette n° 1 … Au Japon.

France Gall est une sorte de cas dans son métier. Si on n’entend pas beaucoup parler d’elle pendant un temps, ne pas en déduire qu’elle est terminée, ou qu’elle s’est mise à la tapisserie, exclusivement.

C’est qu’elle fait un « malheur », ailleurs. Au Japon, par exemple, où on l’appelle « the little french doll », elle a été, pendant deux années consécutives, première au Hit-parade. Numéro 1, vraiment, avant tout le monde, même les Beatles. « Poupée de cire, poupée de son », en japonais, s’il vous plait, faisait vibrer la population entière il y a de ça cinq ans environ. Depuis, elle y est toujours une sorte d’institution para-nationale.

Son aspect attendrissant, sa petite voix friable comme celle d’un adolescent en mue perpétuelle, ne sont pas tout. La besogne la plus incessante ne lui fait pas peur :

– Quand je suis à l’étranger, je reste dans le pays en question suffisamment longtemps pour faire des shows de télévision. Je travaille la langue du pays, phonétiquement, pendant des mois. Ça ne m’intéresse que très peu d’être numéro 1 dans mon pays. Ce qu’il me faut, c’est conquérir.

Au Japon, on a fondu devant ce bébé à la blondeur émouvante :

– Les Japonaises ne peuvent pas se décolorer. Leurs cheveux, trop noirs et trop râblés, ne prennent pas la couleur. De plus, quand je suis arrivée chez eux, la première fois, je portais la mini-jupe, audace qu’ils n’avaient encore jamais vue.

Soudain, le coup de pompe.

Parmi ses prises de guerre, la plus assujettie : l’Allemagne :

– J’y suis allée tant de fois, j’ai chanté tant de chansons en allemand (toujours en fraudant, puisque c’était en allemand phonétique) qu’ils finissent par me croire des leurs. Un jour, à Berlin, un grand show télévisé se divisait en deux parties. En première, les artistes allemands, en seconde les étrangers, parmi lesquels Myriam Makéba, Sylvie Vartan et Mireille Mathieu. Moi, d’emblée, ils m’ont mise parmi les nationaux.

Et puis, à force de bourlinguer, d’aller et venir, de ne plus exister que sous le signe de la valise, elle a eu ce qu’elle appelle chastement un petit problème. C’était l’année dernière. A 23 ans, elle s’offrait une belle dépression de vieux routier parce que :

– Ras le bol … J’ai eu brusquement envie de vivre pour mon compte personnel. De dormir tard. Traîner. J’ai arrêté les tournées en France. Je n’ai plus fait grand-chose.

Elle a voulu, un temps, cesser de regarder des avions dans le blanc de leurs réacteurs. Le Boeing était devenu, à force, sa vision la plus familière, et pourtant…

– J’ai une peur bleue de voler, mais il n’y a pas d’autre solution. D’ailleurs, j’ai le sentiment que ma frousse me protège. Pour aller à Montréal, l’autre jour, j’ai pris un « 747 ». C’est monstrueux, fantastique. Pour revenir, je n’ai eu droit qu’à un « 707 ». Ça m’a semblé vétuste, décevant, minable. Comme un vieil autocar de province.

Il existe aussi l’aspect positif de cette vie de dément … Née dans une famille bourgeoise (André Gall, son père, est auteur de chansons depuis fort longtemps) France Gall s’est, elle-même, gagné une petite fortune. Et s’il lui fallait s’en passer ?

– L’argent m’est indispensable. Je ne pourrais plus vivre sans lui. On n’envie pas ce qu’on ne connaît pas. Mais moi, je connais … ou alors, il me faudrait changer radicalement de vie. M’installer à la campagne. M’offrir, gratuitement, ce luxe extrême : l’air pur. Mais, être pauvre à Paris …

Elle en frissonne d’horreur.

De France Gall, sur le plan sentimentalo-émotif, pas grand-chose à murmurer. Elle fut, un temps, liée à Claude François. Depuis quelque temps, elle pratique Julien Clerc. Au zénith de leur liaison, il y a près de deux ans, ils avaient solennellement déclaré :

« Nous ne nous marions pas, parce que nous croyons à l’union libre »

– C’est qu’il fallait bien se résoudre à donner une version quelconque. Julien démarrait comme une fusée, il n’aurait pas été bienséant de ruiner son image de marque de jeune homme dégagé, souverainement indépendant, de novateur de la chanson. Car, à notre époque paradoxale, se marier, alors qu’on est l’illustration même du libertaire, ce n’est pas convenable …

– Il faudra bien tout de même que je me marie un jour, ne serait-ce que pour avoir des enfants. J’ai une passion quasi malsaine pour les bambins.

États-Unis, à nous deux !

France et Julien sont tantôt amants, tantôt amis. La preuve : Clerc a participé au dernier disque de France et lui a écrit « Chasse-neige ». Pour elle, en dehors même de toute considération de penchant personnel, Julien Clerc est le « numéro 1 », expression élue de cette génération. A chaque tour de phrase, France emploie aussi le mot « colossal », peu usité en français courant, mais séquelle directe du « Kolossal », familier en allemand. Même si ce n’est que d’une manière phonétique, la fréquentation d’une langue ne se fait pas impunément.

– C’est étrange, ce tic que j’ai. D’autant que le son guttural de ce langage me le rend plutôt astreignant. Je préfère de loin chanter en japonais, c’est si doux, ou en italien, c’est tellement plus accessible pour les latins.

Aujourd’hui, France Gall prémédite une nouvelle destination : le marché anglosaxon. Avec sa frimousse à sucer : des « sucettes à l’anis », (un de ses tubes, composé par Serge Gainsbourg) elle a étudié ses probabilités sur ce nouveau terrain. Elle a, d’abord, changé de maison de disques (pour la énième fois) et appartient maintenant à la Kiney, maison américaine trustant plusieurs compagnies de disques et dirigée, à Paris, par Daniel Filipacchi. Elle part, le mois prochain, pour Londres, se fait confectionner quelques chansons en anglais, les travaillera à fond et cherchera à amadouer l’Angleterre, puis les Etats-Unis.

– Avec un style un peu copié sur le leur, tout en conservant ma facture de française type, ça plaît. Je ne songe pas à y devenir une star, parce que je suis lucide. Je veux simplement essayer de faire mieux que les autres Français, là-bas.

Hallyday ? Connais pas !

A son avis, seul Maurice Chevalier a atteint la gloire américaine. Les autres, tous les autres, n’ont la célébrité américaine qu’en Europe. Soyons plus clairs : si, par exemple, Mireille Mathieu fait une tournée et une télé en Amérique, on en parle surtout en France. Là-bas, elle demeure une obscure parmi tant d’autres …

C’est assez vrai : demandez à un Américain ce qu’il pense de Johnny Hallyday. Son impuissance à vous répondre est révélatrice : il n’en a probablement jamais entendu parler.

Et pourtant, ce n’est pas faute, de la part des chanteurs, de s’y être évertués. France, elle a le temps, les moyens et· une patience séraphique. Elle y mettra le temps qu’il faudra et en cas d’échec, elle n’aura personne à récriminer, pas même elle-même, et se fera rapidement une raison.

Des projets immédiats de scènes de music-hall, sans retransmission télévisée à la clé, il n’y en a pas des masses :

– Je n’ai jamais vraiment eu de répertoire qui me comble. L’Olympia, peut-être, pour l’année prochaine, ou celle d’après. Mais pas en vedette, même si on me le propose.

Vieillards avant l’âge.

Une clause supplémentaire est spécifiée dans tous ses contrats : ne jamais travailler un Noël ou un jour de l’an.

– Et pourtant, ce sont des occasions où on vous double le cachet. Mais c’est trop triste. Je ne veux pas chanter avec le cœur gros, ce serait truquer. Jamais je ne fais ce qui m’ennuie.

C’est à Bruxelles qu’elle avait étrenné « Sacré Charlemagne » à ses débuts. Elle ne voulait pas le chanter, son ton de gaminerie l’embarrassait. Elle s’y est tout de même résignée. Six mois plus tard, 800.000 Charlemagne étaient vendus.

France Gall, comme tous les jeunes gens de son âge et de sa profession, montre en tout une auto-détermination, une maturité spectaculaires. Pour le moment, c’est impressionnant. Mais, le vrai âge mûr venu, ça donnera quoi ?

Des « préservés », ou des vieillards avant la lettre ? Ou alors, leur adolescence, la vivront-ils plus tard, puisqu’il faut bien, un jour ou l’autre, que « jeunesse se passe » ?

S’ils attendent trop longtemps, ils risquent cette affection un peu particulière qu’on appelle « retomber en enfance ».


NDLR : on peut noter que la photo de couverture a été inversée car le grain de beauté de France Gall se trouve à droite.

Magazine : Le Soir Illustré
Par Odile Grand
Date : 23 décembre 1971
Numéro : 2061

France Gall par Jean-Marie Périer en mode “Marine”

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Notre couverture : France Gall, photographiée par Jean-Marie Périer, est l'une des premières à adopter la mode « marine » Que nous vous présentons ne détail dans ce numéro.
Notre couverture : France Gall, photographiée par Jean-Marie Périer, est l'une des premières à adopter la mode « marine » Que nous vous présentons ne détail dans ce numéro.

Notre couverture : France Gall, photographiée par Jean-Marie Périer, est l’une des premières à adopter la mode « marine »

Que nous vous présentons en détail dans ce numéro.

NDLR : il n’y a pas d’article sur France Gall dans ce numéro.

Magazine : Mademoiselle Age Tendre
Date : Novembre 1971
Numéro : 84

Sept fois France Gall

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Avec son disque "C'est cela l'amour" elle a montré à tous qu'elle n'avait rien perdu de ses qualités d'interprète. Grâce à ces sept photos, Bernard Leloup nous prouve qu'elle est, en plus, toujours aussi fraîche et jolie ...
Avec son disque "C'est cela l'amour" elle a montré à tous qu'elle n'avait rien perdu de ses qualités d'interprète. Grâce à ces sept photos, Bernard Leloup nous prouve qu'elle est, en plus, toujours aussi fraîche et jolie ...

Elle avait cessé de chanter pendant un an et ses fans désespéraient de jamais avoir le plaisir de la réentendre.

Avec son disque “C’est cela l’amour” elle a montré à tous qu’elle n’avait rien perdu de ses qualités d’interprète. Grâce à ces sept photos, Bernard Leloup nous prouve qu’elle est, en plus, toujours aussi fraîche et jolie …

NDLR : il n’y a pas d’article sur France Gall dans ce numéro, mais une série de 7 photos de Bernard Leloup.

Magazine : Salut les copains
Date : Octobre 1971
Numéro : 110

Roman-photos “Pour sauver les Charmilles”

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Ce roman-photos de 13 épisodes avec France Gall est paru dans le journal Télé Poche entre juillet et septembre 1971.
Ce roman-photos de 13 épisodes avec France Gall est paru dans le journal Télé Poche entre juillet et septembre 1971.

Ce roman-photos de 13 épisodes avec France Gall est paru dans le journal Télé Poche entre juillet et septembre 1971.

Une belle demeure du 18e siècle a reçu jadis le joli nom des “Charmilles”. est le décor du roman-photos dans lequel, aux cotés de France Gall, vous découvrirez son frère Patrice dans le rôle de Jacques de Marne.

Objet rare par excellence, France Gall Collection vous propose de découvrir ce roman photo dans son intégralité (13 épisodes) avec des images en haute qualité pour vous permettre de lire le roman-photos.

France Gall, vedette de notre nouveau grand roman-photos

Ce roman-photos de 13 épisodes avec France Gall est paru dans le journal Télé Poche entre juillet et septembre 1971.

A un journaliste qui lui demandait si elle n’avait jamais rêvé de comédie et de théâtre, France Gall a répondu : « M. Jean Meyer m’a proposé d’en faire … · Mais j’ai refusé … » Alors, disons-le tout de suite, « Télé Poche n et ses lecteurs sont flattés. Pour la première fois, la jolie France Gall a accepté de jouer la comédie. Pour notre journal, elle est devenue l’héroïne de notre nouveau roman-photo : « Pour sauver les Charmilles », une histoire dans laquelle ce petit bout de femme (1 m 59 pour 42 kilos) va tenter de sauver une famille et une demeure. Entre deux télévisions à l’étranger, la préparation d’un disque pour l’été, nous avons rencontré France Gall qui nous a confié avec ses impressions de comédienne débutante, ses projets de vedette de la chanson.

Un appartement confortable près de l’Etoile. Dans un fauteuil, menue et blonde, France Gall. Dans un autre, son chien favori. A ses pieds, ses deux chats. C’est très important ces présences familières et rassurantes – l’entretien peut commencer.

– Alors, France Gall, pas trop méchant ce photographe ?

– Formidable, vous voulez dire ! Je ne savais pas très bien comment se réalisait un roman-photo et je pensais qu’il fallait « tenir l’expression » indéfiniment. Pas du tout, deux photos et c’est fait ! … Techniquement c’est très intéressant, sans parler de l’équipe très sympathique avec laquelle Je faisais cette première expérience… Vous remarquerez d’ailleurs dans la distribution un certain Patrice Gall qui, pour les besoins du scénario est amoureux de moi. Eh bien Il s’agit de l’un de mes deux frères jumeaux !

– Dans l’histoire, vous allez tenter de sauver une famille. C’est très sérieux pour vous la famille ?

– Quand nous étions tous ensemble, nous appelions la maison « la roulotte ». Parce que nous sommes tous « artistes » dans la famille. Mon grand-père qui était organiste a fondé avec Monseigneur Maillet « les petits chanteurs à la Croix de Bois », papa est le parolier de très grands succès (« La Mamma », par exemple), mes deux frères aînés sont musiciens et maman qui avait fait un peu de piano s’appelle Cécile, le nom de la patronne des musiciens. Comment voulez-vous qu’avec un pareil « environnement » je n’aie pas décidé un jour de consacrer ma vie à la· chanson ? Et Il y a déjà sept ans que cela dure. En sept ans, en France et à l’étranger j’ai enregistré quelque quatre-vingts disques.

– Vous avez commencé votre carrière sous le signe de Charlemagne … « Sacré Charlemagne » chantiez-vous.

– Oui, mais mon Charlemagne n’a pas fondé le grand Empire que vous savez. Il n’a pas dépassé nos frontières. C’est « Poupée de cire, poupée de son », Grand Prix Eurovision à Naples en 1965, qui m’a valu mes premières étoiles et un début de notoriété … Avec cette chanson que j’avais enregistrée dans la langue du pays j’ai été pendant deux ans numéro un au Japon … Je fais beaucoup de télévision à l’étranger, en Italie, en Allemagne surtout où les Allemands me prennent pour une chanteuse allemande ! Il faut dire aussi que je chante en allemand sans avoir d’ailleurs de connaissances précises de la langue de Gœthe… Il y a même un jeune bavarois de dix-huit ans, Andréas Moser, qui a fondé un club « France Gall » qui compte des milliers d’adhérents, allemands bien sûr, mais aussi indiens, japonais ou nordiques.

– Et la France, dans tout cela ?

– Je ne fais pas de coups d’éclat, je le reconnais et depuis sept mois « je fais retraite ». Cela m’a permis de former une nouvelle équipe (auteurs, éditeurs, impresario). Je compte beaucoup sur l’année qui vient. Fin juillet, je sors un disque avec quatre titres que je n’ai pas encore choisis. Et, pour la première fois, aucune de ces chansons ne comportera de paroles écrites par mon père.

– Sans rien trahir de secret, je crois que vous allez être danseuse dans « Pour sauver les Charmilles » … Serait-ce parce que vous allez aussi danser en scène comme certaines de vos consœurs dans la chanson ?

– Pas du tout. J’ai toujours fait beaucoup de danse moderne parce que la danse est utile à ma santé et, disons, à mon maintien, à ma démarche. Je viens même d’attaquer, pour le plaisir, la danse classique. Tout cela, en amateur.

– On a dit que vous étiez « la plus jolie minette de la chanson française » et que vous étiez assez contre les conventions. Est-ce que vous pensez tout de même au mariage ?

– Je crois que je me marierai… disons… à vingt-cinq ans. (France en a vingt-trois). J’adore les gosses et, en ce moment, toutes mes amies ont des bébés. Ça me fait très envie. Alors, en attendant, je vais les voir le plus souvent que je peux …

– Et les vacances ?

– Je pars en juillet pour Noirmoutier. Programme : bateau, tennis, « bronzette » et lecture … Je lis à fond tous les grands auteurs ; je viens de terminer toute l’œuvre de Maupassant. Quel écrivain !

– Quel grand conteur aussi… A propos de conteur, est-ce que vous pourriez nous raconter un peu l’histoire de « Pour sauver les Charmilles » ?

– Ah ! non… Laissez les lecteurs en découvrir les péripéties au fil des numéros de « Télé Poche ». D’ailleurs, voici déjà les premières images ..

Episode 01 (du 3 au 9 juillet 1971) – Télé Poche n°281

Episode 02 (du 10 au 16 juillet 1971)- Télé Poche n°282

Episode 03 (du 17 au 23 juillet 1971) – Télé Poche n°283

Episode 04 (du 24 au 30 juillet 1971) – Télé Poche n°284

Episode 05 (du 31 juillet au 6 août 1971) – Télé Poche n°285

Episode 06 (du 7 au 13 août 1971) – Télé Poche n°286

Episode 07 (du 14 au 20 août 1971) – Télé Poche n°287

Episode 08 (du 21 au 27 août 1971) – Télé Poche n°288

Episode 09 (du 28 août au 3 septembre 1971) – Télé Poche n°289

Episode 10 (du 4 au 10 septembre 1971) – Télé Poche n°290

Episode 11 (du 11 au 17 septembre 1971) – Télé Poche n°291

Episode 12 (du 18 au 24 septembre 1971) – Télé Poche n°292

Episode 13 et fin (du 25 septembre au 1er octobre 1971) – Télé Poche n°293

France Gall hat Sorgen: ihre firma ging pleite (France Gall a des soucis : sa maison de disques a fait faillite.)

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France Gall hat Sorgen: Ganz so fröhlich, wie Titelmädchen France Gall bei Hecks Hit Parade war, ist sie nicht mehr.
France Gall hat Sorgen: Ganz so fröhlich, wie Titelmädchen France Gall bei Hecks Hit Parade war, ist sie nicht mehr.
France Gall hat Sorgen: ihre firma ging pleite (France Gall a des soucis : sa maison de disques a fait faillite.)

Ganz so fröhlich, wie Titelmädchen France Gall bei Hecks Hit Parade war, ist sie nicht mehr.

Die zierliche Französin hat Pech gehabt. Ihre französische Plattenfirma – La Compagnie – ging pleite. Nicht ganz leicht fallen ihr auch die deutschen Titel. Bei “Zwei Verliebte ziehen durch Europa”, spürt man es. France: »Ich singe den Text, ohne zu wissen, was die Zeilen bedeuten. Aber irgendwann werde ich sie schon begreifen.«

Sie schwärmt von Deutschland: »Die Leute sind so nett.« Nur mit der deutschen Küche kann sie sich nicht anfreunden. Ihr Lieblingsgericht in Frankreich: Hummer-Cocktail und Chateaubriand mit Sauce Béarnaise.

Wenn ihr ein neuer Sprung in die deutsche, Hit Parade< gelingt, will sie auf keinen Fall mehr ihre Minishorts anziehen. »Die Hot Pants sind für mich überholt, ich trage nur noch Minirök· ke.« Ihrem Freund und Sangesbruder Julien Clerc ist es einerlei: »Hauptsache, ich kann ihre hübschen Beine bewundern.

Traduction de l’Allemand

France Gall n’est plus tout à fait aussi joyeuse que lorsqu’elle était la vedette de l’émission Hit Parade de Heck.

La frêle Française n’a pas eu de chance. Sa maison de disques française, La Compagnie, a fait faillite. Elle a aussi un peu de mal avec les chansons en allemand. On le sent dans « Zwei Verliebte ziehen durch Europa » (Deux amoureux parcourent l’Europe). France dit : « Je chante le texte sans savoir ce que les phrases signifient. Mais je finirai bien par les comprendre un jour. »

Elle est enthousiaste à propos de l’Allemagne : « Les gens sont si gentils. » En revanche, elle ne s’habitue pas à la cuisine allemande. Son plat préféré en France : cocktail de homard et chateaubriand avec sauce béarnaise.

Si elle parvient à se hisser à nouveau dans le Hit Parade allemand, elle ne veut plus du tout porter ses mini-shorts. « Pour moi, les hot pants sont dépassés, je ne porte plus que des mini-jupes. » Son compagnon et collègue chanteur Julien Clerc, lui, s’en moque : « L’essentiel, c’est que je puisse admirer ses jolies jambes. »

Hörzu est un magazine télévisé hebdomadaire allemand publié à Hambourg et fondé en 1946.

Magazine : Hörzu
Pays : Allemagne
Date : 22 mai 1971
Numéro : 21

France Gall : tout en long ce printemps

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Bien que très sensible à la mode, qu'elle n'hésite pas à précéder parfois très hardiment (elle fut une des premières à adopter le short), France Gall reste une fidèle cliente du Marché aux Puces.
Bien que très sensible à la mode, qu'elle n'hésite pas à précéder parfois très hardiment (elle fut une des premières à adopter le short), France Gall reste une fidèle cliente du Marché aux Puces.
France Gall : tout en long ce printemps

France Gall, un peu lassée de son amusante coiffure bouclée, porte de nouveau ses cheveux mi-longs et lisses.

Bien que très sensible à la mode, qu’elle n’hésite pas à précéder parfois très hardiment (elle fut une des premières à adopter le short), France reste une fidèle cliente du Marché aux Puces.

Elle passe des journées entières à fouiller les curieuses petites boutiques. C’est dans l’une d’elles qu’elle a trouvé cette très romantique tenue. Il s’agit, en fait, d’une blouse aux courtes manches à volants que France a assorti à un véritable jupon de grand-mère. Actuellement, elle effectue un grand tour d’Europe Suisse, Allemagne, Espagne, etc., où elle se produit dans de nombreuses émissions de télévision. Son projet immédiat : enregistrer des chansons inédites en allemand afin de satisfaire ses fans d’outre-Rhin.

Ses admirateurs français ne sont pas oubliés puisque France sortira prochainement un nouveau disque.

Magazine : Mademoiselle Age Tendre
Date : Mars 1971
Numéro : 76