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France Gall et son TK 248

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La jeune et jolie vedette FRANCE GALL a bien voulu poser pour la GRUNDIG REVUE la photo de notre couverture.
La jeune et jolie vedette FRANCE GALL a bien voulu poser pour la GRUNDIG REVUE la photo de notre couverture.

France Gall a adopté les curseurs linéaires

La jeune et jolie vedette FRANCE GALL a bien voulu poser pour la GRUNDIG REVUE la photo de notre couverture. Nous l’avons surprise chez elle alors qu’elle enregistrait pour son plaisir et ses souvenirs personnels le succès de son dernier disque : Zozoï.

Magazine : Grundig Revue
Date : 1971
Revue publicitaire

France Gall en 1971

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En 1971, France Gall s’épanouit en Allemagne. Tenues pop, liberté retrouvée et succès local rythment cette année de création et de transition.
En 1971, France Gall s’épanouit en Allemagne. Tenues pop, liberté retrouvée et succès local rythment cette année de création et de transition.

En 1971, France Gall poursuit son parcours loin du tumulte médiatique français. Toujours très active en Allemagne, elle enregistre plusieurs titres dans la langue de Goethe, comme Was will ein Boy, qui rencontrent un vrai succès local.

Son image se transforme : plus moderne, plus libre, en phase avec l’époque. Elle adopte des looks plus audacieux, entre mini-robes colorées et coiffures inspirées de la mode pop. Les photos de cette année révèlent une France Gall radieuse, plus adulte, à l’aise dans cet univers germanique qui lui laisse de la place pour respirer et créer. Elle continue à s’interroger sur son avenir musical, consciente que le public français l’a enfermée dans une case dont elle tente de s’extraire. 1971 reste une année de travail et de transition, en coulisses, mais essentielle dans son cheminement personnel.


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Textes librement inspirés du livre : France Gall l’intégrale / L’histoire de tous ses disques par Norman Barreau-Gély aux Editions EPA avec les pochettes de France Gall Collection

France Gall

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Article en langue espagnole paru dans le magazine Los domingos de ABC dans un supplément du 4 octobre 1970 (Presse) Espagne 🇪🇸
Article en langue espagnole paru dans le magazine Los domingos de ABC dans un supplément du 4 octobre 1970 (Presse) Espagne 🇪🇸
Article en langue espagnole paru dans le magazine Los domingos de ABC dans un supplément du 4 octobre 1970 (Presse) Espagne 🇪🇸

Article retranscrit et traduit de l’espagnol par Fanbabou47.

France Gall, la gentille représentante de la chanson française, est une grande amatrice des jeux d’hiver.

On célèbre tous les ans une petite fête en Europe. Les journaux et magazines français, anglais et allemands, envoient vingt ou trente journalistes pour couvrir l’évènement.

L’Espagne a toujours l’honneur d’être représentée par le plus grand nombre d’envoyés spéciaux : de quatre-vingt-dix à cent. Cette petite fête est le Festival de l’Eurovision.

À dix-sept ans, France Gall fut placée face aux caméras des télévisions européennes. Elle interpréta presque timidement une chanson ingénue et gai. Et (moment d’émotion, murmures, “flashes”, pressant en amont les bouquets de fleurs, des hommes vêtus de noir qui bougent d’un côté à l’autre) elle fut proclamée vainqueur. Un avenir splendide ; des voyages, des galas, des bousculades, des coups de coude, des aéroports, des interviews, des chambres d’hôtel ; se déployait face aux yeux embués de cette adolescente qui avait matériellement sauté vers le succès. Cette nuit-là, à Naples, face aux caméras, elle a chanté “Poupée de cire, poupée de son” deux fois.

France Gall semblait destinée à triompher dans le milieu de la chanson. Sa famille était très connectée au monde musical. Son père, Robert Gall, était compositeur et fut celui qui la soutint réellement le plus dans sa carrière.

Mauvaise chance de triompher avec une chanson qui s’intitule “Poupée de cire” quand on est une jeune fille blonde, mince, française, petite et d’air fragile. Aujourd’hui, après une longue parenthèse qui l’a conduit au bord de l’oubli, France Gall est obligée de répéter face aux journalistes : “Je ne suis pas une poupée brisée”, “Je ne suis pas une poupée démodée”, “Ça ne me dérange pas que l’on m’appelle « poupée », “Je n’ai pas pensé au suicide”… Les poupées ne se suicident jamais ; ce sont les grands frères qui les suicident, poussés par une fureur anatomique qui les obligent à désosser les petites figures.

Les “grands frères” de France Gall se sont souciés de la projeter vers le succès. Son père, Robert Gall, à son époque aussi chanteur et compositeur, s’est soucié d’éduquer sa voix, d’éduquer ses habitudes et de verser ses revenus. Ses managers se sont souciés de ses cheveux, de ses gestes, ont élevé sa douceur, sa sensibilité, sa grâce et après ils faisaient les comptes sur les produits de leur inversion. Quand la “poupée” commença à être trop douce, écœurante, pour avoir suivi fidèlement les consignes données ; les managers l’ont laissée pour s’occuper de lancer d’autres adolescentes à la figure et aux mouvements sauvages, désagréables, légèrement cyniques et habillement décoiffées.

France Gall est née à Paris le 9 octobre 1947. Son grand-père, Paul Berthier, élève de Vincent d’Indy, a fondé, aux côtés du monsieur Maillet, les “Petits chanteurs à la Croix de Bois”, orphéon de voix cristallines à disposition des grandes cathédrales. Son père a d’abord chanté et puis il a composé “La mamma”, À bientôt nous deux” et “Les rubans et la fleur”. Ses deux frères jumeaux, Patrice et Philippe jouent de la guitare et de la batterie. “Ma vie était déjà décidée quand je suis venue au monde”, dit France. Elle apprenait le ballet, instruite par Muriel Belmondo. Elle assistait à un lycée. Elle se souvient seulement d’une chose : son amie Catherine. Elle acquiert un magnétophone et commence à enregistrer en cachette ses chansons préférées. Sa mère remue la tête. La fille devrait continuer sa scolarité, puis trouver un bon homme, se marier, avoir des enfants… Monsieur Robert, par contre, excellent, l’encourage. Présentation à des amis, excellent, excellent, promo dans une maison artistique et tentons la chance à L’Eurovision.

France Gall eut un succès clamé au Festival de l’Eurovision en 1965 avec la chanson “Poupée de cire, poupée de son”. Après, elle a connu une parenthèse d’oubli obscur qu’elle a essayé de combattre avec des chansons de moindre qualité et de faible impact. Maintenant, elle essaye de refleurir le triomphe avec des chansons de Serge Gainsbourg.

Après le triomphe, la famille Gall s’installe dans un splendide appartement, au 16e étage d’un immeuble moderne de Paris. France a emménagé une chambre à coucher romantique et une salle de travail décorée au style Louis XIV. Une petite fille marocaine lui envoie une savonnette, un flacon d’eau de Cologne et une chemise en laine “pour qu’elle n’ait pas froid en hiver”. Peut-être qu’elle la vue dans une photo décolletée et avec un regard peureux, et que la tendresse s’est réveillée en elle. Peut-être qu’elle a juste souhaité qu’elle soit avec elle, qu’elle soit sa poupée.

Le succès est pour quelques mois. Une fois terminé tous les contrats post-festival, France Gall commence à s’éclipser, lentement. “Je n’ai pas d’ami dans mon métier”. Jacques Dessange la prend comme modèle plusieurs fois pour ses coiffures. Elle enregistre quelques disques, sporadiquement. La poupée dort.

France aime aussi le tennis, qu’elle pratique dans cette image. À gauche, un joli plan de la chanteuse.

“Travail, persévérance, talent et chance”. Cinq ans se sont écoulés et France Gall reprend le chemin. “Je deviendrais à nouveau célèbre”. Plus de coups de coude, plus de bousculades, plus de voyages, plus de voyages, plus de solitude. “Non. Non, je n’ai pas de petit ami ; je crois que c’est normal pour une fille de mon âge (vingt-deux ans) de ne pas en avoir.” Cette difficile « opération retour » des artistes oubliés commence.

France Gall se prend en photo aux côtés d’un autre chanteur, Julien Clerc, chevelu, sympathique et qui démarre dans ce métier. Lui, il fait un portrait drôle de France déshabillée, avec son autorisation. Serge Gainsbourg, l’auteur de “Poupée de cire” reçoit la commande d’écrire une autre chanson : “Les années folles”, rythme nostalgique de charleston, simple et commercial. “Les années folles”… Le vent de folie qui souffle au Nord de l’Amérique, l’Amérique du Nord puritaine à l’origine de la violence qui s’étend sur le Vietnam; se rassemble autour des tentes fragiles où le peuple palestinien se trouve depuis vingt ans de désespoir; arrive au Brésil en se faufilant par les barreaux des bâtiments, où des hommes et des femmes sont torturés simplement à cause d’une pensée différente, ou juste à cause de penser à quelque chose; ce vent de folie ne rentre pas, cependant, dans les chansons de France Gall. Sa folie est différente : elle nous renvoie aux bouteilles de champagne débouchées entre rires, aux tournures à découvert, aux gestes agressifs, aux nuits de joie mortelle au cabaret.

Il y a quelques mois France Gall est apparue en Espagne, engagée par la Télévision Espagnole pour le programme “Galas del sábado”. Beaucoup de journalistes l’ont interviewé à ce moment-là.

« On m’appelle de beaucoup de façons différentes : « poupée », « sucrerie », « bonbon », « câline » … Ils disent que je suis le miel ».

“Parfois je vais danser. Parfois, au cinéma. J’espère aussi devenir quelqu’un au cinéma. Je rêve de bonnes comédies musicales. J’aime aussi jouer au tennis.”

“Pompom (Pompidou) est moche mais sympathique.”

“Je vis. Je continue à chanter. Rien de plus.”

La belle et joyeuse présence de France Gall est manifeste dans les images de cette double page.

“J’ai peur des foules, des avions et des reptiles.”

“Je vis heureuse à Paris, avec mes parents, mes frères, mes chats et mes chiens.”

France Gall, tu as avoué publiquement qu’on t’a toujours dit des jolies choses, par exemple que tu es douce et tendre, une statue de caramel ou quelque chose de semblable. La critique n’a jamais été désagréable avec toi. C’est logique. Les femmes nord-américaines ont récemment déclenché sans succès une grève parce qu’elles ne veulent plus être traitées d’objet ; une de ses dirigeantes a déclaré qu’elle n’aura jamais de relation sexuelle avec un homme car cela la rende soumise, lui ôte sa liberté. Tu es le genre de femme qui peut aller en Amérique du Nord et les convaincre, doucement, tendrement, comme une maman, de leur erreur. Leila Jaled, vingt-deux ans comme toi, s’est plantée il y a quelques jours dans le couloir d’un avion israélien avec deux grenades à la main : elle voulait le séquestrer. Tu es la femme que devrait l’interviewer et lui suggérer, doucement, tendrement, que ce qu’elle fait n’est pas féminin. Ou bien tu peux aller à Calcutta, aux centres de stérilisation de femmes, assister à une extirpation d’ovaires et dire à cette femme qui vient de se faire opérer qu’il n’y a rien de plus beau que la vie de famille, l’amour, les enfants, les caniches et les chats. Tu peux aussi partir à Argel et parler avec cette activiste brésilienne, réfugiée politique, qui a les deux jambes paralysées à cause des tortures auxquelles elle fut soumise, et lui dire doucement : “Alors ma grande, pourquoi est-ce que tu t’embrouilles ?” En chantant comme tu le fais et en étant telle que tu es, on dira toujours de toi que tu es douce et tendre. Personne ne te critiquera. Personne ne sera désagréable avec toi. Est-ce que tu comprends pourquoi ?

Dans le vocabulaire du quartier madrilène de Salamanque il y a un mot qui te définit à justesse : tu es une femme “mignonne”. Félicitations.

Magazine : Los Domingos Del ABC (Espagne)
Par Enrique Iparraguirre
Supplément du 4 Octobre 1970

Les vacances de France Gall

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France Gall est en vacances … sans son fiancé Julien Clerc qui est en tournée à travers la France, mais qui lui téléphone longuement tous les jours.
France Gall est en vacances … sans son fiancé Julien Clerc qui est en tournée à travers la France, mais qui lui téléphone longuement tous les jours.
Les vacances de France Gall

France Gall est en vacances … sans son fiancé Julien Clerc qui est en tournée à travers la France, mais qui lui téléphone longuement tous les jours.

La “tribu” Gall est à nouveau réunie à Noirmoutier où elle a acheté, il y a cinq ans, une ravissante maison en bordure du bois de la Blanche.

Maman Gall, Papa Gall, Bea (la fiancée de Philippe Gall) et France mènent une vie saine et simple : le matin, marché à Noirmoutier, puis plage, bains et bronzage sur le sable ; en fin de journée, tennis avec papa Gall, parties acharnées de Yam avec Bea, réussites aux cartes, jeux dans le jardin avec ‘les chiens de la famille, Problème et Nougat.

France qui adore faire la cuisine, confectionne un plat différent par jour. Ses grandes spécialités : le soufflé au fromage et la pizza. Pas de sorties le soir, tout le monde est au lit à 10 heures.

Dans quelques jours, les frères de France, Philippe (en tournée avec Nicoletta) et Patrice qui chante, lui aussi, à travers la France, rejoindront le clan à Noirmoutier. Et à la fin du mois, Julien Clerc viendra rejoindre sa charmante fiancée.

Magazine : Le Soir Illustré
Date : 10 septembre 1970
Numéro : 1994

La campagne de France Gall

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Être chez elle, pour France Gall, ce n’est pas être à Paris. C’est s’isoler dans sa jolie maison de campagne de Pourrain.
Être chez elle, pour France Gall, ce n’est pas être à Paris. C’est s’isoler dans sa jolie maison de campagne de Pourrain.
La campagne de France Gall

Être chez elle, pour France Gall, ce n’est pas être à Paris. C’est s’isoler dans sa jolie maison de campagne de Pourrain, dans l’Yonne, ou elle n’accepte que ses amis intimes.

Quelques reporters de S.L.C. en font partie …

Avant de parler de la maison de France Gall, il faut savoir que France (Babou, pour les intimes) vit dans une joyeuse ambiance familiale, entourée de sa mère, de son père, de ses frères Patrice et Philippe, de Béa (abréviation de Béatrice), la fiancée de Philippe et d’Agnès, sa cousine et secrétaire. Toute cette joyeuse troupe habite, à Paris, dans un immense appartement de l’avenue Victor Hugo, et passe chaque week-end dans sa propriété de Pourrain (Pourrain est un petit village de l’Yonne, situé à quelques kilomètres d’Auxerre). C’est la maison de Pourrain que France vous fait visiter. Cette maison a un passé, elle a appartenu aux grands-parents de France et a été divisée en deux : une partie en revenait à Mme Gall et l’autre à un autre parent. Cette première partie servait d’écurie ; c’est dire s’il a fallu y faire des travaux. Les Gall ont cependant tenu à garder l’aspect rustique de cette maison ; la toiture est d’origine, en vieilles tuiles grises. La première grande pièce où l’on accède par le jardin est celle où famille et amis se retrouvent. Le plancher a été entièrement refait avec de vieux carreaux rouges, trouvés par M. Gall sur un chantier en démolition ; les murs sont faits de grosses pierres et, au plafond, les poutres sont apparentes. Seule la cheminée a été aménagée ; Le foyer est constitué d’une dalle de pierre d’un seul morceau et l’extérieur de la cheminée est en crépit blanc. Au-dessus de la cheminée, se trouvent une lampe faite à partir d’un porte-cierge en métal argenté et une enseigne de forgeron de la fin du XVIIIe siècle. La table et les sièges, tout en bois, sont de style Louis XIII. Au fond de cette pièce, apparait le coin-cuisine séparé de la salle à manger par une vieille auge de pierre. Cette cuisine a été aménagée dans le même esprit que le salon-salle à manger. Au mur, un vieux vaisselier garni d’assiettes anciennes ; deux personnages de jeux de massacre du siècle dernier et des moules et des cuivres anciens.

Un très bel escalier de bois rustique foncé mène aux chambres : celle de Patrice, avec un piano noir (désaccordé), une cheminée et un lit Empire très haut. Le couvre-lit et les rideaux sont en épaisse toile rouge et blanche. A côté de cette chambre, celle des parents ; puis celle de France. Le lit est grand, recouvert d’un couvre-lit de dentelle blanche. Le seul siège est un prie-Dieu d’église de bois foncé recouvert de velours bleu.

De cette chambre, on a du mal à sortir France : le réveil ne se faisant pas avant midi et la mise en route prenant plus d’une heure. Une fois bien réveillée, restaurée, maquillée et coiffée, France est abordable. Elle décide, alors, de prendre la parole :

C’est moi qui vous ferai visiter la dernière pièce. Tout d’abord, baissez bien la tête, car la porte d’entrée mesure à peine plus d’un mètre. C’est la chambre la plus éclairée, car elle servait, auparavant, de grenier à foin et l’on accédait de l’extérieur par une échelle. Nous avons donc décidé de laisser cette grande porte vitrée et de faire un faux plafond parte que le précédent était trop haut. Ça, c’est la chambre d’amis (elle est d’ailleurs toujours occupée … )

Très peu de meubles, juste deux lits ; sur le mur, une guitare. Chez les Gall, il y a toujours des guitares partout. Et maintenant, ressortons de la maison (le ton de France est toujours un peu autoritaire) ! II y a une chose dont je suis très fière : c’est de ma pelouse, elle est très grande et bien entretenue. Au ras des murs, nous avons des fleurs toute l’année. Quelle merveille, à seulement deux heures de Paris, de pouvoir se détendre et respirer un air aussi pur ! Voilà, je crois que ma maison n’a plus de secrets pour vous.

Magazine : SLC (Salut les copains)
Date : Août 1970
Numéro : 96

France Gall : l’année ou j’ai eu 15 ans

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France Gall : J'ai vécu ma quinzième année dans la plus parfaite insouciance. Bien sûr, c'est l'âge ingrat, les heurts avec les parents.
France Gall : J'ai vécu ma quinzième année dans la plus parfaite insouciance. Bien sûr, c'est l'âge ingrat, les heurts avec les parents.
France Gall : l'année ou j'ai eu 15 ans

France Gall : « Vive l’école buissonnière ! »

J’ai vécu ma quinzième année dans la plus parfaite insouciance. Bien sûr, c’est l’âge ingrat, les heurts avec les parents, le lycée tous les jours avec des professeurs quelquefois ennuyeux. Mais tout de même, c’est le meilleur âge. Le lycée, je m’en moquais un peu, j’étais en troisième et je ne faisais pas grand-chose car ce que je voulais à tout prix, je le savais déjà : c’était chanter. Aussi j’étais très décontractée en franchissant les grilles du lycée Paul-Valéry, le teint blafard (c’était la mode), très court vêtue (ça ne l’était pas encore), un collier de chien au cou (ça l’est maintenant).

Ce dont je me souviens le mieux, c’est de toutes les surprises-parties que nous organisions, mes frères et moi, quand mes parents partaient en week-end. A nous l’appartement ! Mes frères jouaient de la guitare et moi je chantais, tant pis pour les voisins ! Je m’entendais parfaitement avec mes frères et c’est surtout à eux que je dois de m’être tant amusée, d’avoir fait le « mur » les soirs où l’on m’interdisait de sortir quand nous étions en vacances à Noirmoutier. C’est cette année-là aussi que j’ai fait un essai de voix concluant, puisque j’ai enregistré tout de suite mon premier disque chez Philips, « Ne sois pas si bête ». Mais de ça, vous vous en souvenez sûrement …

Magazine : Mademoiselle Age Tendre
Date : Mai 1970
Numéro : 66

France Gall : partitions de Zozoï (en Italien)

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Partition en Italien, au format 2 volets, de la chanson Zozoï en Italien.

Le titre Zozoï, interprété en italien par France Gall, est disponible sur le 45 tours N°9797. Les arrangements sont signés Jean-Claude Petit. Ce disque propose également un titre inédit qui n’est pas sur le 45 tours français : Bugie da elefanti, la version italienne de Les éléphants.

La chanson originale française Zozoï est signée Nelso Angelo (alias Nelson Cavalcanti Martins), un auteur compositeur, arrangeur, chanteur et guitariste Brésilien. Nelson Angelo commence sa carrière musicale en 1966, en faisant la tournée des bars et des boîtes de Belo Horizonte, sa ville de naissance. C’est là qu’il fait la connaissance de Milton Nascimento avec lequel, plus tard et à Rio, il participera au Clube da Esquina.

La rythmique de Zozoï a été enregistrée à Sao-Paulo le 28 mars 1970 à 2h du matin par César, Camargo et Mariano. Les coeurs ont été enregistrés à Paris le 7 avril 1970 à minuit, par le groupe des Elephants de Jean-Claude Petit, groupe composé par Jean-Claude Petit, José Bartel, Norbert Saada, Raymond Vastano et Jean Géral.

Merci à Bernard Lesage.

France Gall : partitions de Zozoï (en Italien)


France Gall (disco C.G.D. N. 9797) | Dal Brasile con allegria: un nuovo ballo | Zozoï. Testo italiano di A. Mauro | Testo originale e musica di Nelson Angelo | Edizioni Musicali | La Voce del Padrone 20121 Milano Piazza Cavour 1 | Tip.-Lit. “La Musica Moderna, S.p.A. – Milano – Viale Ortles, 39 – 1970 | Stampato in Italia – Printed in Italy – Imprimé en Italie | Proprietà per l’Italia delle Edizioni Musicali “La Voce del Padrone”, s.r.l. – Milano, Piazza Cavour, 1. | © Copyright 1970 by Bahia Music 10, Rue de Hesse – Ginevra. | Tutti i diritti sono riservati. | Stampato in Italia nel 1970. | V. 0365 P.
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Traduction en Français
France Gall (disque C.G.D. N. 9797) | Du Brésil avec gaieté : une nouvelle danse | Zozoï. Paroles italiennes de A. Mauro | Musique originale et paroles de Nelson Angelo | Éditions Musicales | La Voce del Padrone, 20121 Milan, Piazza Cavour 1 | Tip.-Lit. “La Musica Moderna, S.p.A. – Milan – Viale Ortles, 39 – 1970 | Imprimé en Italie – Printed in Italy – Imprimé en Italie | Propriété pour l’Italie des Éditions Musicales “La Voce del Padrone”, s.r.l. – Milan, Piazza Cavour, 1. | © Copyright 1970 par Bahia Music, 10, Rue de Hesse – Genève. | Tous droits réservés. | Imprimé en Italie en 1970. | V. 0365 P.

Testo della canzone Zozoï: | Coro: Che cos’è, che cos’è, che cos’è, che cos’è, che cos’è… | Zozoï si ballerà, | Zozoï sulla vita mani così, ondeggio e poi dopo un po’ giro intorno a te. | Coro: Che cos’è, che cos’è, che cos’è, che cos’è, che cos’è… | Zozoï mi chino un po’ | Zozoï muoverò le mani così, | la testa qua e là, mentre tu giri intorno a me. | Arrivò dal Brasile per noi questo ballo che | Zozoï si chiamerà, | Zozoï balleremo tutti così, imparalo su, anche tu balla insieme a me. | Coro: Che cos’è, che cos’è, che cos’è, che cos’è, che cos’è… | Zozoï si ballerà, | Zozoï le tue gambe muovi così, ondeggia e poi, dopo un po’ gira intorno a me. | Coro: Che cos’è…

Die beliebteste Pariser Boutique von France Gall (Presse) 🇩🇪

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Aus meiner Pariser Liebling boutique, Bob Shop' stammt dieses schicke Fransen-Lederkostüm. Es wiegt nur ein Pfund und paßt einem Mädchen mit Größe 34.
Aus meiner Pariser Liebling boutique, Bob Shop' stammt dieses schicke Fransen-Lederkostüm. Es wiegt nur ein Pfund und paßt einem Mädchen mit Größe 34.
Die beliebteste Pariser Boutique von France Gall (Presse) 🇩🇪

France Gall (Silber, Schlager) :

Aus meiner Pariser Liebling boutique, Bob Shop’ stammt dieses schicke Fransen-Lederkostüm.

Es wiegt nur ein Pfund und paßt einem Mädchen mit Größe 34.

Traduction :

France Gall :

Ce costume en cuir à franges chic vient de ma boutique parisienne préférée, le Bob Shop.

Il ne coûte qu’une livre et convient à une fille de taille 34.

Magazine : Bravo
Pays : Allemagne
Date : 3 novembre 1969
Numéro : 45

France Gall : j’ai vu Rio en plein délire

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France Gall : « A Rio, pendant huit jours, la ville entière danse dans la rue. Quand les gens sont trop épuisés, ils s’allongent, dorment quelques heures, sur un banc, puis repartent en dansant au rythme implacable des sambas »
France Gall : « A Rio, pendant huit jours, la ville entière danse dans la rue. Quand les gens sont trop épuisés, ils s’allongent, dorment quelques heures, sur un banc, puis repartent en dansant au rythme implacable des sambas »
France Gall : j'ai vu Rio en plein délire

« A Rio, pendant huit jours, la ville entière danse dans la rue. Quand les gens sont trop épuisés, ils s’allongent, dorment quelques heures, sur un banc, puis repartent en dansant au rythme implacable des sambas »

France Gall : Notre DC8 s’est posé comme une plume, après quatorze heures de vol. Je découvre Rio sous 35°. Panique à l’aéroport. Nos bagages sont égarés : seul Jean-Marie (NDLR : Périer) avait conservé ses appareils avec lui.  Il nous faut une heure pour récupérer nos petites valises. Les employés de l’aéroport me semblent ivres. En réalité, ils sont, depuis déjà quelques heures, « dans » la samba. C’est vrai, le carnaval est commencé. Et le carnaval, c’est, pour tout Brésilien, de tout âge et de toute condition, la folie collective pendant huit jours, Quelle drôle de ville que Rio !

Les immeubles les plus modernes, en verre et en acier, voisinent avec des masures sordides. Mais l’architecture est bien la dernière chose à laquelle je songe, tandis que notre taxi (piloté par un fou) nous conduit à plus de 100 km/h, jusqu’au Copacabana Palace. La foule est dense, chamarrée, colorée, exaltée, en pleine hystérie. C’est un spectacle fabuleux. Quelle chaleur ! Moi qui ai quitté Paris sous la grisaille ! Notre première réaction, en arrivant à l’hôtel, est de nous précipiter dans Ia piscine. Mais l’eau est encore plus chaude que l’air ! Seule la mer est rafraîchissante. Les gros rouleaux qui cinglent le corps nous redonnent un peu de tonus.

Le carnaval ? C’est une suite de bals qui se déroulent en différents endroits de la ville. Les plus importants sont le bal des Mille et Une Nuits (qui a lieu aujourd’hui), celui du Copacabana et le bal municipal. Nous voici dans la foule, parmi les costumes les plus délirants que j’aie jamais vus. Chaque Brésilien économise pendant toute l’année pour se confectionner un costume somptueux. Le bruit est assourdissant. Des centaines de haut-parleurs diffusent dans toutes les rues des sambas à puissance quasi insoutenable. Et voici le défilé des écoles de samba. Il durera trois jours, chaque école comptant trois mille danseurs, vêtus de costumes folkloriques aux couleurs les plus folles. Des enfants, des adultes, tout est mélangé, tout se confond dans la couleur et dans la musique des percussions. Les bals sont gratuits pour les femmes pendant tout le carnaval de Rio. Alors, les hommes se déguisent en femmes pour entrer à l’œil. Cela donne des séances de travestis étonnantes ! A l’intérieur des salles de bals, des milliers de personnes sont entassées, de tous âges, de toutes couleurs, de toutes conditions. Il est difficile de reconnaître des humains sous ces costumes extravagants : grosses dames habillées en papillons multicolores, enfants vêtus en pierrots, jeunes éphèbes fringants comme des princes orientaux, vieux messieurs affublés de paillettes, de cornes de cerf, de masques de sorciers …

L’imagination est comme la foule : piétinée. Je n’avais jamais pensé que le sens de la fête pouvait encore exister à ce point dans une partie du monde. J’en ai pour des mois à ressasser ces souvenirs fous. Pour venir au carnaval de Rio avec Jean-Marie, j’ai dû annuler plusieurs émissions de télévision à Paris. Mais je ne regrette rien ! Ou plutôt si … je regrette que les photos ne puissent être sonores. Car la samba, c’est beaucoup plus que la bossa-nova que nous connaissons. C’est le rythme à fleur de peau, c’est la vie même du carnaval qui demeure, je crois, le plus grand cirque du monde …

Magazine : Salut les copains
Merci à Fanbabou47
Avril 1970
Numéro : 92

Op! Op! Opla! | Partition

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France Gall partition Op! Op! Oplà!, générique TV italien de 1970 édité par Suvini Zerboni à Milan – francegallcollection.fr
Partition italienne Op! Op! Oplà! de France Gall éditée par Suvini Zerboni à Milan en 1970 – francegallcollection.fr

Cette partition illustre l’un des titres les plus singuliers enregistrés par France Gall en Italie au début des années 1970 : Op! Op! Oplà!. Publié sur un 45 tours aujourd’hui difficile à trouver, le disque est édité par la CGD et propose en face A ce morceau chanté en italien par France Gall. La face B contient une autre curiosité, Come Fantomas, adaptation italienne du titre Homme tout petit.

Op! Op! Oplà! servait alors de générique à une émission de télévision pour enfants très populaire en Italie : Chissà chi lo sa? (traduction : Qui sait, qui sait ?). Diffusée sur le Programme National entre 1961 et 1972 (avec une interruption de 1963 à 1965), l’émission était présentée par Febo Conti et produite sous la direction de Cino Tortorella, qui en était aussi l’auteur et le créateur. L’émission, enregistrée dans les studios Rai du Corso Sempione à Milan ainsi qu’à la Fiera di Milano, était diffusée le samedi après-midi à partir de 17h45, un rendez-vous incontournable pour la jeunesse italienne de l’époque.

Ce document, édité par Edizioni Suvini Zerboni à Milan en 1970, conserve non seulement les paroles et la musique signées Tuminelli et Tortorella, mais il rappelle aussi l’importance des adaptations locales et des collaborations transfrontalières dans la carrière de France Gall.

Op! Op! Opla! | Partition
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