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France Gall et Julien Clerc : oui, l’amour est très amusant !

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France Gall et Julien Clerc amoureux l'un de l'autre ? Ils éludent avec empressement cette question, se contentant de dire : "Nous sommes heureux de nous être rencontrés."
France Gall et Julien Clerc amoureux l'un de l'autre ? Ils éludent avec empressement cette question, se contentant de dire : "Nous sommes heureux de nous être rencontrés."
France Gall et Julien Clerc : oui, l'amour est très amusant !

France Gall et Julien Clerc amoureux l’un de l’autre ?

Ils éludent avec empressement cette question, se contentant de dire : “Nous sommes heureux de nous être rencontrés.”

France

Je crois que ce qui me plaît en ce garçon, voyez-vous, c’est qu’il soit si blond, si timide, si maladroit, si ponctuel aussi, et surtout (cela compte) qu’il ne soit pas d’une taille trop grande, fait à ma mesure, en somme … Voilà sans doute ce qu’il m’aurait plu de pouvoir vous dire un jour, du garçon qui m’eût intéressée ; voilà comment, il y a trois mois encore, j’imaginais à peu près le jeune homme mythique dont j’aurais peut-être eu le loisir de dire, d’un ton de voix négligent et modéré : “C’est Untel Machin, mon fiancé.”

Eh bien, la vie a choisi d’être pour moi beaucoup plus inattendue et excitante : le garçon dont j’ai aujourd’hui envie de vous parler est immense (il mesure un mètre quatre-vingt-huit !), il est brun, habile, agile, ne sait absolument pas regarder une montre et n’est, en aucune façon, mon fiancé. Il est bien plus, bien mieux : ce doit être, à y bien songer, quelqu’un que j’aime. On m’eût sans doute fait hurler de rire, il y a quelques semaines seulement, si l’on m’avait annoncé cette rencontre avec Julien, et les rapports extraordinairement gais, chaleureux, qui s’en sont suivis. Cela s’est passé ainsi : le 2 octobre, à dix-huit heures, je m’ennuie soudain, et l’envie me vient d’aller, en compagnie d’une de mes si nombreuses et adorables cousines, revoir “Hair” au théâtre de la Porte-Saint-Martin.

Le même 2 octobre à vingt et une heures quinze, la salle de spectacle se trouve dans l’ombre, un géant brun qui depuis quelques minutes se tenait accroupi, immobile, au milieu de la scène, se dresse avec vivacité et fait un pas en avant. Le 2 octobre à vingt et une heures vingt, je trouve Julien Clerc admirable et, à la fin du spectacle, je vais le lui dire – sans insister trop, non plus : “Bonsoir, ça vous a plu ? – Oui, c’est bien. Vous êtes très bien.”

Le 3 octobre à vingt et une heures, me voici de nouveau dans la salle. Et, à la fin du spectacle, de nouveau clans sa loge : “Tu es revenue ?” dit-il. Nous rions. Je connais “Hair”, qui est une charmante pièce, presque par cœur à présent ; et je commence de connaître Julien. Ce qui me séduit dans nos rapports, c’est la merveilleuse disponibilité en laquelle nous nous tenons l’un vis-à-vis de l’autre : Julien peut me dire, un soir, qu’il n’a plus envie de me voir pendant une semaine, cela ne me bouleversera pas ; de même accepterait-il que je ne sois pas toujours disposée à le rencontrer. Cet accord de base nous convient si bien, correspond d’une manière si évidente à nos deux natures, que nous ne l’éprouvons jamais comme une contrainte. Nous sommes si libres de ne pas nous voir, qu’en fin de compte, nous ne songeons jamais à nous séparer … Le mois dernier, nous avons passé huit jours dans cet extraordinaire pays, lumineux, déconcertant, multiple, qu’est le Maroc ; Julien, dont l’énergie est souvent accablante, voulait tout voir, tout acheter … A notre retour à Paris, j’étais étourdie encore de tant de chaleur, de tant d’agitation, de tant de rires. C’est ennuyeux, d’une certaine façon d’aussi délicieux voyages : cela vous laisse des souvenirs – déjà, des souvenirs. Ce qui me plaît en ce garçon, voyez-vous, c’est qu’il est si maladroit, si ponctuel, si timide … »

Julien

“C’est curieux, les choses importantes m’arrivent toujours au moment où je m’y attends le moins – ainsi ma rencontre avec France, par exemple. C’était justement un jour où j’étais de mauvaise humeur parce que j’avais rendez-vous avec des gens ennuyeux qui voulaient me faire parler de moi et de la “formidable” expérience humaine que je vivais avec “Hair”.

Je n’aime pas les gens qui se prennent au sérieux et encore moins ceux qui me prennent au sérieux. France est venue ce soir-là dans ma loge accompagnée d’une de ses cousines, qui – lui ressemblait trait pour trait : elles étaient toutes deux blondes, roses, ravissantes, et tellement enthousiasmées l’une et l’autre par “Hair” qu’elles s’exclamaient en même temps, sans me laisser le temps de dire un seul mot !

J’adore les situations drôles et je souriais encore en y pensant le lendemain, dans mon bain (il me faut dire que j’adore rester des heures dans mon bain en pensant à des choses amusantes … ). Le soir, j’ai eu la surprise de revoir France, seule cette fois-ci. Comme je suis un peu taquin, je lui ai parlé du charmant tableau qu’elle avait formé, la veille, avec sa blonde cousine. France a éclaté de rire, et – ce premier contact avec le rire de France a été la deuxième surprise jolie de la journée. J’adore les gens drôles. Nous avons tant et tant parlé et ri ensemble que j’ai eu, assez vite, l’impression de connaître France depuis cent ans au moins. Quand j’étais au lycée Lakanal à Sceaux, j’étais malheureux, car je n’aimais que les jolies filles, et les jolies filles sont souvent très ennuyeuses : vraiment un cercle infernal ; avec France, je me trouve en perpétuelles vacances.

France est devenue une habituée de “Hair”. Je suis devenu un peu fou de France. Rien ne l’étonne : par exemple, elle sait que j’ai deux points faibles, les cerises et Buster Keaton. Je ne puis voir des cerises sans en acheter un kilo, et je ne supporte pas l’idée d’un monde ou Buster Keaton n’eût pas existé. France m’a offert une tonne de livres consacrés à Buster Keaton et elle a voulu planter un cerisier dans mon jardin ! France est très intuitive : elle sait exactement quand je plaisante et quand je suis sérieux ; cela paraît facile au premier abord, mais jusqu’ici, nul n’y était parvenu. En fait, ce que j’aime surtout chez elle, c’est qu’elle soit un peu exhibitionniste (quand, par exemple, elle me fait sa cuisine à la chinoise), mais qu’elle soit pudique et secrète dès qu’il s’agit de l’essentiel, c’est-à- dire de ce qu’il y a d’un peu « dingue » dans nos relations … Je hais les militantes féministes ; France déteste les gens qui arrivent à l’heure à un rendez-vous : quel rapport, direz-vous ? Cherchez bien ! … Ce qui me semble extraordinaire, c’est qu’elle soit si « présente », tout en me laissant une parfaite disponibilité. France a un tel sens de l’humour, qu’elle passe son temps à se moquer de nous ; vous imaginez la somme de fous rires que cela peut donner en vingt-quatre heures : j’ai d’ailleurs essayé de les compter (et ai dû y renoncer). Lorsque nous nous quittons quelque temps (France appelle cela nos « fugues », nous ne nous écrivons jamais. Comme nous ne savons jamais dans quelle humeur nous allons nous retrouver, ce mois-ci nous avons décidé de « faciliter les choses », en en partant ensemble pour une fugue au Maroc. Après tout, il suffisait d’y avoir un peu rêvé, non ? … »

Magazine : Mademoiselle Age Tendre
Date : Mensuel Janvier 1970
Numéro : 62

France Gall en 1970

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En 1970, France Gall se retire de la scène française. Une année d’introspection, de douceur retrouvée et de maturité, loin du tumulte médiatique.
En 1970, France Gall se retire de la scène française. Une année d’introspection, de douceur retrouvée et de maturité, loin du tumulte médiatique.

1970 marque un moment de retrait pour France Gall, à la fois discret et décisif. Après une décennie sous les projecteurs, elle se met en retrait de la scène française, lassée par les étiquettes qu’on lui colle.

Elle continue pourtant à enregistrer, notamment pour le marché allemand, où elle reste très populaire. Ses chansons de l’époque, comme Ich liebe Dich – so wie du bist, s’éloignent de la veine ironique des années précédentes pour revenir à une forme de tendresse plus directe. C’est aussi une période d’introspection, loin des studios parisiens et des attentes du public français. Les photos de 1970 la montrent plus posée, plus mature, souvent à l’étranger, dans des cadres plus intimistes. L’image d’adolescente laisse définitivement place à celle d’une femme qui observe, cherche, attend autre chose. Une année de transition silencieuse, mais déterminante.


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Textes librement inspirés du livre : France Gall l’intégrale / L’histoire de tous ses disques par Norman Barreau-Gély aux Editions EPA avec les pochettes de France Gall Collection

Ich liebe dich – so wie du bist (Presse) 🇩🇪

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France Gall: ich liebe dich so wie du bist (Decca 29 019). Nach Maß geschneidert für Mademoiselle - eine rundum muntere Scheibe.
France Gall: ich liebe dich so wie du bist (Decca 29 019). Nach Maß geschneidert für Mademoiselle - eine rundum muntere Scheibe.
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France Gall : ich liebe dich – so wie du bist (Decca 29 019).

Nach Maß geschneidert für Mademoiselle – eine rundum muntere Scheibe.

Traduction :

France Gall : Je t’aime – tel que tu es (Decca 29 019)

Taillé sur mesure pour Mademoiselle – un disque joyeux de bout en bout.

Magazine : Bravo
Pays : Allemagne
Date : 3 novembre 1969
Numéro : 45

France Gall, poupée de chant

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France Gall est deux fois présente dans ce numéro de « M.A.T. ». Elle évoque ses débuts dans la chanson, et vous donne dans le cahier beauté, quelques trucs pour être toujours jolie. Photo : Jean-Marie Périer.
France Gall est deux fois présente dans ce numéro de « M.A.T. ». Elle évoque ses débuts dans la chanson, et vous donne dans le cahier beauté, quelques trucs pour être toujours jolie. Photo : Jean-Marie Périer.
France Gall, poupée de chant

France Gall est deux fois présente dans ce numéro de « M.A.T. ».

Elle évoque ses débuts dans la chanson, et vous donne dans le cahier beauté, quelques trucs pour être toujours jolie. Photo : Jean-Marie Périer.

Mai : « Teint parfait », dit France Gall

Pour avoir le teint frais de France, il vous suffit de suivre son exemple : deux fois par semaine, le soir avant de vous coucher, appliquez sur votre visage (sans oublier le cou) un masque aux fruits. Ces fruits seront utilisés la plupart du temps crus, râpés ou écrasés à la fourchette, puis étalés sur de petites bandes de gaze. Si vous avez le teint un peu terne au sortir de l’hiver, les premières fraises l’éclairciront à merveille. Abricots, pêches, prunes et ananas auront le même effet désincrustant. La pulpe du raisin vert est idéale pour les peaux à tendance acnéique. Cuite et écrasée dans du lait, la pomme a une action purifiante.

France Gall : « Ma vie de vedette » (deuxième partie)

Le mois dernier, en vacances à Noirmoutier, France avait déjà évoqué pour nous ses souvenirs d’enfance. Elle nous parle aujourd’hui de ses débuts dans la chanson, qui, dit-elle avec beaucoup de gaieté, « ne furent pas particulièrement difficiles ».

Mon père avait donc décidé de faire « tester ma voix » et il me conduisit chez un professeur de chant de ses amis. Maman n’était pas d’accord du tout : elle m’imaginait déjà courant de cabaret en cabaret … Mais papa a tenu bon, et comme mon essai chez son ami lui avait plu, il me conseilla de persévérer dans cette voie. Quelques mois après, le 9 octobre 1963, le jour de mes seize ans, mon premier disque sortait : je n’étais pas un peu fière ! Le titre : « Ne sois pas si bête ». Tout de suite, il eut du succès … Papa était aussi heureux que moi. La seule ombre au tableau : maman ! Elle ne voulait rien savoir, tout au moins apparemment car, au fond, elle était très fière de moi ! Mais cela, je l’ai appris plus tard. A l’époque, cela créait une atmosphère assez tendue à la maison, et je dois dire que j’en ai souffert. Finalement, tout s’est arrangé le jour où j’ai décidé de lui parler franchement. Nous sommes restées des heures entières dans ma chambre et cela a été merveilleux : j’ai découvert en elle mon alliée la plus sûre ! C’est à peu près à ce moment que les événements se sont précipités : les rendez-vous se multipliaient, et les séances de photographies absorbaient tout mon temps, cela me faisait tout drôle de m’entendre de plus en plus souvent à la radio. Il m’a fallu choisir entre la chanson et les études : c’est à regret que j’ai abandonné celles-ci à la fin de ma classe de 3e. Mes camarades du lycée Paul-Valéry ont tous été formidables : ils avaient tellement l’air convaincus de mon succès futur que j’ai eu moins de peine à quitter le lycée ! J’ai enregistré successivement deux titres qui ont marché très fort : « N’écoute pas les idoles ». Une chanson que Serge Gainsbourg avait écrite pour moi, et « Les rubans et la fleur » composée par mon père. Aussitôt sorties, ces chansons ont grimpé les échelons du Hit-parade : c’était le succès, mon rêve enfin réalisé ! Mes deux frères, Philippe et Patrice, m’ont beaucoup aidée à ce moment-là. Ils trouvaient que le registre assez aigu de ma voix se prêtait bien à l’interprétation de morceaux influencés par le jazz. J’aimais beaucoup le style des « Swingle Swingers », et j’ai essayé, dans mon quatrième disque « Jazz à gogo », de réaliser quelque chose de semblable… tout au moins du point de vue technique ! Mes premiers contacts avec la célébrité ont été assez difficiles : dans le grand appartement où j’habitais avec mes parents, le téléphone sonnait continuellement et les visites d’admirateurs et d’amis duraient toute la journée ! J’ai été obligée d’engager une secrétaire, tant je recevais de lettres. Bien sûr, maman était encore parfois de mauvaise humeur, mais elle était si heureuse du succès de sa fille qu’elle retrouvait vite le sourire ! Je savais d’ailleurs comment la rassurer. Quand le tourbillon de mes rendez-vous dans les studios l’affolait trop : le soir, je l’appelais dans ma chambre, et je lui contais, un par un, tous les événements de ma journée. Ces longues conversations nocturnes me donnaient du courage pour le travail du lendemain, et je n’ai d’ailleurs pas perdu cette habitude. Bien sûr, maintenant cela nous est plus difficile, car j’ai souvent des galas ou des tournées en province et à l’étranger, mais c’est une sorte de code tacite entre nous : dès que maman sent que quelque chose ne va pas, elle vient me voir dans ma chambre et soudain il me semble que tout va mieux. Je crois d’ailleurs que j’ai été beaucoup aidée à mes débuts par l’affection et la compréhension des miens. Je vous ai parlé de Serge Gainsbourg : il a joué un rôle très important dans ma carrière. Il écrivait beaucoup de chansons exactement adaptées à mon style, à ma personnalité. Un soir, j’étais chez moi à jouer avec mon chat et mes deux chiens quand le téléphone sonna : c’était Serge. « J’ai une chanson formidable pour toi », me dit-il. C’était, bien sûr, vous l’aviez deviné : « Poupée de cire, poupée de son » …

Cette chanson m’a plu tout de suite bien sûr ! Je suis allée voir Serge dès le lendemain et j’ai décidé de faire le disque. Philippe et papa ont tellement aimé « Poupée de cire, poupée de son » qu’ils m’ont alors conseillée de présenter la chanson au « Grand Prix de l’Eurovision ». J’ai d’abord refusé : je ne me voyais pas du tout représenter la France lors d’un concours si difficile ! Mais Maurice Tézé, mon imprésario et ami, était aussi de l’avis de papa. Je suis donc allée voir « tonton ». Tonton, c’est mon éditeur et directeur artistique, celui qui s’occupe de tout pour moi, et qui m’aide à choisir mes chansons : il a été enthousiasmé par l’idée de présenter « Poupée de cire, poupée de son » à l’Eurovision. Le sort en était jeté ! Pendant toute la durée qui a précédé le Grand Prix, je n’ai pas eu une seconde à moi ! Brigitte, mon attachée de presse, s’est chargée des relations avec les journaux, la radio et la télévision.

C’est elle aussi qui m’a conseillée sur le choix de la robe et de ma coiffure pour ce soir-là ! Plus la date du concours approchait, plus j’étais émue, et moins je croyais en moi !. .. Papa me calmait en m’expliquant que j’étais trop impressionnable et qu’il n’y avait vraiment aucune raison de m’énerver à ce point. Enfin, le jour tant attendu arriva et vous savez la suite : le 5 mars 1965, j’ai eu la joie immense de remporter le Grand Prix Eurovision de la chanson, devant un jury international ! Tous mes amis étaient là, et je dois dire que ce fut l’un des plus beaux jours de ma vie ! Tonton, qui d’habitude est intraitable, et ne me fait jamais de compliments, m’a embrassée en me disant : « Tu as été sensationnelle ! »

J’étais tellement émue que j’ai pleuré ! Le lendemain, malgré les coups de téléphone, les télégrammes de félicitations qui pleuvaient et les visites d’amis, j’ai décidé de prendre quelques jours de vacances car je savais qu’ensuite, j’allais avoir de plus en plus de travail à Paris.

Magazine : Mademoiselle Age Tendre
Date : Novembre 1969
Numéro : 60

France Gall, la petite fille de la chanson

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Tranquillement, gentiment, elle poursuit son heureuse carrière, France Gall.
Tranquillement, gentiment, elle poursuit son heureuse carrière, France Gall.
France Gall, la petite fille de la chanson

Tranquillement, gentiment, elle poursuit son heureuse carrière, France Gall.

Cela a commencé le jour où elle annonça à ses parents qu’elle en avait assez de faire des gammes et voulait apprendre à chanter.

On eut raison, ce jour-là, de ne pas s’opposer à ce que France sentait déjà être sa vocation. Depuis la célébrité est venue, ses disques se sont vendus par milliers, elle est aussi demandée en France qu’au Canada où elle part prochainement, et en Allemagne où on l’attend avec impatience.

Et ainsi, sans en avoir l’air, celle que les siens continuent d’appeler « Babou », est devenue, tout en restant la petite fille de la chanson, une bien grande vedette.

Magazine : Jours de France
Date : 16 octobre 1969
Numéro : 775

France Gal yeni sac modellerini takdim ediyor

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La chanteuse française France Gall a surpris ses fans dans une émission télévisée dans laquelle elle est apparue la semaine dernière.
La chanteuse française France Gall a surpris ses fans dans une émission télévisée dans laquelle elle est apparue la semaine dernière.
France Gal yeni sac modellerini takdim ediyor

Fransız şarkıcısı France Gal geçen hafta içinde çıktığı-bir televizyon programında hayranlarını oldukça şaşırtmıştır.

Programı izleyenler France Gall’in şarkı söylemesini beklerlerken şarkıcı söze “Genç kızlar 1969 yazında saçlarınıza bu modelleri tatpik ediniz” diye başlamış ve çeşit,çeşit pekuklar takarak ayrı ayrı tiplere bUrUnmUştur.

Kapaktaki resimde ve yukarıda yer alan fotoğraflarda France Gall taktığı peruklar ve burtındUğU tiplerle görUfmektedir.

La chanteuse française France Gall a beaucoup surpris ses fans lors d’une émission télévisée à laquelle elle a participé la semaine dernière.

Alors que les téléspectateurs s’attendaient à ce qu’elle chante, France Gall a commencé en disant : « Jeunes filles, adoptez ces styles pour vos cheveux pendant l’été 1969 », avant d’enfiler diverses perruques et de se transformer en plusieurs personnages différents.

Sur l’image de couverture ainsi que sur les photos ci-dessus, on peut voir France Gall avec les perruques qu’elle portait et les personnages qu’elle incarnait.

Magazine : Pazar
Format type “journal” de 6 pages, de grande taille (39 cm x 27 cm)
Magazine Turc
Date : 25 mai 1969
Numéro : 25

Qui êtes-vous France Gall ?

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Petite et mince (1,59 m, 42 kg). Jolie. Un journaliste américain l'a qualifiée de « little french doll » (petite poupée française).
Petite et mince (1,59 m, 42 kg). Jolie. Un journaliste américain l'a qualifiée de « little french doll » (petite poupée française).
Qui êtes-vous France Gall ?

Carte d’identité de France Gall : née le 9 octobre 1947 à Paris. Petite et mince (1,59 m, 42 kg). Jolie. Un journaliste américain l’a qualifiée de « little french doll » (petite poupée française).

- Que rêviez-vous d’être ?

– Chanteuse. Je voulais avoir une vie différente des autres jeunes filles. Mais ce n’est pas pour cela que j’aurais accepté de faire quelque chose qui ne m’aurait pas plu.

– Qui vous a inspiré cette passion de chanter ?

– J’ai toujours vécu dans cette atmosphère de spectacle. Mon père, Robert Gall, chantait. Aujourd’hui, il est auteur de chansons, c’est une contagion.

– Que lisez-vous ?

– Des classiques. J’aime particulièrement Balzac et Dostoïevski.

– A quelle carrière vos parents vous destinaient-ils ?

– Ma mère souhaitait que je continue mes études. Elle m’imaginait ensuite mariée et menant l’existence habituelle d’une mère de famille. Mon père, lui, rêvait que je chante. Quand j’étais toute gosse, il m’emmenait avec lui et, des coulisses, je regardais et l’écoutais chanter.

– Votre famille est-elle heureuse du métier que vous avez choisi ?

– Oui, car je reste dans la tradition … un peu « saltimbanque ». D’ailleurs nous surnommons notre maison la « roulotte ».

– Comment trouvez-vous les jeunes ?

– Très gentils. Je reçois un courrier adorable. Par exemple, cette toute jeune fille du Maroc qui, l’autre jour, m’a envoyé un savon, de l’eau de Cologne et une chemise de laine « pour que tu n’attrapes pas froid l’hiver… que tu aies bien chaud » …, m’écrit-elle.

– Que représente pour vous votre métier ?

– Un rêve réalisé. C’est merveilleux, non ?

– Quel est votre genre de garçon ?

– Je n’ai pas de genre précis. Disons que j’aime les yeux clairs.

– Aimez-vous danser ?

– Oui, beaucoup. Mais j’en ai rarement’ l’occasion.

– Que faites-vous chez vous ?

– Hélas ! j’y reste trop peu de temps, ce qui désespère maman. J’ai pourtant une règle : celle de me coucher et de me lever tôt. Je m’amuse aussi avec mon caniche noir qui s’appelle Nougat.

– Quelles sont vos qualités ?

– Je ne sais pas … Il faut poser cette question aux autres. Pourtant, je crois dire toujours exactement ce que je pense et je ne suis pas sous l’influence des modes simplement pour faire bien.

– Avez-vous des amis ?

– J’ai conservé de bonnes relations avec mes amies de classe et j’ai de nouveaux amis dans le métier.

– Merci, France Gall. Je suis l’interprète de nos lectrices des « Veillées » pour vous souhaiter bonne chance et… vous embrasser affectueusement.

Magazine : Veillées 69
Par Séverine Legrand
Date : 17 mai 1969
Numéro : 766

France Gall : Une mode toute blanche

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« Tout ce monde va, rit, chante ... » Le rêve de France Gall est devenu réalité. Sur la piste magique du cirque, elle est apparue parmi les paillettes et les rires d'enfants dans les tenues ravissantes qu'elle a choisi de présenter ici aux lectrices de M.A. T.
« Tout ce monde va, rit, chante ... » Le rêve de France Gall est devenu réalité. Sur la piste magique du cirque, elle est apparue parmi les paillettes et les rires d'enfants dans les tenues ravissantes qu'elle a choisi de présenter ici aux lectrices de M.A. T.
France Gall : Une mode toute blanche

France en piste ! Pour le plein hiver, avec France Gall, une mode toute blanche …

« Tout ce monde va, rit, chante … » Le rêve de France Gall est devenu réalité. Sur la piste magique du cirque, elle est apparue parmi les paillettes et les rires d’enfants dans les tenues ravissantes qu’elle a choisi de présenter ici aux lectrices de M.A. T.

France à Médrano

Une douce robe-polo en jersey de laine, Penthouse (159 F). Bas, Le Bourget (20 F). Ceinture en vernis, La Bagagerie (45 F). Bottes, « City 55 » (180 F).

Prise au piège

Robe en voile et crêpe, avec le col, les parmentures et les poignets en dentelle, chez Lany (199 F). Sac, La Bagagerie (99 F). Bas, Le Bourget, Grands Magasins (20 F). Escarpins, « City 55 » (69,95 F).

Avec leurs canotiers

En grosse laine, robe col roulé, La Gisquette (159 F). Bas, Le Bourget, Grands Magasins (20 F). Ceinture, La Bagagerie (40 F). Sac enveloppe, La Bagagerie (65 F). Bottes, « City 55 » (180 F).

Trois hommes dans un bateau

Ensemble blouson et pantalon en Gamma. Blouson fermé par un zip, poches devant (180 F), pantalon droit (120 F), chez Marie-Louise. Boots en vernis blanc, « City 55 » (69,95 F). Lunettes des Frères Lissac (25 F). Col roulé blanc, chez Madd (45 F).

Bébé requin apprivoisé

Robe jersey à manches ballon bordée d’un feston à l’encolure et aux manches, garnie de pompons sur le devant, Opus 6 (169 F). Bas, Le Bourget, Grands Magasins (20 F). Escarpins, « City 55 » (69,95 F).

France chez les cosaques

Manteau à capuche en lainage imitation mouton, chez L’Engin (299 F). Col roulé en cachemire, chez Vog (109 F). Collant en nylon, Esders (22 F).

Clown blanc

Des losanges devant et des boutons sur le côté pour ce chandail en laine, aux Galeries Lafayette (72 F). Le pantalon est dans le même jersey que le chandail du Bistrot du Tricot, aux Galeries Lafayette (90 F). Bottines, « City 55 » (69,95 F).+

Comme un poisson dans l’eau

Imperméable en Gamma, chez Marie-Louise (219 F). Un col roulé en cachemire, chez Vog (109 F). Un collant, chez Esders (22 F). Des bottes, chez City 55 (180 F). Les lunettes, Truc (56 F).

Équilibrée

Blouson Harry Lans chez Dorothée Bis (199 F). Jupe plissée jusqu’aux hanches, au Drugstore Nation (109 F). Le sac, chez Madd (95 F).

Magazine : Mademoiselle Age Tendre
Date : Mensuel Février 1969
Numéro : 51

France Gall : Partition de L’orage / La pioggia

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Édition Sugar Music de la partition musicale de la chanson L'orage (La pioggia). Ce dépliant est composé de 2 pages.
Édition Sugar Music de la partition musicale de la chanson L'orage (La pioggia). Ce dépliant est composé de 2 pages.

Édition Sugar Music 1969 de la partition musicale de la chanson L’orage (La pioggia). Ce dépliant est composé de 2 pages.

France Gall : Partition de L'orage / La pioggia

Extrait à partir du 45 tours original


REF : EM 445 SU
Editions Sugar Music
Dépôt légal : 1969
FESTIVAL DE SAN REMO 69
Paroles françaises de J.M. RIVAT et F. THOMAS
Texte original C. ARGENIO / C. CONTI et musique de M. PANZERI / D. PACE
Copyright 1969 by Edizioni musicali TEVERE Milan
© Copyright 1969 by Éditions musicales SUGARMUSIC
Pour la France et Territoires de perception directe de la S.A.C.E.M, excepté le Luxembourg.
TOUS DROITS RESERVES POUR TOUS PAYS

France Gall en 1969

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En 1969, France Gall affirme son style avec La Compagnie. Une année d’exploration musicale, visuelle et personnelle, entre jazz, pop et ironie douce.
En 1969, France Gall affirme son style avec La Compagnie. Une année d’exploration musicale, visuelle et personnelle, entre jazz, pop et ironie douce.

France Gall en 1969, c’est une année de transition marquée par l’émancipation artistique. Après avoir brillé dans l’univers yéyé, elle explore de nouveaux répertoires, notamment à travers le label La Compagnie, avec des titres comme Homme tout petit ou Les Gens bien élevés qui montrent un ton plus affirmé et parfois plus ironique.

Elle chante également La Pioggia au festival de Sanremo, révélant une dimension plus internationale. L’année est aussi marquée par des incursions originales, entre jazz, bossa nova et folklore mexicain, comme en témoignent Zozoï ou La Manille et la Révolution. Ses pochettes deviennent plus libres, moins posées, traduisant un changement d’image. Loin de se contenter de son succès passé, France Gall cherche sa place dans une scène musicale en pleine évolution. Ces photos de 1969 capturent ce moment charnière, entre spontanéité, rébellion douce et quête de nouveaux horizons.


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Textes librement inspirés du livre : France Gall l’intégrale / L’histoire de tous ses disques par Norman Barreau-Gély aux Editions EPA avec les pochettes de France Gall Collection