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France Gall en 1968

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1968 est l’année de l’émancipation pour France Gall, vingt ans. Finie la frange et les éclats de rire : sur la pochette de Chanson indienne, la chanteuse hiératique est prisonnière d’une étrange tunique, au milieu d’une composition aux couleurs psychédéliques.
1968 est l’année de l’émancipation pour France Gall, vingt ans. Finie la frange et les éclats de rire : sur la pochette de Chanson indienne, la chanteuse hiératique est prisonnière d’une étrange tunique, au milieu d’une composition aux couleurs psychédéliques.

En 1968, France Gall tente de trouver un nouveau souffle dans un paysage musical en pleine mutation. Après les ruptures artistiques de l’année précédente, elle explore d’autres registres, entre variété orchestrale et pop psychédélique.

Des titres comme Gare à toi… Gargantua ou Y’a du soleil à vendre témoignent de cette recherche, parfois déroutante pour son public. La scène yéyé décline, et France, encore très présente dans les médias, cherche sa voie parmi de nouvelles influences. Elle continue de voyager, notamment en Allemagne, où sa popularité reste forte. Les photos de 1968 captent un mélange d’élégance, de retenue et de liberté. Moins souriante, plus intérieure, elle apparaît dans des mises en scène plus sophistiquées. Cette année charnière reflète une transition : l’icône pop des débuts laisse place à une jeune femme en quête de sens.


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Textes librement inspirés du livre : France Gall l’intégrale / L’histoire de tous ses disques par Norman Barreau-Gély aux Editions EPA avec les pochettes de France Gall Collection

France Gall Psychédélic

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Les temps sont au psychédélisme le plus total... les musiques sont démentielles, les costumes loufoques.
Les temps sont au psychédélisme le plus total... les musiques sont démentielles, les costumes loufoques.
France Gall Psychédélic

Les temps sont au psychédélisme le plus total… les musiques sont démentielles, les costumes loufoques.

Mais pour France Gall, seule la réalité existe et cette réalité, ce sont les costumes que lui a créés spécialement son ami Jean Bouquin, qui sévit, sous le nom de Mayfair, à Saint-Tropez et à Biarritz …

La suite s’est terminée devant l’objectif de notre photographe, avec comme fond sonore “Teenie Weenie Boppie”, une élucubration de Gainsbourg.

Quand une poupée de cire devient bébé requin on peut s’attendre à de grands chambardements… C’est ce qui vient d’arriver à l’une de nos chanteuses les plus populaires … Pour elle, finies les chansons enfantines, modifiée ln coiffure, transformée la garde-robe… Cette nouvelle France Gall est en train d’apparaitre à l’horizon !

« J’en avais assez d’être traitée petite fille ; j’ai voulu enfin être moi-même. Oh, bien sûr, mon caractère s’est bien peu modifié… tout le monde sait, et toi le premier que je suis à la fois coléreuse et, paradoxalement, toujours gaie ! »

France Gall

Le paradoxe me plait, mais c’est en partie vrai, quoique je connaisse France plus sous des jours rieurs que sous des jours maussades …

« Ce qui a changé en moi, ce sont mes goûts et mes problèmes personnels, ma façon de voir les choses, mon style d’habillement et la manière d’exercer mon métier .. Je dis bien mon métier ! Chanter est pour moi synonyme de sérieux, de raison de vivre, et non plus un amusement ou une folie passagère. Je mets tout en œuvre pour le faire de mon mieux ; je ne veux pas décevoir ceux qui ont eu confiance en moi. Et la mode du psychédélic a été pour moi un excellent prétexte pour bouleverser ma façon de vivre ! Ce qui ne veut pas dire que je me complais totalement dans le genre psychédélic … il y a eu trop d’excès dans le mouvement « hippie » pour que j’en partage entièrement les idées … Mais reconnais quand même que les costumes sont extraordinaires… »

Je reconnais d’autant plus volontiers que France porte à merveille ces vêtements coupés dans les meilleurs tissus, dans les plus beaux cuirs… Pour le moment, vêtue d’une mini-jupe plissée et d’un blouson en chevreau ornée de motifs de couleurs vives, elle s’est lancée dans une danse effrénée, au son d’un disque des Flower Potmen …

« Tu sais que les vêtements que m’a faits Jean Bouquin ont eu un succès monstre en Allemagne, ou je me trouvais la semaine dernière … »

Cela ne m’étonne pas du tout car je sais que France, outre-Rhin, avec ou sans costume psychédélic, est la chanteuse française la plus populaire. D’ailleurs tous les pays étrangers lui font des offres alléchantes … Les États-Unis réclament « The little french -doll », et le Japon ne peut se passer d’elle …

« Mais, moi je ne peux pas me passer de ma famille, ni de mes amies… Tu sais, je retrouve de temps à autre des camarades de classe ; ça me fait plaisir parce que je m’aperçois que je suis une fille comme elles ! Oui, c’est vrai, le Japon est fascinant, et j’aurais envie, comme tout le monde, de découvrir les États-Unis … mais je trouve qu’on est aussi bien ici. »

Et voilà … France tient à la France et la France ne veut pas perdre un bébé requin qui s’appelle France …

Ce magazine est aujourd’hui très rare.

Magazine : Formidable
Par J.-C. Thévenot
Date : Novembre 1967
Numéro : 26

La nouvelle France Gall

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France Gall n’a (même) plus le temps de penser à l’amour.
France Gall n’a (même) plus le temps de penser à l’amour.
La nouvelle France Gall

France Gall n’a (même) plus le temps de penser à l’amour.

Le 10 septembre, le magazine « Dim, Dam, Dom » nous a présenté une nouvelle France Gall, complètement transformée par Dessanges, l’un des coiffeurs préférés des vedettes.

Toujours plus jolie, France abandonne peu à peu ses allures de petite fille. Elle a bien changé depuis ses débuts de l’automne 1963 …

En octobre 1963, une petite jeune fille mignonne et bien comme il faut, nommée France Gall, tentait sa chance dans la chansonnette. A l’époque, cela n’avait rien d’original. Et comme la chanson française était déjà riche d’une petite Sheila et d’une grande Françoise, personne ne crut à l’avenir de la petite nouvelle : « Son succès aura la portée de sa voix entendait-on. C’est une question de semaines. »

Il y a quatre ans de cela. France Gall chante plus que jamais et elle conduit avec bonheur sa petite carrière internationale. Il était audacieux mais tentant de lui demander si elle attribue son succès au hasard, à la chance ou au talent.

Un premier bon point pour France. Elle a répondu calmement et franchement : « J’admets volontiers avoir une voix un peu criarde mais j’ai quand même quelques atouts importants : je chante juste, j’ai une voix qui se reconnait facilement et j’ai un style bien à moi. »

C’est vrai. Et deux hommes ont bien compris et servi les qualités de France. Son père Robert Gall et Serge Gainsbourg …

Robert Gall, le premier, a eu, en effet, l’idée de faire chanter sa fille. Et il connait la musique puisqu’il écrit des chansons depuis toujours et que Charles Aznavour lui doit son plus gros succès, « La Mamma ».

Il offrit à France sa première grande chance avec un titre qui prit la tête des hit-parades, « Sacré Charlemagne ». C’était un beau démarrage qui appelait une suite.

Ce fut, un an plus tard, le Grand Prix de l’Eurovision, à Naples, avec une chanson de Gainsbourg, « Poupée de cire, poupée de son ».

Du jour au lendemain, le nom de France fut connu dans toute l’Europe. Depuis, France voyage beaucoup. Vedette en Allemagne, elle a fait un triomphe au Japon qui la réclame après en avoir fait « la femme de l’année » …

A presque vingt ans, France est donc très satisfaite de ses quatre années de carrière. Elle se sentirait même plus heureuse… si elle n’était un peu inquiète d’elle-même. C’est vrai, depuis quelques semaines, France se sent « terriblement changée » … et elle n’a pas tort. Personne ne reconnait plus la petite fille des « sucettes à l’anis ». Et ce n’est pas seulement une question de coiffure. En réalité, France est en train de prendre un tournant capital de sa vie.

Il va être difficile à la femme qu’elle est devenue de défendre le répertoire très jeune qui a fait son succès. Il faut que son public évolue en même temps qu’elle. Son entourage est persuadé qu’elle prendra le bon virage. France est plus mignonne, plus séduisante que jamais. Sa volonté et son expérience lui donnent de plus l’esprit tranquille.

« Ma première ambition, avoue-t-elle, est de consolider ma position à l’étranger et de faire de très bons disques… » Sans doute fera-t-elle moins de scène. « Je trouve, dit-elle, que les filles ne sont pas faites pour les longues tournées. »

Peut-être aussi prendra-t-elle enfin le temps de vivre un peu pour elle-même. Depuis qu’elle a quitté le lycée, son métier lui a pris tout son temps. Longtemps, les journaux ont donné la vedette à ses amours avec Claude François. Depuis quelques mois, Claude et France ont tourné la page. Ils ne se voyaient jamais. Mais France n’a pas pour autant renoncé à l’amour. Elle en parle gentiment, en rougissant, comme effrayée par le sujet : « C’est merveilleux l’amour dans la vie d’une femme. Et c’est important. C’est aussi très compliqué dans mon métier. Il faut avoir le temps… pour l’autre. »

Si elle pouvait acheter du temps, France dépenserait certainement beaucoup d’argent …

Magazine : Télé Magazine
Par Philippe Gosset
Date : du 23 au 29 septembre 1967
Numéro : 622

À Noirmoutier, France Gall pêche tous les jours

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Noir et Blanc avec France Gall. Le premier numéro de Noir et Blanc paraît le 14 février 1945 et son prix est de dix francs.
Noir et Blanc avec France Gall. Le premier numéro de Noir et Blanc paraît le 14 février 1945 et son prix est de dix francs.

Avec France Gall, le premier numéro de Noir et Blanc paraît le 14 février 1945 et son prix est de dix francs.

Le magazine traite de l’actualité et plus particulièrement de la vie des célébrités.

Pendant 26 ans, le magazine conserve une couverture en noir et blanc, conforme à son titre (avec de rares exceptions).
Fin 1970, la maquette de la couverture est rénovée, avec apparition de la couleur ; la parution du magazine semble cesser peu après Avril 1971. (source Wikipedia)

Magazine : Noir et Blanc
Date : du 7 au 13 septembre 1967
Numéro : 1175

Connaissez-vous bien France Gall ?

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Son animal préféré est-il le cheval ? A-t-elle un frère jumeau ? Son plat préféré est-il la raie au beurre noir ?
Son animal préféré est-il le cheval ? A-t-elle un frère jumeau ? Son plat préféré est-il la raie au beurre noir ?
  1. Son animal préféré est-il le cheval ?
  2. A-t-elle un frère jumeau ?
  3. Son plat préféré est-il la raie au beurre noir?
  4. A-t-elle acheté le dernier trente centimètres des Beatles ?
  5. Avant de passer en scène, se préoccupe-t-elle de la couleur du rideau ?
  6. Est-elle très connue, à Paris des noctambules de « Chez Castel » ?
  7. Y a-t-il, dans chacun de ses 45 tours, une chanson de Gainsbourg ?
  8. Pourrait-elle passer une journée entière à faire de la broderie ?
  9. Est-elle capable de jouer de l’hélicon?
  10. Son principal hobby est-il la peinture?
  11. A-t-elle déjà possédé plus de trois voitures ?
  12. S’endort-elle quand elle le veut ?
  13. Est-elle plus connue à la Guadeloupe qu’en France?
  14. Est-elle pour le style Mao ?
  15. Fait-elle des exercices de souffle avant d’entrer en scène?
  16. Sacrifie-t-elle toutes ses heures de loisir à la danse ?
  17. Son photographe préféré est-il David Bailey ?
  18. Chez elle, porte-t-elle toujours une djellaba ?
  19. Reçoit-elle une demande en manage par semaine ?
  20. Son surnom est-il Chouffa ?
  21. Le dernier cadeau qu’elle ait reçu, était-ce une paire de babouches ?
  22. Lui a-t-il fallu une semaine complète pour enregistrer « Jazz à gogo » ?
  23. Refuse-t-elle de prêter ses affaires ?
  24. Son disque de chevet est-il un trente centimètres de musique concrète ?
  25. Déteste-t-elle les gens affairés ?
  26. A-t-elle déjà enregistré une chanson composée par Johnny Hallyday ?
  27. Aime-t-elle paraître sophistiquée?
  28. Fume-t-elle 20 gauloises par jour ?
  29. L’avion est-il son moyen de locomotion préféré ?
  30. Son cœur s’est-il déjà arrêté de battre durant quarante secondes ?
  1. Non. Le cheval a été son animal pré­féré jusqu’à il y a deux mois environ. Mais, alors qu’elle posait à Chantilly, chez les Clout, pour le journal « Mademoiselle Age Tendre », sur un magni­fique cheval de course, celui-ci a pris la fuite à soixante kilomètres à l’heure. Comme elle est loin d’être une ama­zone accomplie (et a peu de chances de le devenir, puisqu’elle refuse désor­mais d’approcher un cheval), elle a préféré se laisser tomber par terre, au risque de se rompre les os, plutôt que de continuer à cette allure.
  2. Non. Mais elle a deux frères jumeaux qui sont de deux ans ses aînés. Pour­tant, la ressemblance qui existe entre Philippe et elle est telle que la plu­part des gens croient qu’ils sont jumeaux.
  3. Non. Elle déteste tellement ce plat qu’elle ne peut même pas en supporter l’odeur. Par contre elle adore les œufs brouillés aux tomates qu’elle pré­pare, dit-elle en toute modestie, « gé­nialement».
  4. Non. Il y a bien trois ans qu’elle n’a pas acheté un disque. Tous ses amis ont une discothèque fantastique. En ce qui concerne le disque des Beatles, elle l’a tout simplement volé à son cousin le jour même de son achat, et il a dû s’en procurer un autre.
  5. Oui. Elle a pris l’habitude d’assortir ses chaussures de scène à la couleur du rideau, et ne pourrait chanter si ces conditions n’étaient pas remplies. En outre, elle jure ses grands dieux qu’elle n’est pas maniaque.
  6. Non. Sûrement pas. Elle déteste tous les clubs et n’en fréquente aucun, quels que soient les impératifs de son métier. Elle ne va jamais ni « Chez Castel » ni « Chez Régine» ni au « Bilboquet » et ni au « Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club ».
  7. Oui. C’est une quasi-superstition, au même titre que porter un voile noir sur scène. Elle espère que cela lui portera chance, sans compter qu’en la matière, le talent de Serge Gainsbourg aide beaucoup la chance.
  8. Non. Sûrement pas. Elle est beaucoup trop nerveuse pour cela. Pourtant, elle adore la broderie et voudrait avoir le temps d’en faire beaucoup plus.
  9. Non. Et elle le regrette. Mais clic joue déjà du piano, de la guitare et de la batterie, cc qui n’est déjà pas si mal.
  10. Non. Elle a eu, comme tout le monde, une « phase peinture» pendant laquelle elle n’a pas arrêté de peindre.
  11. Oui. Elle vient d’acheter la quatrième : une Wolseley. Auparavant, elle avait eu deux Austin, démolies par ses frères, et une Hillman, démolie par sa secrétaire, Michèle.
  12. Non. Elle a même des problèmes à ce sujet. Si la maison n’est pas par­faitement calme et surtout si la cham­bre n’est pas totalement noire, elle ne peut trouver le sommeil.
  13. Oui. Elle est numéro un à la Guade­loupe, et c’est de là-bas que vient la majeure partie de son courrier. Dans ce pays, son premier disque marche encore aussi bien que le der­nier … et se vend autant.
  14. Oui. Généralement, elle aime les garçons habillés d’une manière assez classique, mais la, ça a été le coup de foudre. Elle était contre les mous­taches et les vestes militaires, mais elle est pour, pour, pour les chemises et les vestes Mao.
  15. Oui. Elle est très maniaque en matière de chant. Elle a pris des cours avec Jean Lumière. li lui a montré comment se “faire” la voix avant de passer sur scène, et elle préfère arriver en retard et faire attendre le public plutôt que de rater ses exercices. Sinon, elle aurait l’impression de faire du mauvais travail.
  16. Oui. Elle prend des cours de danse moderne avec Valérie Camille (qui est également le professeur de Marpessa Dawn, Nicole Croisille et Valérie Lagrange) et se passerait même de manger pour ne pas rater un cours.
  17. Non. Elle sait à peine qui est David Bailey, et de toutes façons il ne lui a jamais fait de photos. Son photographe préféré est André Berg de « Mademoi­selle Age tendre », parce que c’est le seul qui air réussi à lui faire paraitre les yeux bleus sur une photo.
  18. Non. Elle a acheté à Kyoto, au cours d’un voyage au Japon, un magnifique kimono à fleurs qu’elle porte constam­ment. Pourtant, il parait qu’il n’est pas tout à fait authentique. En effet, ces kimonos ne sont fabriqués que pour l’exportation (principalement aux Etats-Unis). Les véritables kimonos japonais, ceux que portent les femmes du pays, son paraît-il très laids.
  19. Oui. La dernière en date a été faite par un officier de garde du shah d’Iran qui précisait en outre : “Grand, beau, situation enviable”
  20. Non. Si vous n’avez pas trouvé, vous méritez que l’on vous renvoie au « Connaissez-vous bien Claude François ». Le surnom de France est « Babou », il lui a été donné par ses parents à l’âge de 4 ans.
  21. Non. Ça, c’était un cadeau précé­dent. Son dernier cadeau lui a été fait par les filles de la gardienne de sa maison de Noirmoutier. Elles ont constitué pour elle de petites figurines de coquillages peintes et assemblées d’une manière amusante.
  22. Non. Elle l’a enregistré sans avoir pratiquement répété, tout en improvi­sation. La ligne mélodique de la chan­son n’était même pas écrite, elle a ainsi pu donner libre cours à son imagination. La séance n’a même pas duré une heure.
  23. Oui. Elle ne peut pas supporter de voir ses affaires sur quelqu’un d’autre, même si c’est sa meilleure amie, elle aime passer pour une égoïste.
  24. Non. C’est simplement un trente centimètres de Julie London « Cry me a river». Ses goûts en matière de musi­que sont plutôt classiques et elle a une discothèque de jazz fantastique.
  25. Non. Elle ne supporte pas la lenteur et veut que l’on vive, que l’on bouge autour d’elle. Elle est très nerveuse, bouge beaucoup et aime que l’on soit comme elle.
  26. Non. Mais en revanche, elle vient de faire une chanson composée par Joe Dassin : « Bébé-Requin ». Elle a d’ail­leurs l’intention de ne pas s’arrêter en si bon chemin. Elle a demandé Johnny de lui faire une chanson pour la rentrée mais ça n’est encore qu’à l’état de projet.
  27. Non. Elle se déteste lorsqu’elle sort de chez le coiffeur. S’habille simple­ment et se maquille très peu (pas du tout en été). Elle ne supporte pas les filles sophistiquées et associe ce défaut à la notion de bêtise.
  28. Non. Il y a deux ans qu’elle a arrêté de fumer, et n’a pas repris une cigarette depuis. Elle assure que sa voix (et surtout son souffle) s’en portent beaucoup mieux.
  29. Non, surtout pas. Un jour qu’elle voyageait à bord d’un petit biplace, elle a été prise dans une tempête : le pilote a fait un atterrissage forcé et l’avion s’est planté au sol par le nez, à cent kilomètres à l’heure. Le pilote a été assommé, mais France en est sortie indemne, ou presque. Elle a simplement chanté pendant deux mois avec un œil qui est passé par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Mais, depuis, elle préfère annuler un gala plutôt que d’avoir à prendre l’avion.
  30. Oui. Au cours d’une opération des amygdales, subie à l’âge de neuf ans, son cœur s’est arrêté de battre. Il a fallu deux heures pour la réanimer. Depuis, elle est persuadée qu’elle a le coeur fragile, et est morte (c’est le cas de le dire) de peur, chaque fois qu’elle a des palpitations.

Magazine : Salut les copains
Date : Septembre 1967
Numéro : 62

Voilà … voilà … France Gall

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Pour déchiffrer son courrier, signer des autographes, France Gall porte à présent des lunettes. Un air à la manière de Sylvie Vartan ...
Pour déchiffrer son courrier, signer des autographes, France Gall porte à présent des lunettes. Un air à la manière de Sylvie Vartan ...
Voilà ... voilà ... France Gall

Pour déchiffrer son courrier, signer des autographes, France Gall porte à présent des lunettes.

Un air à la manière de Sylvie Vartan …

Cela n’altère en rien son attitude juvénile mais confère à son regard une assurance qu’elle a acquise pour plusieurs années de travail. Sourire, sérieux, sagesse, sérénité : les quatre “s” qui mènent ou triomphe.

En Amérique, elle est la « Little french Doll » ; au Japon, des millions de personnes achètent les disques de « la petite Poupée aux cheveux de soleil » ; en Europe, tous les pays la sollicitent, et la France, qui l’a lancée, garde à France Gall une place méritée au royaume du music-hall. Et, puisque dimanche 27 aout, à 20 h 30, sur la deuxième chaine, dans l’émission « Voilà, voilà », nous la reverrons, nous sommes allés lui demander qui était cette jeune fille de vingt ans et comment elle était arrivée à s’imposer.

Avec un grand-père, Paul Berthier, organiste à la cathédrale d’Auxerre et fondateur, avec Mgr Maillet, de la chorale des Petits chanteurs à la croix de bois. Avec une maman pianiste, Cécile, qui n’a pas fait de carrière professionnelle, mais qui a toujours joué pour sa petite fille. Avec un père parolier, Robert, qui a écrit des « tubes », pour ne citer que « la Mamma ». Avec des frères jumeaux, Patrice et Philippe, musiciens … Comment France Gall aurait-elle pu sortir du « clan » familial, pour faire sa médecine, par exemple ?

– Il n’a jamais été question, dit-elle, de faire autre chose. Aussi loin que je me souvienne, je me revois chantant toute la journée, imitant les vedettes, enregistrant au magnétophone les succès du moment, créant avec mes frères un groupe (guitare-basse-chant) qui n’avait alors comme public que les parents et les amis. Mais il ne faut pas croire que tout a été simple. Mon père était d’accord pour que j’essaie de faire « carrière », mais il refusait d’entendre parler de quoi que ce fût avant mon bachot. Il était catégorique et, à la fin de ma classe de troisième, j’ai enregistré mon premier disque. Nous nous amusons encore beaucoup, avec papa, de ce souvenir.

Après ce premier disque. France Gall était quand même entrée en classe de seconde au lycée Paul Valéry, mais le succès était si grand, les sollicitations venaient en si grand nombre que cette jeune élève fantaisiste et un peu fofolle quittait définitivement les études à la fin du premier trimestre. Et, à Naples, le 20 mars 1965, France Gall recevait sa Légion d’honneur en gagnant le Grand Prix Eurovision de la chanson avec « Poupée de cire, poupée de son », de Serge Gainsbourg.

Trois ans ont passé et France Gall connaît maintenant l’emploi du temps des grandes vedettes (jamais de vacances, beaucoup de voyages, des galas, des télévisions, des répétitions, des enregistrements, des interviews). Si elle peut assurer tant de travail, c’est que, vivant toujours au sein de sa famille, une vie régulière lui est imposée.

– Je gagne très bien ma vie, avoue-t-elle, mais c’est papa qui s’occupe de tout et il me donne l’argent dont j’ai besoin. Mon seul luxe c’est ma MG, familiale à quatre places. Dans le travail, mon père est aussi ferme que du temps du lycée. Il m’écrit des chansons et choisit avec moi celles des autres compositeurs.

Mais, cet été, fatiguée par tant d’années sans vraies vacances, France Gall n’a accepté aucun contrat pour aller en vacances avec sa famille à Noirmoutier. Autrefois, les cinq Gall habitaient une caravane ; aujourd’hui, c’est une belle maison qui les abrite. On chante et on joue de la musique sans délaisser les passions communes de toujours : volley-ball, ping-pong, voile.

Depuis le 14 août, France Gall a repris le chemin du travail à Cannes pour l’émission de Maurice Dumay, en Allemagne pour trois semaines, en Espagne, au Portugal, puis de nouveau en France pour la grande émission de fin d’année de François Chatel.

Le Japon, qui vient de lui décerner le prix de « Femme de l’année » l’attend encore en 1968.

France Gall est préparée au travail, et elle y fera face tranquillement, sérieusement, gravissant les marches de la célébrité comme on joue à la marelle, sautillant joyeusement avec son petit air mutin qui semble dire : « Attention ! Voilà, voilà France Gall »

Magazine : Télé Poche
Il faut noter que la photo de la couverture a été inversée (le grain de beauté de France Gall n’est pas du bon coté)
Date : 23 août 1967
Numéro : 85

France Gall en toutes pièces plage 67

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En mousse de nylon, en laine ou en éponge, unis ou à rayures de couleurs vives, ce sont des maillots de bain une et deux pièces créés spécialement pour vos vacances. C'est France Gall qui a choisi de vous les présenter ici.
En mousse de nylon, en laine ou en éponge, unis ou à rayures de couleurs vives, ce sont des maillots de bain une et deux pièces créés spécialement pour vos vacances. C'est France Gall qui a choisi de vous les présenter ici.

En mousse de nylon, en laine ou en éponge, unis ou à rayures de couleurs vives, ce sont des maillots de bain une et deux pièces créés spécialement pour vos vacances.

C’est France Gall qui a choisi de vous les présenter ici.

Magazine : Mademoiselle Age Tendre
Date : Mensuel Juillet 1967
Numéro : 33

Spécial beauté présenté par France Gall

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Comme beaucoup de magazines dans les années 60, seule la première de couverture est dédiée à France Gall.
Comme beaucoup de magazines dans les années 60, seule la première de couverture est dédiée à France Gall.

Comme beaucoup de magazines dans les années 60, seule la première de couverture est dédiée à France Gall. Il n’y a pas d’article dans le magazine, ni même une petite mention ou une autre photo.

Ce magazine est aujourd’hui introuvable.

Magazine : 20 ans Magazine
Date : Juin 1967
Numéro : 61

France Gall, la petite qui a bien grandi !

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Quel bilan tracer de cette carrière précoce de France ? Où en est-elle aujourd'hui ? Quelles sont, en 1967, les aspirations de cette jeune fille de vingt ans qui est déjà millionnaire du disque ? France s'est laissée psychanalyser pour vous …
Quel bilan tracer de cette carrière précoce de France ? Où en est-elle aujourd'hui ? Quelles sont, en 1967, les aspirations de cette jeune fille de vingt ans qui est déjà millionnaire du disque ? France s'est laissée psychanalyser pour vous …
Quel bilan tracer de cette carrière précoce de France ? Où en est-elle aujourd'hui ? Quelles sont, en 1967, les aspirations de cette jeune fille de vingt ans qui est déjà millionnaire du disque ? France s'est laissée psychanalyser pour vous …

Aujourd’hui Paris, demain Lisbonne, après-demain Paris, le jour suivant Collioure, et puis Luxembourg, Paris, Hambourg et de nouveau Paris. Cette sarabande de kilomètres, c’est la vie quotidienne d’une jeune fille qui s’appelle France Gall.

Il n’y a pas que ça : il y a aussi des dizaines d’heures de studio d’enregistrement, de séances de photos, d’audition des succès du jour, d’interviews et d’activités de toutes sortes.

Voici trois ans que France Gall est, à l’échelle française – et bientôt européenne – l’une de nos jeunes chanteuses les plus populaires. Est-elle aujourd’hui la même qu’à ses débuts un gamine malicieuse, échappée dans le monde du spectacle, et à qui le rôle de poupée semble un destin parfait ? – J’ai changé, avoue France. Je ne suis plus une petite fille.

Oui, j’ai toujours une voix de petite fille, mais je crois avoir beaucoup évolué. Je ne suis plus la France Gall de “Ne sois pas si bête”, j’en suis sûre …

Une chose est certaine : tu as changé de tête. Tu te préfères maintenant ou “avant” ?

Oh, maintenant ! La forme de mon visage a changé. Mes joues, que j’avais toutes rondes, se sont creusées. Je me trouve, disons, “plus mignonne” maintenant !

As-tu changé de caractère ?

De caractère, pas. J’ai toujours eu les mêmes réactions devant des situations données. Par exemple, je suis fidèle. J’ai, aujourd’hui comme il y a trois ans, les mêmes amis de lycée. J’y tiens, quelles que soient mes obligations professionnelles. Autre exemple : je me mets en colère pour un rien. Quand j’avais seize ans, c’était pareil. Mon caractère ne change pas. Ce qui a changé, ce sont mes goûts personnels, ma façon de m’habiller, ma conception du métier …

Considères-tu que chanter est ton vrai métier ?

Absolument. Au début, c’était un passe-temps un peu fou et puis je me suis prise au jeu. En fait, aujourd’hui, je rne passionne pour tout ce qui touche à la profession, côtés techniques et commerciaux y compris.

Tu te “manages” toi-même, si on peut dire, pour parler en jargon de spectacle …

Je suis assez indépendante. Je tiens compte des conseils, mais j’aime bien faire connaître mes idées. Maintenant j’ai une production indépendante en Allemagne qui fait la promotion de mes disques là-bas. Ce n’est plus de l’hébreu pour moi, tu comprends ?

Eh bien, parle-moi de tes enregistrements dans la langue de Goethe.

Je vais aller à Hambourg la semaine prochaine pour enregistrer un 45t de chansons inédites, écrites spécialement pour l’Allemagne.

As-tu un accent lorsque tu chantes en allemand ?

Tout petit. Un tout petit accent français, c’est assez amusant, D’ailleurs, écoute ca … France branche son magnétophone et me fait entendre quelques mesures de l’une de ses chansons.

Jolie chanson, d’ailleurs, et jolie voix, au timbre sensiblement différent de celui de la France Gall que nous connaissons.

Tu vois, j’ai une voix marrante non ? Oh là là, ce que je déteste ma voix ! Je t’assure, je déteste ma voix. Si je pouvais en changer …

Oui, mais elle constitue ta personnalité. On ne la confond pas avec celle de Françoise ou de Sylvie

J’aimerais parfois qu’on la confonde avec celle de Françoise, car j’ai une voix de gamine et on me prendra toujours pour une gamine. Avec cette voix-là, je ne peux pas chanter de chansons sérieuses !

Qu’appelles-tu des chansons sérieuses ?

Je ne sais pas, moi. Des chansons pas destinées aux petits enfants. Je précise : j’adore enregistrer des chansons enfantines, parce que j’adore les enfants, mais je ne voudrais pas être systématiquement étiquetée en fonction de ces chansons. J’aimerais interpréter de vraies histoires d’amour comme Françoise. Mais il se trouve que mes paroliers-compositeurs, eux aussi, sont influencés et me font des chansons “sur mesure”. Bref, sur ce plan-là, c’est difficile d’évoluer …

Je vais te poser une question hardie : aimerais-tu conquérir les U.S.A. ?

Je ne peux pas te répondre “non”. C’est un rêve merveilleux et impossible. Non, ce que j’aimerais, c’est avoir la voix de Nancy Sinatra. Je l’adore, dis-le …

Et l’Angleterre, qu’est-ce que c’est pour toi ?

Un autre rêve, beaucoup moins inaccessible, celui-là. Tu vois, je suis allée à Tokyo, au bout du monde, et je ne connais même pas Londres. L’Angleterre. pour moi, cela évoque un pays très avancé en matière de chansons. Le monde du spectacle et du disque y est très dynamique, beaucoup plus qu’en France. Enfin, c’est ce qu’on dit … Je pourrai t’en parler mieux dans quelques semaines, puisque, en principe, je dois aller enregistrer mon prochain disque à Londres.

On connaît peu ton personnage “privé”. Est-ce que, par exemple, tu sors souvent le soir ?

Très peu. Je pourrais même dire “pas du tout”. Je ne suis pas une noctambule et les boîtes m’ennuient. Si, par hasard, je vais dans l’une d’elles, c’est en compagnie de quelques amis, pour écouter du jazz. Et puis. il y a le cinéma ~

Tu m’avais dit, il y a quelque mois, que tu allais faire du cinéma. Où en sont tes projets ?

Il faut que je mette les choses au point. J’aimerais faire du cinéma, c’est vrai, mais comme j’ai d’autre part la conviction que je n’ai aucun don de comédienne, je n’accepte rien pour l’instant. Je me contente d’attendre … en allant voir beaucoup de films. J’ai un héros : Peter O’Toole. Je suis folle de lui. Si on me proposait de jouer n ‘importe quoi avec lui, j’accepterais.

Et une comédie musicale ?

Oh ça, c’est le thème bateau ! Tous les chanteurs et toutes les chanteuse: déclarent qu’ils aimeraient faire – et qu’ils vont faire – une comédie musicale française … Et puis, il ne se passe rien. C’est trop facile de dire ça. Bien sûr que j’aimerais …

Tes fans sont plutôt des filles ou des garçons ?

Moitié moitié à peu près. Les lettres sont incroyables de gentillesse et les âges des gens qui l’écrivent sont malgré tout assez variés. Tu vois, c’est Michèle qui a la tâche de dépouiller tout ça, Elle est parfaite et n’a qu’un défaut : elle chante faux.

Ah… Et elle chante souvent ?

Toute la journée, assure Michèle, mais je ne chante pas faux du tout. Des tas de gens du métier m’ont dit que je chantais juste.

Non, intervient France, péremptoire, tu chantes faux et pas en mesure. Tu es insupportable. Voilà.

Des couleurs gaies et vives, qui fassent vacances, voilà ce que je vais mettre. Tu ne crois pas ?

Le mot “vacances”, cela évoque quoi, pour toi ?

Une rupture avec ma vie de chanteuse. Cela évoque trois semaines sans donner ni recevoir de coups de téléphone. Cela évoque pour moi Noirmoutier …

Quand tu ne parles pas métier, quel est, dans la vie, ton sujet de conversation favori ?

La mode et le cinéma. C’est à peu près tout. Je ne m’intéresse pas beaucoup à la politique, aux voitures.

Tu te désintéresses des problème des garçons ?

Mais non. Chaque fois que je rentre d’un pays étranger, je rapport plein de trucs pour mes frères. Mais évidemment, c’est encore le domaine de la mode …

Combien possèdes-tu de disques .

Oh là là, quelle question ! Je ne sais pas, très peu en tout cas. Je n’en achète pratiquement jamais. Mon dernier achat doit remonter au lycée et ce devait être le premier disque des Beatles. Mais j’ai quand même des disque plus récents, de Ray Charles, de James Brown.

Tu aimes le style rhythm and blues ?

J’adore les chanteurs noirs. Figures-toi que j’ai découvert ce style de musique seulement cette année, comme une bonne partie du grand public. Pour moi, ce fut une révélation. Maintenant, je suis dingue de Percy Sledge, James Brown, Otis Redding.

Raconte-moi une de tes journées à Paris.

Une vie très régulière, tu sais : lever 11h, rendez-vous pour la presse, jusqu’en début d’après-midi, ensuite cours de chant chez Jean Lumière (c’est très important) et puis, selon les cas, je rentre chez moi ou je vais au studio pour répéter. Par exemple, tout à l’heure, il va falloir que je répète toutes mes vieilles chansons pour Lisbonne.

Comment cela ?

Parce que je me produis demain à Lisbonne à un gala radiodiffusé et que, là-bas, ils n’ont pas encore reçu mes trois derniers disques. Alors, je suis obligée de “reconstruire” un tour de chant avec des titres anciens. Bon, je continue mon planning (tu vois, depuis que je suis une grande fille, j’emploie des mots compliqués !) : plusieurs fois par semaine, je prends de cours de danse moderne chez Valérie Camille …

Toujours en vue de cette fameuse comédie musicale ?

Mais pas du tout ! C’est ma petite gymnastique personnelle. Au lycée, je faisais du sport et de l’éducation physique. Ensuite, clac, j’ai arrêté pendant trois ans, et j’ai senti un beau jour que j’étais en mauvaise forme physique. Eh bien, depuis que je prends des cours de danse, j’ai retrouvé un équilibre parfait. Je me sens dix fois mieux. Et je me fais faire des massages aussi, je n’ai pas honte de le dire. Ce n’est pas du tout de la coquetterie, mais un simple moyen de conserver “la forme”.

Oui, je vais sûrement évoluer encore, mûrir, vieillir, quoi … Je le souhaite un peu. Je ne veux pas rester enfermée dans le personnage de “Charlemagne”. Car les gens, c’est ça qu’ils attendent : encore et encore “Charlemagne”. Alors que ce n’est pas vraiment moi …

Marrante et désolée, France s’apitoie (oh, juste un peu) sur elle avec une moue boudeuse. Je pense qu’à cet instant, des milliers d’entre vous aimeraient être, sinon à sa place, du moins à la mienne pour la consoler et lui expliquer qu’elle est jolie, et que ses chansons ont un goût de miel. Mais il ne faut pas se leurrer : faire le tour de … France, c’est découvrir qu’elle a d’autres aspirations à satisfaire, et qu’elle les satisfera sûrement. Que pensez-vous de sa conclusion ?

Ah ! si seulement je pouvais muer …

Magazine : Salut les copains
Eric VINCENT
Date : Juin 1967
Numéro : 59

Boutique M.A.T. France Gall au soleil

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Photographiées au Liban, voici des tenues de printemps choisies pour vous par France Gall. Toutes proviennent des « boutiques M.A.T. » que vous reconnaitrez grâce au papillon rouge qui orne leur vitrine.
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Boutique M.A.T. France Gall au soleil

Photographiées au Liban, voici des tenues de printemps choisies pour vous par France Gall.

Toutes proviennent des « boutiques M.A.T. » (liste complète page 44) que vous reconnaitrez grâce au papillon rouge qui orne leur vitrine.

Les voyages de France

En moins de six semaines, elle aura pris l’avion seize fois, visité le Liban (pour M.A.T., d’ailleurs ; voyez notre reportage de la page 64), et se sera rendue deux fois, pour deux jours, à Cannes : très bientôt, elle partira pour le Japon, où elle est aujourd’hui première vedette féminine de la chanson.

France Gall est devenue une grande voyageuse ! De sa dernière randonnée à Tokyo, elle avait rapporté une superbe caméra automatique pour films de huit millimètres : elle s’en sert beaucoup, et surtout, dit-elle, lorsqu’elle se trouve en présence de ses deux -sujets favoris, ses frères, Patrice et Philippe.

Magazine : Mademoiselle Âge Tendre
Date : Avril 1967
Numéro : 30